LIVRE I, CHAWTRE IV
grandes difficultés, et nous coûterait peut-être beaucoup de monde. Il était pourtant probable que Ton pourrait tourner ces obstacles, et trourer un passage plus facile du côté du fleuve, dans la direction qu'avaient prise les fuyards.
Pendant que cette recôimaissance s'exécutait, Tennemi fit un feu assez suivi de gingaRs, et tira quelques coups de canon.
CIII. —Les colonnes alliées se Réparaient donc à mardier, lorsque l'on vit tout à coup flotter des drapeaux blancs sur le sommet xles remparts, le lieutenant-colonel Dupin, et le capitaine Grant, aide de camp du général en chef anglais, se dirigèrent aussitôt vers le fort avec M. Parkes, qui servait d'interprète. — Ils allaient atteindre le premier fossé, lorsqu'ils aperçurent une barque portant les parlementaires ennemis, et se dirigeant vers le point où ils s'étaient arrêtés. Ces parlementaires, mandarins d'ordre inférieur, demandèrent à remettre des lettres pour les ambassadeurs, disant qu'elles contenaient l'autorisation aux alliés, d'entrer dans le Pe! ho, à la conditionne les hostilités seraient suspendues.
Les officiers français et anglais, répondirent qu'une semblable proposition était dérisoire, que du reste, les ambassadeurs n'étaient pas au camp, et que Ton ne pouvait leur remettre cette dépèche* « La seiée proposition acceptable, ajoutèrent-ils, était la reddition pare ^ simple des forts, et nous venons par ordre des
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commandants en chef, vous faire sommation de les livrer,
« lis sont bien armés, répondirent les mandarins, et seront défendus avec la même ténaiâté que Fa été le premier. >
Les parlementaires alliés retournèrent alors auprès de leurs chefs respectifs, et leur firent part de Tentretien qu'ils venaient d*avoir.
Le général de Montauban voulait se mettre immédiatement en marche, et attaquer le second fort, mais le général Grant lui fit observer qu'il lui fallait deux heures pour faire manger ses hommes, et il fut décidé que les officiers parlementaires retourneraient auprès des mandarins, et leur diraient que si dans deux heures, pour tout délai, les forts n'étaient pas rendus sans condition, le feu recommencerait.
Les officiers parlementaires alliés, durent pour accomplir leur nouvelle mission passer sur la rive droite du fleuve, où cette fois ils furent reçus par un chef tartare d'un grade élevé. Ce chef proposa une suspension d'armes pour faire parvenir la dépèche de leur gouvernement aux ambassadeurs des deux nations, et en recevoir la réponse. Mais à ces nouveaux attermoiements qui n'avaient aucun caractère sérieux, il fut répondu : < Dans deux heures les forts rendus ou pris.
— Soit donc, dit avec hauteur le chef tartare, nous avons des canons et de la poudre, nous vous attendons.»
CIV. — Le combat menaçait d'être sérieux, car les colonnes d'attaque devaient marcher sous le feu des forts