‹ Les expéditions de Chine et de Cochinchine d'après les documents officielsChapitre 55 sur 170 · LIVRE I, CHAPITRE III · texte numérisé non relu

LIVRE I, CHAPITRE III

LXXX. — Le bruit de la canonnade se faisait entendre au camp allié, et le général de Montauban, inquiet de la proportion qu'elle semblait prendre, se transporta au sommet du fort qui domine 4a plaine. — A l'aide d'une longue-vue, il se rendit parfaitement compte qu'une action sérieuse n'était pas engagée ; mais comme les forts de la rive gauche du Peï ho se trouvaient assez rapprochés du lieu où l'ennemi avait été rencontré, il monta aussitôt à cheval, et prenant avec lui une autre section d'artillerie de montagne et une compagnie d'infanterie, il se rendit en toute hâte sur le terrain de l'action.

Le général CoUineau, avec l'énergie et l'intelligeiice qui le distinguaient à un si haut point, après avoir pris toutes ses dispositions contre l'éventualité d'une attaque sérieuse, avait continué d'avancer abonne portée.

Le but que Ton voulait atteindre était rempli, car le général CoUineau devait simplement reconnaître le camp retranché qui avait été signalé et déterminer son importance. — Après avoir chassé l'armée tartare de ses avant-postes, et l'avoir forcée à se replier dans l'intérieur du camp , ce général resta en présence de Ten^ nemi tout le temps i\écessaire, pour bien constater aux yeux des Tartares qu'il était prêt à accepter un combat sérieux, puis il reprit la route de Peh-tang et ramena ses troupes à leur campement.

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