‹ Les expéditions de Chine et de Cochinchine d'après les documents officielsChapitre 56 sur 170 · LXXXI. — La direction qu'avai^it suivie les cavaliers · texte numérisé non relu

LXXXI. — La direction qu'avai^it suivie les cavaliers

tartares en se retirant devait faire supposer l'existence d'autres camps sur la route de Tien-tsin et sur celle du Peï ho. — Derrière les positions qui venaient d'être reconnues, on apercevait un village assez fort.

La cavalerie tarlare paraît bien montée; les hommes, semblables en cela aux goums arabes, manient leurs chevaux avec dextérité ; on avait vu des chefs diriger leurs mouvements. — Leur armement, du reste, est primitif et se compose en grande partie d'arcs et de flèches, dont ils se servent, dit-on, avec une grande habileté ; quelques-uns pourtant étaient armés de fusils, ce qu'indiquaient les pelits- flocons de fumée que l'on voyait de temps à autre s'élever au milieu d'eux. — Cette cavalerie devait-elle dans un combat opposer une résistance sérieuse? C'est ce qu'il était assez difficile de préjuger à première vue. Pour le moment elle était trèsutilement employée au service d'avant-postes, et personne ne pouvait sortir de Peh-tang, sans que les vedettes de ces avant-postes n'en avertissent aussitôt par des signaux qui pouvaient être vus de très-loin.

Il n'eût pas été sans utilité de faire sans plus tarder une nouvelle reconnaissance sur la route qui se dirige vers Tien-tsin, afin de savoir ce que l'on pouvait avoir à craindre de ce côté; il était important surtout de quitter au plus vite ces terrains marécageux où Ton se trouvait, à marée haute, entouré par les eaux de mer, et que des pluies torrentielles très- fréquentes rendent plus impraticables encore. — Mais l'on ne pouvait songer à prononcer un mouvement sérieux en avant, tant que la

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