CHAPITRE III
XLIII. — Dans le camp des alliés , la nuit fut pleine non d'anxiété mais de fièvre, de cette fièvre d'impatience qui fait battre le cœur des plus nobles émotions, la nuit vint couvrir de son voile les derniers préparatifs, — Si près de l'ennemi , toutes les mesures d'une surveillance sévère avaient été prises pour éviter toute surprise ; les sentinelles vigilantes épiaient le moindre bruit; les grands-gardes étaient prêts à s'élancer au premier signal. Toute la nuit, des patrouilles parcoururent le camp , sillonnant dans leur marche régulière les tentes endormies.
Dès que les premiers rayons du jour pararent, Tar-