‹ Les exploits de Digénis AkritasChapitre 22 sur 78 · XCVIII INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XCVIII INTRODUCTION

par la ville, afin d’effrayer et de désespérer ses partisans, puis elle fut jetée, avec son corps, dans les flots de la mer.

Le massacre de ceux que l’on considérait comme partisans de Constantin fut épouvantable; plus de trois mille personnes périrent, les unes par le glaive, les autres par le gibet, les autres de différentes façons. Les cadavres de ces infortunés furent chargés sur des voitures, promenés à travers la ville et enfin précipités dans le Bosphore (1)

La femme de l’émir Mousour, mère de Basile Digénis, était fille d'Andronic Ducas et sœur de Constantin. Nous avons vu comment elle était devenue l'épouse de cet Arabe; mais Ce que nous ne savons pas d’une façon positive, c'est l’époque à laquelle eut lieu son enlèvement. Selon toutes probabilités, ce fut lors de la rébellion d'Andronic (908). Cette supposition concorde parfaitement avec les détails que nous fournissent les chroniqueurs arabes cités par Weil. Ils nous disent, en effet, que, lors de la fuite d'Andronic à Bagdad, sa maison fut prise et pillée par les Musulmans (2). Si nous ajoutons foi à notre poëme, 1l faudrait remonter plus haut, parce que (au vers 898)*Constantin est mentionné comme étant encore vivant et allant à la chasse avec son neveu Basile, alors âgé de douze ans.

Comme nous l’avons dit, le malheureux Constantin fut

(1) Voyez la Biographie de saint Basile le Jeune par son disciple Grégoire, Acta Sanctorum (mois de mars) et la Patrologie grecque de Migne (volume 109, colonnes 653-664). Οἵ. le Continuateur de Théophañe et les autres chronographes.

(2) We, Geschichte der Chalifen, 11, 534. — La forteresse d'Andronic, située à Leucopétra, est probablement celle que mentionne en ces termes Anne Comnène (Alexiade, page 411, édition du Louvre) : τὸ Δοὺξ μετὰ τῆς διαχρατήσεως αὐτοῦ πάσης σὺν τῷ τοῦ Καυχᾶ τότε τοῦ Λουλοῦ λεγόμενον. Ce Loulo était une place forte au pouvoir de Jean Chrysochéris; elle fut prise plus tard (878) par Basile le Macédonien.

INTRODUCTION. XCIX

tué en 913. Nous incelinons cependant davantage à croire que l'enlèvement de la fille d’'Andronic Ducas eut lieu lors de la fuite de celui-ci à Bagdad.

D'après notre poëme (vers 665-669), l’émir Mousour, ayant résolu d'embrasser la religion chrétienne et d'épouser la fille d'Andronic, se rendit à Bagdad. Ce voyage avait peut-être pour but de s'entendre avec son beau-père, qui s’y trouvait alors. Il mit en liberté les prisonniers chrétiens qu'il avait faits (1), puis 1] revint trouver sa femme.

Notre poëte nous fournit là-dessus très-peu de détails circonstanciés; s’il avait eu de plus amples informations, 1] est permis de supposer qu’il nous aurait longuement parlé des malheurs de Constantin Ducas.

Nous allons maintenant aborder une des questions capitales de cette étude, celle de savoir si le héros de notre poëme et de tant de chansons populaires, Basile Digénis Akritas, a été mentionné par les écrivains de la période byzantine. À cela nous répondons affirmativement.

Un des plus célèbres poëtes du douzième siècle, Théodore Prodrome, chantant les louanges de l’illustre et héroïque empereur Manuel Comnène, n'hésite pas à appeler ce monarque le nouvel Akritas. Voici le passage tel que l'a publié Coray, dans le premier volume de ses Afakta :

τὸν πολέμἄρχον τὸν στερρόν, ΤΟΝ ΝΈΟΝ TON ᾽ΔΚΡΙΤΗΝ (2),

(1) Si toutefois l’on doit entendre de cette facon le vers 668. Voyez à la fin du volume la note sur ce passage.

(2) Ce vers et le précédent se trouvent seulement dans la seconde rédac- Φ

C INTRODUCTION

\ \ x / \ “ 7 ΄ τὸν Μανουὴλ τὸν Kopvnvov, τὸν τῆς πορφύρας γόνον, \ 7 - ᾽ - -Ὁ ΄ \ ἐν τὸν πύργον τῆς ᾿Ανατολῆς, τῆς Δύσεως τὸ ὀόρυ,

Dans un autre passage de ce poëme, dirigé, comme on sait, contre les higoumènes du monastère où 1] se trouvait, Théodore Prodrome parle encore d’Akritas. IT voudrait que ce héros apparût, armé de sa terrible massue, pour écraser les mets abondants et délicats que se font servir les higoumènes, au détriment des pauvres moines, qu'ils laissent presque mourir de faim et de misère. Voici le texte de ce second passage :

Kai τίς ᾿Ακρίτης ἕτερος ἐκεῖ νὰ βρέθη τότε, \ \ 24 3 = \ Po ue / χαὶ τὰς ποδεάς του νάμπηξεν, νὰ πῆρεν τὸ ῥαύδίν του, \ ὔ \ L4 ? dé € » "A χαὶ μέσον νὰ κατέδηχεν εὐθύς, ὡς ἀγουρίτζης, \ \ \ , / \ 7, / I χαὶ νὰ τοὺς ἐσυνέτριψεν τοὺς παλαμναίους μίσους (1) !

Outre ce témoignage qui prouve que, deux siècles après la mort d'Akritas, son souvenir était encore vivant parmi les lettrés et les hautes classes de la société byzantine, nous en possédons d’autres plus anciens et non moins significatifs. Des écrivains ayant plus d'autorité historique que Prodrome mentionnent notre héros, sous son véritable nom, et rapportent des faits pleinement confirmés par le poëme que nous publions ici.

Ce poëme et les chansons populaires nomment Digénis

tion du poëme de Prodrome Contre les Higoumènes. Voyez à la page 311 du premier volume des Atakta. Les autres se lisent à la page 33 du même volume.

(1) Atakta, page 21 du premier volume. — Dans l’autre version du même poëme, au lieu de τοὺς παλαμναίους μίσους, on lit ὡς παλαμγαῖος γίγας (Voyez Atakta, tome 157, page 256).

INTRODUCTION. cl

Akritas le fils de Mousour, le petit-fils d'Andronic Ducas. Mais ce ne sont là que des surnoms donnés par le peuple à un héros dont les exploits avaient frappé son imagination.

Michel Psellus, qui connaissait à fond l’histoire de son temps et avait vécu dans l'intimité des soi-disant descendants de Constantin Ducas, les empereurs Constantin X et Michel VIT, ἃ écrit ceci :

Τὸ μὲν ἄνω γένος ὅσον εἰς προπάππους ἁδρόν τε χαὶ εὔδαιμον χαὶ « -ο- € \ » \ / EN ᾿ V4 Ὁ -ὁποῖον αἱ συγγραφαὶ ἄδουσι Ne στόματος γοῦν χαὶ μέχρι τοῦ νῦν ἅπασιν ὁ ᾿Ανδρόνιχκος ἐχεῖνος χαὶ ὁ Kwvoravrivos χαὶ ὁ ΠΑΝΘΗΡΙΟΣ,

ΑΒΕ τ το SR Ἡ ΄ ἱ δὲ ἐ Feb) Ἄ / δ ε( οὐ μὲν εξ ἄρρενος γένους. οἱ θὲ ἐκ τῆς θη λεως τούτῳ προσήχοντες ( "

[L'empereur Constantin Ducas| était issu d'une famille riche et opulente, dont l'histoire célèbre les hauts faits. Tout le monde parle encore aujourd'hui de ce fameux Andronic, de Constantin, et de PaAnTHÉRIUS, qui furent, les uns par les hommes et les autres par les femmes, parents de l'empereur.

Quel est ce Panthérius, de la race des Ducas, dont les actions d'éclat ont mérité d’être mises sur la même ligne que celles d'Andronic et de Constantin? Ce ne saurait être que notre héros, et voici une preuve que Panthérius et Digénis ne sont qu'un seul et même personnage.

Parmi les nombreuses chansons populaires concernant Akritas et qui, tout en différant par quelques légers détails, ont tant de ressemblanee au fond, 1] en est une, en dialecte de Trébizonde , que nous publions plus bas, dans laquelle Digénis est chanté sous le nom de Porphyrius, corruption évidente de Panthérius (2).

(1) Micnez PseLLus, Histoire byzantine, page 260 (édition Sathas). (2) Une telle corruption n’a rien de bien extraordinaire, car, ainsi que

CII INTRODUCTION

Plusieurs vers de cette chanson sont presque identiques à plusieurs autres vers de celle que nous avons donnée plus haut sous le titre /e Fils d’Andronic. Signalons toutefois cette petite différence que dans l’une 1] est parlé de Pierre Phocas, tandis que dans l’autre c’est de Bardas Phocas (1) qu'il est question.

En raison de son importance exceptionnelle, nous donnons le texte et la traduction de cette chanson (2).

O TIOP#YPIOS.

« Νὰ σὰν τὴ μάνναν ποῦ γεννᾷ τὰ τράντα χρόνια μίαν, \ # εν # \ / / Ι χαὶ φτάει υἱὸν τραντέλλενον καὶ νύφεν γαλαφόρον! » 7 \ A ἊΝ ΄, \ EN ΤΣ ΤΣ τὸ ἐν « Κανεὶς υἱὸν xt γέννεσεν, κανεὶς υἱὸν ᾽χ ἐποῖχεν. » « Καλόγρηα υἱὸν ἐγέννεσεν ἀπάνου ᾿ς τὸ ΠΠορφύριν. » 7 ΄ Ὁ \ / ZEN ΓΞ \ - « ᾿Ατόναν πῶς θὰ λέγουμε, ἀτὸν πῶς θὰ χκαλοῦμε; » « ᾿Ατὸν ΠΟορφύριν ‘mére ἀτόν, ἀτὸν ΠΙ|ορφὺρ χαλέστεν. » Μονοήμερος ἔτονε χ᾽ ἔφαγεν παξιμάτιν,͵ διήμερος ἐγέντουνε, ἔφαγ᾽ ἕναν φουντάριν, πεντεήμερος ἐγέντουνε, ἔφαγεν τὴν φουρνέαν, / ? / C7 ΑΥ / τρανταήμερος ἐγέντουνε éCébev καὶ ᾽καυχέθεν " ᾽ \ À ? “À Nan ΑἸ) - "4 « ἐγὼ χόρην ἐγάπησα, καὶ ἕν᾿ τοῦ βασιλέα. »

« Ναὶ Πόρφυρα, ναὶ Πόρφυρα, βαρέα μὴ καυκᾶσαι' ε 07 V4 , ’ \ QU ( ὁ βασιλιᾶς γεράκια ’yer, στείλει χαὶ xuvnyà σε! » « Οὐδὲ τὸν Βάρναν φόδουμαι, οὐδὲ τὸν Νικεφόρον,

nous le verrons plus loin, les chroniqueurs russes et persans appellent Panthérius, les premiers Pamphile, et les seconds Farfourious.

(1) Le peuple ἃ même changé le nom de Bardas en celui de Barnas.

(2) Le texte est tiré de la Sfatistique de Trébizonde, de M. Sabbas Ioannidis, pages 288-290. Le recueil de Passow en contient une curieuse variante sous le numéro ccccLxxxvI.

INTRODUCTION. CII

L \ \ ‘ \ \ < / Ar DE \ οὐδὲ τὸν Βαρυτράχηλον, ντὸ τὸ σπαθὶν κόφτ᾽ ἔμπρου χα! May” ἀτὸ ὁ βχσιλεᾶς, ὁ πολυχρονεμένον. [ὀπίσω (1). » « ἀπ᾽ ὅθεν ἕν᾽ ὁ Πόρφυρας, ἐμὲν ποῦ ᾿᾽χὶ φοθᾶται:;

ἔχω ἀπάν᾽ ἀτ᾽ πόλεμον, ἔχ᾽ ἀπάν᾽ AT στρατίαν. » Ἑρμάτωσεν τοὺς στρατηγοὺς HAL ὅλον τὸ φουσσάτον. ᾿Αχπάσχεται ὁ στρατηγὸν χαὶ πάγει ᾽ς τὸ σεφέριν " \ 3, € » 3 »

᾽ς σὴ μέσην ἕν᾽ ὁ σερασχέρς, ᾿ς ἄχροις ἔν᾽ τὸ ἀσκέοιν᾽ CAES δ 1 3 » LES SES 20 ἣ GELT ἔπαιγνεν, σείτ᾽ ἔχλαιγεν, σείτ᾽ χαμελὰ ᾽τραγῷόιεν ( Θέ ? yo CU \ / A Πό ν \ ὕ ν ν μ΄, νὰ πᾶμε νὰ Ppicxouwe τὸν Πόρφυραν σὸν ὕπνον, 3 \ Ν CAES ET \ / a” 3: 95 \ / vav τὸ σπαθὶν ἀτ᾽ ᾿ς σὸ θεχκάρ, τ᾽ ἄλογον ἀτ᾿ σὸν χάμπον, \ νὰ δένω νὰ ᾿ξεδέν᾽ ἀτόν, νὰ διπλοσιδεριάζω < \ δέ \ CEE / 42 \ CES / e VO ὀένω HA τ᾽ ὀμμάτια τοὺ μ᾽ ἐννεὰ λοϊῶν μετάξιν L ἈΠ δ κ᾽ ΦΟῪ 5. EU \ 2 17 , \ \ \ “ Ι χαὶ dp αὐπ᾿ ἐχεῖ νὰ ἐγνεφίς᾽ ἀς σὸ γλυχὺν τὸν ὕπνον! » ) nr \ ς δ “Λρ’ παῖξεν ἀτὸν ὁ διάδολον καὶ βρίεται σὸν ὕπνον" δέν᾽ ἀτὸν χαὶ ᾿ξεδέν᾽ ἀτόν, χαὶ διπλοσιδεράζνε, ᾿ \ 71 \ sù Ὁ / ἢ» 5 \ Ge / καὶ ᾿δένε καὶ τ᾽ ὀμμάτια τοῦ μ᾽ ἐννεὰ λοϊῶν μετάξιν. ᾿Πγνέφιξεν ὁ Πόρφυρας ἀς τὸ γλυκὺν τὸν ὕπνον : « παραχοαλῶ σε, σερασχέρ, θεοῦ παραχαλίας, ᾽ς οὗλα τὰ χάστρα φέρε με δεμένον χαὶ φλυγμένον, Α \ \ / \ \ , χαὶ σὴν ΚΚωνσταντινούπολιν λυτὸν χαὶ χαρεμιένον " ἐκεῖ χόρασον ἀγαπῶ, ἐλέπ᾽ καὶ περγελᾷ με. »

δ \ / CN Σ ὅλα τὰ χάστρα φέρν᾽ ἀτόν᾽ τὰ δάκρυα τ᾿ ᾽χ ἐχατεῖδαν. ἣν" ἃ \ / \ δά CHAN 16 χαὶ ᾽ς σὴν Ἱζωνσταντινούπολιν τὰ δάκρυα τ᾽ ἐχατεῖοαν, \ YA , su? ‘6 ἄγος ὦ \ LE τὰ δάχρυα τ᾽ ντ᾽ ἐχατείθανε ἐσέψαν τὸ μετάξιν. Βασιλοποῦλα λάλεσεν ἀπὸ ᾿ψηλὸν παλάτιν " , ci / \ 4 / \ LU « οὐχ εἰπά σε, χὺρ Πόρφυρα, βαρέα un καυχᾶσαι, ὁ βασιλιᾶς γεράκια ᾽χει, στείλει καὶ χυνηγᾷ σε: A N ἰώ \ \ \ Shut \ / χαὶ σ᾽ ἔπαιξες τὸν βασιλεὰν καὶ αὐτὸν τὸν σερασχέρην. (1) Ce vers est hypermètre. Il faudrait supprimer trois syllabes dans le

second hémistiche, que nous proposerions de lire ainsi : ντὸ χόφτ᾽ ἔμπρου χαὶ ὀπίσω.

CIV INTRODUCTION

Et ὩὉφ» \ δ 0 s\ / \ / LX σεῖζον τὰ TOUXPUX σου, ἂς σείγουν τὰ λωρίχ᾽ 58 mr “ “ἃ ε | ELX σεῖξον καὶ τ᾽ ὠμία σου, ἂς σείγουν τὰ ῥασία" . ἢ “Ν 1. \ / “' ’ . PA Le 7/4 ELX λαΐξζον τὰ χέρια σου, ἃς HOPHXOUV τ᾽ ἀλυσίοια. » » » \ ÿ , ᾽ - Ν 7 ἔσειξεν τὰ ποδάρια του, ἐσεῖγαν τὰ λωρία :

3, ra \ “ OS € ἔσειξεν τὰ ὠμία του, ἐσεῖγαν τὰ ῥασία * ἐλάϊξεν τὰ χέ ἐχό ? ἀλυσίδ ἐλάϊξεν τὰ χέρια του, ἐκόφταν τ᾽ ἀλυσίδια,, ἃς τ᾽ ἀλυσιδοχόμιμοιται ἕναν σὸ χέρ᾽ ἐπαῖρεν " 7 3, fk »

χίλιους ἀπ᾿ ἔμπρου σχότωσεν καὶ μύριους ἀποὺ ᾿᾽πίσω | ᾽ ἣν 2 . ἐννεὰ κοφίνια φόρτωσεν ὠτία καὶ μυτία, \ 3), 3 4 \ ΄ \ / χαὶ ἀλλα ÉVVEL φόρτωσεν χαὶ χέρια KO χεφάλια, \ 7 5 \ \ \ ’ ΄ V4 χαὶι στείλει ἀτὰ τὸν βασιλιὰν μεγάλον ἁρμαγάδιν. « Ὑξείας καὶ χαιρετίγματα ᾽πέτε τὸν βασιλέαν ! ἐρμιάτωσεν χαὶ ἔστειλεν ᾿ς ἐμὲν ἀπάν᾽ φουσσάτον " θίχα σπαθίν, θίχα κοντάρ, ἐγ᾽ ἀτουνοὺς ἐντῶχα : 9 = / A ἀτώρα ᾿ζῶστα τὸ σπαθίν, σὸν πόλεμον ἐξέδα.

"Av ἔχῃς ἀσχέρ, ἀρμάτωσον, σὸν πόλεμον HAL στεῖλον. » "Ecupev τὸ σπαθίτζιν ἀτ᾽, ᾿ς τὸν πόλεμον ἐξέδεν "

ἐπαῖρεν χαὶ τὸ χόρασον. ASE ane

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