‹ Les exploits de Digénis AkritasChapitre 28 sur 78 · CXXXVI INTRODUCTION · texte numérisé non relu

CXXXVI INTRODUCTION

raclius et des successeurs de cet empereur Asator, Takfur et Kanäthus, trois noms que l’on chercherait vainement dans les annales byzantines. Le théâtre de ses prodigieux exploits est Mélitène, Césarée, Amorium et même Constantinople.

Sajjid Batthäl vaine les empereurs, massacre une multititude de généraux, viole force princesses, et enfin se mesure en champ clos avec notre Akritas (Akratès), général d'Héraclius. Les ancêtres de Sajjid vivaient du temps d’Omar, émir de Mélitène (notre Ambron), comme Jean Chrysochéris, le grand-père paternel du héros byzantin.

Un savant orientaliste allemand, M. Fleischer, a démontré tout ce qu'il y a de fabuleux dans cette invention, postérieure même aux Seldjoucides d'Iconium. Il croit que ce roman fut rédigé vers la fin du quatorzième siècle, ou dans les premières années du quinzième. Nous pensons que ce ne furent pas les Seldjoucides, mais les descendants d'Értogrul, les ancêtres de la race ottomane, qui inventèrent cet Akritas musulman, lorsque Allaeddin leur donna le petit thème akritique qui devint peu après le grand empire ture.

Un professeur de l’université de Munich, M. Hermann Éthé, a publié, en deux petits volumes, une traduction de ce curieux monument de la vieille langue turque (1). Pour donner au lecteur une idée de ce roman, il suffira d’insérer 101 le jugement qu'en ἃ porté M. Jules Mohl, dans le Journal asiatique.

« Le héros du roman, Batthäl, est représenté comme

(4) Die FAHRTEN DES ΘΑ BATTHAL; ein alttürkischer Volks-und Sittenroman, zum erste Male vollständig übersetzt von Dr. Hermann Ethé. Leipzig, 1872 (librairie Brockhaus).

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