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qu'il avait à sa disposition, à envoyer immédiatement sur ce point 200 homin€s d'infanterie de marine et une de^ mi-batterie de montagne , pour renforcer les troupes laissées dans celte ville, sous les ordres du colonel Favre,. pour protéger, contre les entreprises des rebelles^ les possessions françaises. — Les rebelles,^ ea effet,, devenus plus menaçants depuis notre départ,, avaient attaqué Shang-haï; bien qu'ils aient été repousses avec des pertes sérieuses, il était cependant important,, dans la pré^ wion de tentatives nouvelles,, d'augmenter le nombre des troupes laissées à la garde de cette ville. — Le général Grant envoya aussi,, de son côté, un régiment pour renforcer la garnison .
Ces faits partietey résultat inévitable et logique du. triste état de décomposition et de démembrement dans lequel se trouvait TEmpire chinois divisé en deux partLs^ re» doulables, n'ont qu'un intérêt secondaire en face des grands événements qui vont se passer au cogur miam du Géleste-Empire ; il sufQt donc de les indiquer en passaQt*
ni. — Nous n'entrerons pas dans de grands détails sur Tien-tsin, dont nous avons longuement parlé dans la première partie de ce travail (1), lors delà première apparition, en 1858, des troupes- alliées dans cette ville iwoh portante.
Tien-tsin, hous Tavons dit, est le centre d'un €©«-
(1) Les expéditions de Chine et de Cochinchine; If» partie^ tSô».
merce immense. — C'est vers ce grand centre qu'affluent, de toutes les parties de l'Empire, les approvi- sonnements destinés à la capitale ; c'est là que le grand canal impérial conduisant à Pé-king vient se réunir au Peï ho. En occupant Tien-tsin les forces alliées menaçaient donc le cœur de l'Empire; aussi, c'était pour ce peuple dédaigneux un étrange spectacle de voir des nations européennes se frayer un passage avec leurs flottes et leurs armées dans les eaux de ce fleuve dont la navigation avait été jusqu'à ce jour réputée impossible pour des bâtiments de guerre. — Une partie des habitants de Tien-tsin avait abandonné ses maisons craignant que la ville ne fût livrée au pillage. Les proclamations du gouverneur de la province nous avaient représentés comme des barbares avides de sang qui portaient partout la ruine et la dévastation. — Aussi les ordres les plus sévères furent donnés pour que les troupes, toutes, on le sait, campées à Texlérieur, ne pénétrassent pas dans l'intérieur de la ville, afin de rendre la confiance à cette population si injustement épouvantée.
Du reste, les hostilités paraissaient toucher à leur fin. Les nations loyales ne peuvent pas toujours soupçonner la déloyauté et la perfidie, et les faits qui ce produisirent durent faire croire que le traité de Tien-tsin recevrait enfin son accomplissement et sa ratification à Pé-king, ainsi que les nouvelles clauses nécessitées par les frais de guerre qu'avaient eu à supporter de nouveau les puissances alliées.