‹ Les expéditions de Chine et de Cochinchine d'après les documents officielsChapitre 54 sur 170 · LIVRE I, CHAPITRE III · texte numérisé non relu

LIVRE I, CHAPITRE III

Le général de Montauban était cependant forcé de séjourner à Peh-tang le temps nécessaire au débarquement de ses dernières troupes. — C'étîiit là le point de rassemblement général; et une fois son petit corps d'armée réuni à terre, il lui fallait prendre toutes ses mesures pour marcher vigoureusement sur les forts du Peï ho, éloignés de trois ou quatre lieues tout au plus, et en combiner l'attaque avec les Anglais.

Les cavaliers tartares que Ton avait aperçus au moment du débarquement indiquaient que l'ennemi ne devait pas être loin. — • La chaussée, notre seule voie de communication, était, disait-on, encombrée d'obstacles de toute nature, en dehors môme des difficultés naturelles qu'offraient déjà les terrains vaseux baignés par des inondations perpétuelles.

LXXIX. — En attendant la réunion complète des troupes, les deux corps expéditionnaires s'éclairent avec soin et envoient de tous côtés des reconnaissances.

Dans la journée du 2 août, un groupe de cavaliers tartares s'avança audacieusement sur la levée qui conduit de Peh-tang au Peï ho, et resta assez longtemps en observation. Ces cavaliers faisaient évidemment partie du camp qui avait été signalé. Aussi les généraux en chef, voulant s'assurer de l'importance de ce camp, de sa composition et des travaux qui en défendaient les approches, résolurent d'envoyer, dès le lendemain, une reconnaissance dans cette direction.

122 CAMPAGNE DE GHIIIE.

Le général Gollineau, qui en avait reçu le commandement, emmenait avec lui mille hommes d'infanterie française. Mille hommes d'infanterie anglaise devaient marcher sous les ordres du brigadier Sutton avec deux obusiers de montagne et une compagnie de génie.

A quatre heures du matin» les troupes partent de Pefatang, le général GolUneau en tête, et s'avancent sur la chaussée.

Plusieurs heures se passèrent sans que la colonne d'exploration fût inquiétée. Tout à coup elle se trouva en vue d'un gros de cavaliers tarlares au nombre de deux à trois cents environ et de troupes d'infanterie, qui paraissaient occuper un camp retranché d'une certaine étendue. — Ce camp se trouvait par sa position à 8 kilomètres environ de Peh-tang et à 1200 mètres au plus du point de jonction delà route de ce bourg avec celles qui conduisent à Tien-tsm et au Peï ho.

Le général continua sa marche, et les vedettes tartares se replièrent sur le gros de cavalerie ennemie. Bientôt une fusillade s'engagea, et une batterie de gingalls placée sur la face du camp qui regarde la chaussée par laquelle nous avancions, se mit à tirer avec opiniâtreté dans notre direction et nous blessa quelques hommes ; le général fit aussitôt mettre en position la section de batterie de montagne qu'il avait emmenée avec lui , et esvoya des boulets dans le camp ennemi.

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