INTRODUCTION. LXXXVII
alentours de Téfrique appartenant aux Pauliciens; 1] s'empara de trois forteresses, mais il ne put prendre la capitale. Toutefois les Sarrasins et les Arméniens, alliés de Chrysochéris, firent leur soumission.
Basile campa sur les bords du fleuve Tsarnouth, et 1] souleva les populations contre les Sarrasins de Samosate. Leurs possessions furent ravagées et un grand nombre de prisonniers chrétiens furent mis en liberté. Après ce glorieux fait d'armes, l’empereur marcha avec toutes ses forces contre Mélitène et l’assiégea. Ne pouvant s’en rendre maître, il prit diverses forteresses et revint une seconde fois dans le territoire soumis à Chrysochéris. Il y mit tout à feu et à sang et retourna à Constantinople, où il entra triomphalement et fut couronné par le patriarche pour ses victoires sur les Pauliciens.
L'année suivante, 873, 1l envoie contre Chrysochéris son gendre Christophe. Celui-ci réunit les troupes des thèmes cappadociens et attaque les Pauliciens. La bataille se livra à Bathyryaxe. Après une lutte acharnée de part et d'autre, Chrysochéris fut enfin mis en déroute. Poursuivi par Pouladis (1), 1l fut frappé d’un coup de lance et jeté à bas de son cheval. Son fidèle lieutenant Diaconitzis mit pied à terre el prit sur ses genoux son chef blessé; mais les vainqueurs se frayèrent un passage jusqu à lui, tuèrent Chrysochéris et envoyèrent sa tète à Constantinople (2).
Après la mort de Chrysochéris, les Pauliciens se disper-
(1) Pouladis avait été prisonnier de Chrysochéris. Ce dernier, se voyant poursuivi par son ancien captif, lui rappelle les bons traitements dont il l’a entouré; mais Pouladis lui répond ironiquement que, s’il cherche à l’atteindre, c'est qu'il veut lui rendre grâce du passé.
(2) Continuateur de Théophane, V, 37-43; Génésius. IV, 126; Georges Cédrénus, I, 1012.