‹ Les expéditions de Chine et de Cochinchine d'après les documents officielsChapitre 84 sur 170 · LIVRE 11^ CHAPITRE I · texte numérisé non relu

LIVRE 11^ CHAPITRE I

s'y entendre avec nous sur tous les articles de la convention auxquels nous donnons notre assentiment, et que nous pourrions établir, signer et sceller, avant que Votre Excellence ne se rendit dans la capitale pour y procéder à rechange de la ratification du traité. Ainsi les retards seront évités et les autorités chinoises seront chargées de procurer à Votre Excellence des charriots, et tout ce qui sera nécessaire pour faciliter son voyage. Nous la prions donc de vouloir bien nous faire connaître le nombre de personnes qui l'accompagnent, afin que tout soit prêt d'avance (1). »

XVI. — Les termes de cette communication des nouveaux commissaires impériaux étaient clairs et précis, les troupes devaient s'arrêter à la hauteur des villages indiqués, à six milles environ de Tung-K^hao, ville dans laquelle les commissaires attendraient les ambassadeurs pour signer la convention préparée à Tien-tsin (2). — Une copie de cette communication à laquelle lesambassa-

(1) Les commissaires impénauz pnnee TsaiT'tsin, etc..., au baron Gros. 13 septembre 1860.

(2) Le général en chef de Montauban écrit à ce sujet au Ministre de la guerre, dans sa dépêche en date du 19 septembre :

« Des communications diplomatiques ayant été de nouveau échangées à Kho-seyou, ville s'tuée à environ trente kilomètres de Tungcbao, les anbassadeurs firent savoir aux commandants en chef alliés que tout était termi. é; que, par suite d'une convention définitive, les forces milii aires s'arrêteraient à environ deux lieues de Teugf cheou . que les entrevues avec les commissaires impériaux auraient ]i«fi dans celte ville, et qu'enfin une escorte d'honneur accompagneiait les ambassadeurs à Pé*kixig pour y échanger les ratifications.»

deurs avaient accédé, fut envoyée aux commandants en chef, afin qu'ils se conformassent dans leurs opérations militaires aux conventions arrêtées, et qu'ils établissent leurs campements dans les limites indiquées par les hauts commissaires chinois.

Ces commissaires ont-ils trempé dans l'horrible guetapens préparé par l'armée chinoise, ou cette trahison fut-elle l'œuvre de Sang-ko-linsin, commandant en chef de l'armée tarlare. C'est un point difficile à apprécier, et sur lequel les événements futurs pouvaient seuls jeter quelque lumière ; car ces mandarins civils avaient eu soin de dire en commençant leur dépêche du 13 septembre.

« Nous devons vous déclarer que les troupes chinoises qui tiennent garnison au nord de Kho-seyou n'obéissent qu'à leurs chefs militaires, et que nous n'avons aucune autorité sur elles. »

Toutefois, il est important de remarquer que le prince Tsai était le gendre de Sang-ko-lin-sin, ce qui fait grandement supposer que ces deux personnages élevés, tous deux membres de la famille impériale, s'étaient concertés entre eux.

XVII. — Mais quand on rapproche des divers incidents de cette odieuse trahison, la confiance que les hauts mandataires du gouvernement chinois voulaient inspirer aux alliés par leurs paroles de paix et de conciliation, ainsi que leur insistance, pour que les ambassadeurs s'avançassent jusqu'à Tung-chao avec une suite

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