‹ Les expéditions de Chine et de Cochinchine d'après les documents officielsChapitre 75 sur 170 · LIVRE I, CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

LIVRE I, CHAPITRE IV

distance des navires» sans toutefois leur causer aucun dommage.

Le 21, aussitôt que les armées alliées se furent mises en marche, les petites canonnières, sous les ordres de l'amiral Page, ouvrirent leur feu contre le fort du littoral conjointement avec quatre canonnières anglaises.

La marine par sa présence et par son action, avait complété un ensemble d'attaque et, ainsi que nous l'avons dit plus haut , montré aux défenseurs des forts qu'ils étaient enveloppés de toutes parts.

CXII. —La journée du 21 août mettait en notre possession un matériel formidable d'artillerie.

« Nous avons trouvé (écrivait au ministre de la guerre le général de Montauban) 518 pièces de canon, savoir * gros calibre en bronze, 65 pièces,— ancien petit calibre, 53 ; — en fonte, gros calibre, 133 pièces ; — petit calibre, 277; — plus, une bombe à feu de 1 mètre de diamètre à la culasse et de 6,27 d'âme. Nous avions établi la convention, le général en chef anglais et moi, que les pièces seraient partagées, mais j'ai cru entrer dans les vues du gouvernement de l'Empereur en exceptant de ce partage les pièces, en petit nombre du reste, perdues par l'armée anglaise à la première attaque des forts, en juin 1859.

« C'est, ajoutait le général en chef, au général GoUineau , soldat intrépide, qu'est due une grande partie des derniers succès obtenus. Je n'ai pas besoin de faire ressortir les n 11

16& «AMFAGKE DE GflINE.

brillantes qoalUés militaires de cet officier général. Le colonel de Bentzmann a été en quelque sorte la cheville ouvrière de l'expédition; rien n'a coûté à ce brave et întellig^it officier pour me seconder en toute circonstance. »

Un raison du petit nombre de troupes engagées, nos pertes étaient sérieuses : sur 400 hommes environ qui avaient pris part à l'action, 140 avaient été mis hors de combat. <— Les Anglais avaient eu 17 officiers tués ou

GXIIL — La reddition des défenses du Peï ho devait, selon toute probabilité, surtout d'après les assurances du gouverneur du Pe-tchi-Ii , terminer les opérations militaires et amener la signature du traité de paix conclu Tannée précédente à Tien-lsin; aussi, le général de Montauban fit-il immédiatement partir pour la France le commandant Deschiens, son premier aide de camp ; le commandant était chargé de porter à l'Empereur le traité de reddition des forts de Ta-kou.

Mais les événements devaient se compliquer encore 45t nécessiter de nouveaux combats, aussi glorieux pour nos armes que désastreux pour le Céle^e^Empire.

L'embouchure du Peï ho, débarrassée des obstacles que les Chinois y avaient accumulés, livrait, le lendemain 22 août, un libre passage aux flottes alliées.

« Les estacades (écrit l'amiral Gbarner) mentent d^ètre décrites. — On en -comptait six.-*- C'était d'Abord une rangée de iorts pieux en bois alignés à l'itffôriear des

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