INTRODUCTION. LXXVII
des Slaves, des Huns, des Vandales, des Gètes, des Lazes, des Alains, ete., etc.
Mais toutes ces hérésies n’eurent qu'une durée éphémère. Une d'elles cependant persista plus longtemps que les autres, et jeta l'empire dans un très-sérieux embarras ; ce fut celle des Pauliciens. Les empereurs orthodoxes mirent, comme on sait, un tel zèle à détruire les écrits des iconoclastes, qu'aucun d'eux ne nous est parvenu. Aussi en sommes-nous réduits à juger la réforme d’après les pamphlets de ses adversaires.
D'après les historiens de la secte des Pauliciens, Pierre de Sicile, Photius et d’autres plus modernes, cette hérésie n'était que l’ancien manichéisme transformé par Paul de Samosate d’abord, et plus tard par Constantin Sylvain (654). Mais Théophane, mieux à même de connaître l'histoire de son temps, nous affirme que cette hérésie n'était autre chose que l’iconoclasie, parce que ses partisans « blasphémaient contre les saintes images, disaient du mal des moines, et vénéraient la mémoire de l’abominable Constantin Copronyme (1) ».
Mais, outre ce témoignage, nous avons ceux des historiens de cette secte, lesquels nous permettent de conjecturer que ces hérétiques n'étaient sectateurs ni de Manès, ni de Paul de Samosate (2). On se demande mème s'ils s’'appelaient vraiment Manichéens ou Pauliciens, car par le
(1) Κατὰ τῶν θείων χαὶ σεμνῶν εἰχόνων nai τοῦ μοναδιχοῦ σχήματος ÉXIVOUV τὰς γλώσσας, μακαρίζοντες Κωνσταντῖνον τὸν θεοδδέλυχτον καὶ τρισάθλιον... Κωνσταντῖνον τὸν ἰουδαιόφρονα μαχαρίζοντες, DS προφήτην καὶ νικητήν, καὶ τὴν χαχοδοξίαν αὐτοῦ ἐπ᾽ ἀνατροπῇ τῆς ἐνσάρχον οἰχονομίας τοῦ κυρίου ἡμῶν Ἰησοῦ Χριστοῦ ἀσπαζόμενοι (Théophane, année 6304).
(2) Georges Cédrénus, I, 758.