‹ Les expéditions de Chine et de Cochinchine d'après les documents officielsChapitre 5 sur 170 · LIVRE I, CHAPITRE I · texte numérisé non relu

LIVRE I, CHAPITRE I

caphaiBe de frégate TricauH, devait transporter le mi-^ nistre de France à Tien-tBin. Le Norzngaray, aviso à vapeur, avait été mis également à la disposition du commandant Tricault. — Cet officier après avoir débarqué à Tourane un effectif de deux cents hommes et un matériel de guerre important, était venu, d'après les nouvelles instructions qu'il avait reçues, se mettre à la disposition de M. de Bourboulon.

Le 7 juin, il arrivait de Macao à Shang-hai ayant à son bord le ministre de France ainsi que le personnel de la légation. — Le 16, il quittait Shang-hai et arrivait le 20 au soir devant le Peïho, où était mouillée la flottille anglaise depuis le 17 du même mois.

Que s'était-il passé et quel avait été le résultat du message envoyé par le ministre anglais aux autorités chinoises? — M. Bruce entre dans de très-grands détails à ce sujet dans sa dépèche au comte de Malmesbury.

Tout ce qui se rattache à cet événement est d'une trèsgrande importance ; il est nécessaire que l'exactitude des fiaits dénaturés dans plusieurs écrits, et surtout dans les pièces diplomatiques émanées de la cour de Pé-king soit nettement établie, non sur des appréciations indivi-

contre les chrétiens et du meurtre de son agent consulaire. — Après avoir rempli sa mission et assisté, le 12 janvier 1859, à Texécution des principaux coupables, décapités devant les drapeaux français et anglais, le commandant Tricault avait fait route pour Suez. Là, il avait embarqué 200 hommes, ainsi qu*un matériel considérable de guerre pour la Cochinchine, et après avoir pris part pendant quelque temps aux opérations militaires de Tourane, il avait reçu Tordre de se rendre auprès de M. de Bourboulon, chargé d'aller ratifier à Péking le traité de Tien-tsin fait l'année précédente.

duelles, mais sur les documents officiels, qui seuls ont une valeur réelle et ont servi de base aux résolutions ultérieures des gouvernements alliés. — Nous suivrons ainsi pas à pas, pendant tout le cours dé ce récit, la marche des négociations diplomatiques et celle des opérations militaires qui amenèrent enfin les heureux résultats du traité de paix et de commerce, signé à Pé-king par les hauts plénipotentiaires de France et d'Angleterre.

De semblables écrits, s'ils veulent peser de quelque poids dans l'histoire à venir, doivent être à chaque page étayés sur des documents sérieux, et les éléments qui les composent doivent être puisés à des sources incontestables.

V. — Quatre jours après avoir reçu la lettre du haut mandarin Kwei-liang, en date du 12 juin 1859, le ministre plénipotentiaire anglais, M. Bruce, quitta Woo-sung pour aller dans le nord; il prit avec lui le Coromandel en remorque, afin d'avoir un navire non armé pour remonter la rivière.

« En arrivant aux îles de Sha-luy-teen (écrit-il dans une dépêche), lieu de rendez-vous convenu avec l'amiral, je n'y ai plus trouvé l'escadre et je me suis dirigé vers l'embouchure du Peïho, le 20 juin, endroit où les navires élaient rassemblés, l'amiral ayant expédié les canonnières de l'autre côté de la barre, par suite de la grosse mer qui régnait au dehors.

* L'amiral Hope arriva aux îles Sha-luy-teen le 16, et

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