‹ Les expéditions de Chine et de Cochinchine d'après les documents officielsChapitre 44 sur 170 · LIVRE I, CHAPITRE III · texte numérisé non relu

LIVRE I, CHAPITRE III

d'environ 20 mètres. Le terrain, pour y arriver, était encore plus mauvais que celui reconnu précédemment. Des vases molles de 2 à 3 pieds de profondeur, recouvrant probablement un fond de sable, comme celui des abords de la plage, défendent les abords de ce village.

«Plus loin on joignait la limite des marées ordinaires et l'on trouvait des vases durcies, dont la croûte extérieure, très-glissante, rendait la marche des piétons extrêmement difficile ; on arrivait ainsi à portée de fusil d'une éminence en forme de port, percée même d'embrasures, et dominée par un mât de pavillon, qui, au dire des Chinois interrogés , renferme la population de pêcheurs qui travaillent sur ce rivage; ils ont formé en écartant la vase une petite allée, à contre-bas, sorte de rigole, où un homme peut à peine passer de front; elle est remplie d'eau, même à basse mer.

« Le jour s'étant levé, la prudence commandait de ne pas pousser plus loin une reconnaissance qui avait mené déjà à près de 4000 mètres des embarcations. Des coups de canons se faisaient entendre dans la direction du Peî ho.

« La reconnaissance revint dans la direction de la plage.

LXIV. — « A sept heures un quart du matin, on remontait dans les embarcatiof>s ; une demi-heure après on était à bord de VAlon-Prah, mouillé à environ 2O00 mètres, par un fond égal à son tirant d'eau (la mer étant arrivée au plus bas).

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« On monta dans la mâture pour examiner Thorizon : nous avions devant nous le développement de la côte, depuis les forts de Peï ho, jusqu'à une distance d'environ 15 milles, dans le S. 0. de ces forts.

« On apercevait sur la ligne de terres peu élevées qui bordaient l'horizon et la côte, cinq villages exactement conformes à celui reconnu. — Entre ces villages et la mer s'étendait une bande de terres à demi noyées, où des pêcheurs avaient tendu leurs filets et qui paraissaient semblables en tout à celles parcourues le matin avec tant de peine.

« En général, on peut dire que le fond de ce terrain est bien du sable, comme l'indique la carte anglaise du major Fisher, mais qu'il est recouvert par une couche de vase très-légère, à la baisse de basse mer, et dont la profondeur, au contraire, est voisine d'un mètre près de la baisse de haute mer.

« L'étendue en largeur de celte zone vaseuse, qui défend les abords delà côte, ne doit pas être évaluée à moins de 3000 mètres sur tous les points qu'on embrassait du regard, du haut de la mâture de YAlon-Prah.

« Nous rejoignîmes le Saigon mouillé par 23 pieds d'eau à près d'une heure et demie de marche de canot de YAlon-Prah; deux heures après, VAîon-Prah repartit avec Fétal-major de l'expédition, dans le but d'examiner de près, à la haute mer, la zone de côtes qu'on avait pour mission d'étudier.

« Le Saigon devait suivre, en se tenant au large, prêt à porter au besoin assistance à YAlon-Prah.

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