‹ Les expéditions de Chine et de Cochinchine d'après les documents officielsChapitre 87 sur 170 · CHAPITRE IL · texte numérisé non relu

CHAPITRE IL

XXI. — Les officiers parlementaires quittèrent le camp dans la matinée du 17 septembre.

Le général en chef avait désigné pour celte mission le colonel Poullon de Grandchamps de rarlillerie, le capitaine d'état-raajor Chanoine, le caïd Osman, souslieutenant de spahis, MM. Dubut, sous-intendant militaire, Ader et Gagey, comptables, et M. l'abbé Duluc, interprète. — Chacun des officiers était accompagné de ses ordonnances. M. le baron Gros avait également chargé M. de Bastard, secrétaire d'ambassade, de porter aux plénipotentiaires chinois une dépêche à laquelle il devait réclamer une prompte réponse; M. de Méritens, interprète d'ambassade, devait suivre M. de Bastard.

M. d'Escayrac de Lauture, chef de la mission scientifique en Chine, se joignit aux parlementaires ayant avec lui son lettré et les ordonnances attachées à sa personne.

Les Anglais avaient envoyé le lieutenant-colonel Walker, chef d'état-major de la cavalerie et le lieutenant Anderson, avec 19 cavaliers indiens. — M. Bowlby, correspondant du Times^ s'était joint à M. de Normann, premier u 13

Id4 GAMPAi^NE J>E CHm£,

attaché de légation, et M. Loch à M. Parles, le consul de Shang-haï, dont le long séjour en Chine et sa parfaite connaissance de la langue chinoise rendait en toute circonstance le concours si précieux.

XXII. — Le 17, à quatre heures du matin, le général de Montauban leva le camp de Khorseyou et, accompagné de son état-major général, se dirigea sur Matao, où il devait établir ses nouveaux bivacs. Il emmenait avec lui le général Jamin, commandant 600 chasseurs à pied .du 2« bataillon, une compagnie du génie, une compagnie d'élite du 10 1« et du 102% une batterie de 4» en tout 1100 hommes. Le reste de la brigade restait à Kho-seyou avec une batterie de 12 pQur y garder les approvisionnements attendus à Tien-tsin.

A onze heures et demie, les troupes arrivèrent à Matao ; elles trouvèrent, comme toujours, ce village abandonné par ses habitants. Les traces des bivacs de la cavalerie tartare étaient toutes récentes et indiquaient , par leur étendue, un'immense campement. — Il n'y avait pas à en douter ; la cavalerie qui gardait les abords de.Tungchao se repliait lentement devant nous.

XXIil, — Pendant que nos troupes s'établissaienl h Matao, les envoyés français et anglais arrivaient à Tungçhao avec grande confiance, ainsi que le secrttaire d'ambassade, M. de Bastard, et son interprète, qui ava^eixt rejoint, en compagnie de M. d'Escayrao de iauture, le croupe des ofUc;ers français. Pendaxrt te traj.et, rien

Page 1