UVRE II, CHAPITRE L
deux biatteries d'artillerie , qui partiront arec moi lundi matin , de manière que les forces anglaises marchent à une journée en avant de nous, pour ne pas nous gêner réciproquement jusqu'à Tung-chao , où nous aurons à nous réunir. — Si l'arrivée des forces alliées à Tungchao ne détermine pas la demande des plénipotentiaires Chinois pour traiter de la paix, il sera nécessaire d'appeler dans cette ville le restant de nos forces, moins 500 hommes que je laisserai à Tien-tsin, notre nouvelle base d'opérations. »
IX. — Là, commençait la véritable campagne; là, devaient commencer pour les commandants en chef chargés de la responsabilité de cette petite armée, les inquiétudes sérieuses et réelles ; car il fallait résolument se lancer dans l'inconnu. — Quel pays allait-on parcourir î La marche des troupes, celle des bagages et de l'artillerie ne seraient-elles pas entravées par des obstacles et des difficultés imprévus? Quelles ressources rencontreraiton pour l'installation et le ravitaillement du corps expéditionnaire, la marine ne pouvant, à cause de l'abaissement des eaux, remonter le canal impérial. — Ces éventualités matérielles pouvaient offrir des dangers bien plus redoutables que tes combats — qu'il faudrait livrer.
Toutes ces considérations diverses se présentèrent à la pensée des généraux, sm lesqfoete retombait le poids des opérations militaires et de leurs conséquences ; mais l'hésiUirtion pouvait tout compromettre, et
180 gâmpâgnë de chine,
mêaie nous enlever les avantages des succès déjà obtenus.
Aussi la résolution prise de ne plus écouter les promesses mensongères des Chinois , et de se porter en avant, reçut-elle immédiatement son exécution.
X. •— Les dernières correspondances^ dont nous avons parlé, entre les ambassadeurs et les commissaires impériaux s'échangeaient le 7 ; —le 9,1a première colonne se mettait en marche.
Les généraux avaient décidé que Tarmée alliée s'avancerait sur trois colonnes, partant chacune à un jour de distance. — C'était aux Anglais à marcher les premiers.
Le général Grant parlit donc avec 1000 hommes environ; lord Eigiu raccompagnait à cheval.
La 2« colonne , avec laquelle était le général de Montauban, était ainsi composée : la brigade Jamin (3000 hommes), deux batteries d'artillerie, une de 4, une de 12; 50 artilleurs à cheval, 30 chasseurs à cheval et 20 spahis. — Elle partit le lendemain.
Le baron Gros accompagnait cette colonne en palanquin; il emmenait avec lui deux membres de son ambassade, à cheval.
Tia 3* colonne, commandée par sir John Michel, comptait environ 2000 hommes.
XL — La première étape est le gros village de Poukao, à 17 kilomètres environ de Tien-tsin: il faut traverser des plaines sablonneuses sur lesquelles le soleil