‹ Les expéditions de Chine et de Cochinchine d'après les documents officielsChapitre 92 sur 170 · LIVRE II, CHAPITRE II · texte numérisé non relu

LIVRE II, CHAPITRE II

XXXVI. — Mais le lieutenant de Damas esl tombé mortellement frappé, et presque au même moment le sous-lieutenant Destremont est blessé. Plusieurs charges brillantes et énergiques ont dégagé le terrain. — Les colonels Pouget et Dupouët, pénètrent bientôt dans le village avec les troupes qu'ils commandent.

Le mouvement se continue rapidement en avant.

Sur les pas de rarfillerie accourent une compagnie du génie et les compagnies d'élite du 101« et du lOâ% sous les ordres du colonel Pouget et du lieutenantcolonel Dupouët.

Le colonel de Bentzmann, toujours soutenu par les chasseurs à pied, suit le mouvement avec son artillerie dont le feu heureux et précis ne cesse pas un seul instant de foudroyer renneml.

Le chemin qu'a suivi notre colonne est jonché des cadavres que l'ennemi, dans sa fuite précipitée, n'a pu selon son habitude, emporter avec lui.

Les Tartares n'essayent plus de se défendre, et n'osent plus combattre. Ils fuient en désordre ; une partie court dans la direction du canal, l'autre cherche à se dérober à une mort certaine, en se réfugiant dans les terrains boisés qui l'entourent. La victoire nous appartient sur tous les points. L'armée chinoise si sûre d'un triomphe qu'elle espérait trouver dans sa trahison, est en complète déroule.

trois baUes; il a été, dit le général de Montauban dans son rapport, d*une bravoure éclatante dans la charge fournie par les sicks.

Le général de Montauban fait alors exécuter le long du canal un mouvement tournant qui enveloppe les Tarlares poursuivis encore dans leur retraite tumultueuse par les boulets de nos canons rayés. Nos troupes, électrisées par le succès, rivalisent d'ardeur et d'énergie; elles oublient leurs fatigues et ces longues heures de combat, sous les rayons ardents d'un soleil de feu, pour se lancer à la poursuite de l'ennemi dont les colonnes désordonnées sont refoulées, pêle-mêle, sous le canon des Anglais.

Là, encore, elles ont à subir des pertes considérables.

XXXVn. — Le général en chef continue toujours sa marche devant lui, accompagné par son artillerie qui profite de toutes les dispositions favorables du terrain pour mettre ses pièces en batterie ; il suit ainsi,, pendant plus de trois kilomètres , le bord du canal et rejoint alors le centre des forces anglaises, retardées dans leur attaque.

De ce grand nombre de cavaliers et de fantassins, qui le nlatin se déployaient audacieusement dans la plaine, il ne reste plus que les morts et les blessés. — Les vivants ont disparu.

Dans cette journée si brillante pour nos armes, et qui était déjà un premier châtiment infligé à des traîtres, chefs et soldats avaient compris tout ce que Ton attendait d'eux, malgré la disproportion immense de nos forces avec celles de l'ennemi. Les pertes pouvaient être évaluées à environ quinze cents hommes, quatre-vingt

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