LIVRE ]], CHAPITRE
nêral Grant qu'il va commencer son mouvement et attaquer le village qui est devant lui. Il se met aussitôt à la lôte de ses troupes et se dirige vers l'extrême "droite du village de Leosl que l'ennemi occupe en force, et qu'entourent de nombreux jardins, pendant que le général Grant lance ses redoutables escadrons contre la cavalerie tarlare, déployée devant lui en un vaste fer à cheval. — Surprise par cette attaque inattendue, celle-ci se replie en désordre et n'attend pas le choc impétueux des sicks et des dragons de la reine.
L'artillerie la poursuit de ses boulets jusqu'à ce qu'elle ait disparu.
En avant des positions que doit enlever le général de Montauban, les Chinois ont placé un grand nombre de pièces ; mais notre petite colonne, protégée par des massifs d'arbres, s'avance sans être aperçue, et appuyant sur la droite, évite ainsi le feu de ces batteries. — Les compagnies d'avant-garde se précipitent avec un élan irrésistible, et chassant devant elles l'ennemi qui n'ose les attendre corps à corps, elles tournent les dernières maisons, pendant que le colonel Schmitz, à la tête du 2* chasseurs, traverse le même village par la gauche; l'artillerie que commande le colonel de Bentzmann est avec lui.
Les pièces sont aussitôt mises en batterie sur une position dominante et ouvrent un feu terrible contre les masses compactes d'infanterie, que resserre de plus en plus le général de Montauban dans sa marche rapide. Prises ainsi de deux côtés , ces masses se re- II 14
plient en désordre dans la direction de KhaouaMsun, se répandant en désordre au milieu des arbres et des hautes cultures; nos projectiles» habilement dirigés, et les balles des chasseurs foudroient ces colonnes désunies qui suivent pèle mêle la direction du canal.
XXXV. — Le commandant en chef a envoyé Tordre au colonel Poley, auquel il a donné le commandement de sa cavalerie, de se lancer sur les fuyards, et lui-même, à la tête de son escorte, se jette sur les lignes ennemies pour les débander.
Les chasseurs, les spahis et l'escadron des sicks, placés en arrière, entre le village de Lio-tsang à leur droite, et le village de Leost à leur gauche, poussent droit devant eux et passant entre le village de Leost et le canal qui descend au Peï ho ; ils doivent prendre l'armée tartare par derrière , et la rejeter vigoureusement vers ses derniers points de défense, où elle espère se rallier sous la protection de son artillerie.
Les cavaliers doivent suivre un chemin creux que surplombent de chaque côté des hauteur* boisées ; ils s'y engagent résolument ; le colonel Foley et le capitaine Mocquarl sont à leur tête, excitant par leur exemple les hommes qu'ils commandent, — Par cette manœuvre rapidement exécutée, nos troupes "se sont appuyées au canal, et écrasent le flanc gauche de l'enneioi, que les Anglais menacent et refoulent sur leur droite (l).
(1) Dans ceUe charge le colonel Foley a eu son cheval peroé d«