DE QU
l'autre est celui du tiers arbitrage proposé par M. Crurri, adopté par la Chambre des députés et prôné par presque toules les sociétés médicales.
Nous prenons, dès à présent, parti pour le liers arbitrage avec certaines atténuations que nous croyons nécessaires,
Le tribunal des superarbitres ne nous donne pas entière satisfaction parce qu’il crée au-dessus des experts une sorte de caste privilégiée, une sorte de catégorie nouvelle de fonctionnaires qui sera en butte aux attaques de l'expert auquel il n'aura pas donné raison ; mais nous voudrions le voir créer pour des motifs que nous exposerons tout à l'heure.
Or, ce ne seront ni le tribunal, ni Les jurés qui pourront avoir la prétention de départager des hommes de science. Et cependant la lutte qui les divise doit rester intime, nous voulons direqu'’elle ne doit pas sortir des limites de la courtoisie confraternelle et donner lieu, comme cela s’est malheureusement produit il y a quelques années, à des discussions qui dégénèrent en querelles de partis et donnent au public stupéfait le spectacle de polémiques d’où l'autorité attachée au nom de médecin sort très dépréciée et bien amoindrie. Si donc une discussion est nécessaire, qu'elle ait lieu entre médecins et que, devant le tribunal ou devant la Cour, il n'arrive qu'un seul rapport, résultat d'échanges de vues, et que personne ne songera à discuter. Le tribunal de superarbitres ne supprimerait pas ces véritables scandales médicaux parce que l'expert évincé, fort de sa conviction, serait heureux de saisir cette occasion de défendre ses conclusions et, s'il a quelque habileté dans l’art de la parole, de jeter un