XCIV. — Deux plans se trouvaient donc en présence
Le général de Montauban disait :
« La continuation des attaques de la rive gauche est sans nécessité et peut nous faire perdre inutileoient du monde. La prise de ces forts, stratégiquement parlant, ne doit point amener la reddition des forts de la rive
droite; leur abandon, s'il a lieu sans coup férir par les Chinois, doit être regardé comme un de ces cas fortuits, résultat d'une impression subite de terreur, et nullement comme une conséquence logique, en face de l'accroissement considérable apporté à ces ouvrages par l'ennemi. « En outre, les Chinois ne nous voyant pas concentrer nos forces sur les points où nous travaillons à établir une communication entre les deux rives peuvent y envoyer un grand nombre de troupes et inquiéter, compromettre même sérieusement ces travaux. — Au contraire, en nous emparant des forts de la rive droite, qui dominent par leur position ceux de la rive gauche, nonseulement l'ennemi ne peut plus essayer de les défendre, mais le gros de l'armée chinoise voit sa ligne de retraite sur Tien-tsin, interceptée. »