‹ Les expéditions de Chine et de Cochinchine d'après les documents officielsChapitre 80 sur 170 · LIVRE II, CHAPITRE f · texte numérisé non relu

LIVRE II, CHAPITRE f

nettes qui lui étaient adressées^ fut contraint d'avouer qu'il n'avait pas de pleins pouvoirs , ajoutant qu'il allait en demander immédiatement à Pé-king. — Dès lors, la mission de M. de Bastard était terminée, il se retira, en déclarant, au nom de l'ambassadeur, que les chefs de l'armée avaient reçu l'ordre de reprendre leurs opérations militaires sans le moindre délai, et de les mener avec la plus grande vigueur.

Aussitôt que M. de Bastard eut rendu compte au baron Gros du résultat des démarches qu'il venait de faire, l'ambassadeur de France écrivit officiellement aux commissaires impériaux : <« que ceux-ci ayant avancé un fait entièrement contraire à la vérité, les négociations qu'ils avaient entamées ne ppuvaient conserver aucun caractère sérieux.

« Je retire dès à présent (ajoutait-il), les propositions qui avaient été acceptées , me réservant le droit de les rendre plus sévères pour le gouvernement chinois, si àTung-chao, où je vais me rendre avec l'armée, les négociations peuvent être reprises avec des commissaires impériaux , munis des pleins pouvoirs nécessaires. »

Aucune communication des autorités chinoises ne devait être acceptée avant l'arrivée des ambassadeurs à Tung-chao.

Lord Elgin, parfaitement d'accord avec le baron Gros, avait fait de son côté les mêmes communications.

Lescommissaires répondirent pour demander que l'on attendît encore trois jours à Tien-tsin ; « la réponse de l'Empereur devant arriver dans ce délai , » disaient -ils. n 12

Iv78 OANPAGNE DE CHINE.

VIIL— Il était évident, en réfléchissant aux faits qui venaient de se passer, et à ce nouyel acte de duplicité et de mauvaise foi si flagrant, que le but des Chinois était de laisser à leur armée , frappée de terreur par la prise si rapide des forts de Ta-kou , le temps de reprendre haleine, en même temps qu'ils constitueraient une défense solide devant Pé-king. En outre, parcesattermoîements nouveaux et ces promesses illusoires, ils nous faisaient perdre le temps fevorable à une expédition, et nous exposaient aux calamités de l'hiver très-rigoureux dans ces climats. — Les ambassadeurs répondirent qu'ils ne modifieraient en rien le plan de conduite qu'ils avaient arrêté.

De leur côté, les généraux commandants en chef, instruits officiellement que l'action militaire devait reprendre son cours , se préparèrent à quitter le camp de Tien-tsin , et à se porter en avant.

Le général de Montauban écrivait le 7 septembre au baron Gros :

« Selon le désir que vous exprimez , je me suis entendu avec mon collègue , le général en chef des forces britanniques, sur la reprise des opérations militaires, et voici ce que nous avons arrêté :

« La partie de l'armée anglaise qui doit marcher sur Tung-chao, sera forte de 1000 hommes et d'une batterie d'artillerie , elle quittera Tien-tsin demain soir pour aller camper à une lieue en ayant. — Dimanche , die se met&*a en marche.

« J'ai trouvé convenable d'amener 3,000 hommes et

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