‹ Les expéditions de Chine et de Cochinchine d'après les documents officielsChapitre 67 sur 170 · LIVRE I, CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

LIVRE I, CHAPITRE IV

a^is de l'attaque résolue et de la part que la marine pourrait prendre dans Faction projetée.

c J'avais (écrit Tamiral au ministre de la marine) (l) recherché depuis plusieurs jours sur les lieux la meilleure position à donner à nos canonnières pour battre les forts, sans inquiéter dans leurs mouvements les colonnes assaillantes. Lô point qui me parut le mieux satisfaire à ces conditions se trouvait situé sur la rive gauche du Pei-ho» mais il n'était accessible qu'aux bâtiments d'un faible tirant d'eau tel que nos petites canonnières en fer.

« J'avais alors quatre de ces bâtiments à ma disposition, et le 20 août, à deux heures de l'après-midi, je leur donnai l'ordre d'aller mouiller sur les bancs de vase molle que j'avais fait baliser. Le contre-amiral Page prit le commandement de ce groupe ; —je fis route à la môme heure vers l'embouchure du Peï-ho avec les grandes canonnières, qui mouillèrent à six heures du soir, en dedans de la barre du fleuve, à environ un mille des forts du sud. »

De son côté, le même soir, le général GoUineau allait bivaquer avec ses troupes au camp de Tang-ko. — 11 emmenait avec lui une compagnie du génie sous les ordres du lieutenant-colonel Dupouët, le !•' bataillon du 102' de ligne avec son colonel O'Malley et deux bataillons d'infanterie de marine, auxquels devaient se joindre le lendemain, dès le point du jour, une batterie

(1) Dépêche du 23 août 1860.

de 12 rayée, un détachement de pontonniers sous le commandement du colonel FouUon Grandchamps, une section d'ambulance et des coolies commandés par le lieutenant de vaisseau Rouvière.

XCVII. — Le général, aussitôt son arrivée au bivac, se mit en rapport avec son collègue anglais pour arrêter, de concert avec lui, les dernières dispositions de détail. — C'était aux Français à choisir cette fois la position qu'ils voulaient occuper, et il fnt convenu qu'ils prendraient la droite; les troupes anglaisés tenaient donc la gauche de l'attaque.

Le général CoUineau devait s'avancer par les deux chaussées établies sur les terrains noyés par les inondations, obstacles naturels qui protégeaient les approches des forts. Le génie, profitant de la nuit, combla une large coupure qui interceptait le passage sur la chaussée de droite et établit plusieurs travaux pour faciliter la marche des colonnes. — Le fort de Yukia-pou et un des forts de la rive droite ne cessèrent pas, pendant toute la nuit, de battre la plaine de leurs boulets; en outre, des gerbes de feux d'artifices venaient par intervalles Jeter sur les travaux des lueurs subites. Fort heureusement, les terrains qu'occupaient les travail» leurs se trouvaient en dehors de la ligne habituelle du tir des pièces ennemies, et leur feu ne nous fit essuyer aucune perte.

XGVIIL — Au point du jour, la brigade du général Col-

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