‹ Les expéditions de Chine et de Cochinchine d'après les documents officielsChapitre 42 sur 170 · LITRE I, CHAPITRE III · texte numérisé non relu

LITRE I, CHAPITRE III

LXI. — Deux bâtiments, le Saigon et VÂlon-Prah^ reçurent Tordre de se teùir prêts à appareiller dans la nuil du .1 1 au 1 2.— M. BaurgoiSy capitaine de vaisseau du Bv/perrèy et le lieutenant-colonel Schmitz, étaient chargés de diriger cette dernière et importante opération. Le lieutenant-colonel Dupin, le capitaine de frégate Du Quilio, le capitaine Forster et l'enseigne de vaisseau Vermot, furent désignés pour les accompagner. Mais une brume très-intense retarda jusqu'au 12, à cinq heuies du matin, le départ des deux navires.

Le résultat de cette reconnaissance changea complètement le plan précédemment arrêté, par lequel le corps expéditionnaire français débarquait au sud des forts du Peï ho. Car la conclusion du rapport signé par les lofficiers explorateurs en déclarait rimpossibîlité de la façon la plus absolue.

« Un débarquement vers la partie sud du Peï-ho (disait ce rapport), avec obligation pour la marine d'approvisionner le corps expéditionnaire, nous paraît radicalement impraticable : la discussion ne peut même pas en être établie. »

Cet incident imprévu retardait forcément le départ, et rendait indispensable une nouvelle réunion entre les commandants en chef. — Nous croyons intéressant d'entrer dans les détails de celte reconnaissance, qui bouleversa, au moment de leur mise à exécution, les projets des généraux eq chef.

LXIL — Ce fut le 14 juillet au matin seulement, que

les navires explorateurs , après avoir tenté une petite pointe dans le voisinage de Si-kou, vinrent mouiller par 36*40'' de latitude, 118" 15* de longitude, sur un point également éloigné de tous les points de la côte ouest du golfe de Pe4chili (20 milles environ). — On se prépara à exécuter la nuit suivante l'opération projetée; elle devait employer trois embarcations du Saigon et la baleinière de YAlon-Prah , montées par trente hommes, dont seize devaient descendre à terre, tandis que les autres resteraient en réserve à la garde des embarcations.

« La baleinière de VAlon-Prah (dit le rapport) était montée par le commandant Bourgois et le lieutenantcolonel Schmilz, chef d'état-major général, un canot du Sai^fonparlecapilaine de frégate Du Quilio,aide de camp du vice-amiral Charner et par le lieutenant-colonel Dupin, une embarcation de ce même navire par le capitaine d'état-major Porster et renseigne de vaisseau Vermot; enfin un canot du Saigon y monté par un officier de ce bâtiment, devait rester mouillé au large pour veiller à la sûreté de la retraite, sans courir jamais le risque d'échouer.

«A sept heures du soir, les deux naviresappareillèrent et vinrent mouiller, à dix heures et demie, à 7 milles du point où l'expédition devait débarquer. Les canots vinrent s'amarrer à l'arrière de YAIon-Prahy qui bientôt se mit en marche avec lenteur et se dirigea à l'O. N. 0., pour mouiller aussi près de terre que possible, en se réglant sur les résultats de la sonde. — Vers une heure du

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