‹ Les expéditions de Chine et de Cochinchine d'après les documents officielsChapitre 64 sur 170 · LIVRE I, CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

LIVRE I, CHAPITRE IV

mettent en fuite. Bientôt on les >oit courir en désordre au travers d'une grande plaine qui précède le village de Sin-ko, laissant en notre possession non-seulement la plus grande partie des pièces qu'ils ont amenées^ mais aussi une batterie de canons et de gingalls qui avait été établie près des jardins, sur la plage même, pour battre de ses feux la rive gauche. Les chasseurs continuent leur marche au pas de course et s'emparent du village de Sia-o-leantz, excellente tête de pont pour protéger nos opérations futures.

XGIII. — La nuit était venue et tout était silencieux, lorsque les lueurs sinistres d'un vaste incendie suivies de nombreuses détonations vinrent troubler ce silence et cette obscurité. Les troupes chinoises, placées en avantgarde pour s'opposer à notre passage, brûlaient leurs approvisionnements et faisaient sauter les poudrières, avant d'évacuer leurs positions et de se replier sur les ouvrages importants qui défendent l'entrée du fleuve. — Ce ne devait pas être sans un grand regret que l'armée ennemie nous laissait ainsi prendre pied sur la rive droite du Peï-ho, lorsque déjà nous nous étions établis sur la rive gauche.

Le 19, le général Jamin traversait à son tour le Peï-ho avec sa brigade et consolidait notre établissement dans le village de Sia-o-leantz, en y campant avec toutes les troupes placées sous ses ordres.

Le général Grant, sollicité par l'amiral Hope qui avait à cœur de venger l'échec de l'année précédente, revenait

sur rassenliment qu*il avait dûDué primitivement au plan du général en chef français, et demandait avec instance que l'on continuât l'attaque des forts de la rive gauche. En effet, ces forts une fois au pouvoir des alliés, les canonnières pouvaient venir s'appuyer au-dessous d'eux et prendre leur part dans l'action générale, en canonnant les ouvrages de la rive droite.

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