‹ Les exploits de Digénis AkritasChapitre 35 sur 78 · SA \ ὮΝ · texte numérisé non relu

SA \ ὮΝ

εἰ δὲ χαὶ πράζεις αθεσμα, πάντως ἐθανατώθης᾽ οὐδεὶς ἡ μῶν χωρὶς αὐτῆς ἀπ ναι θέλ DVOELS 110) χ. οις αυτῆς αὶ τοστραφηναι ÉAEL,

ἀλλὰ σφαγῶμεν ATAVTES διὰ τὴν ἀδελφὴν μᾶς.»

\ ω Ÿd ἢ “ “ NO Oeoux κινοῦντες δάκρυχ ἐκ μέσου τῆς καρδίας.

. ς τὰ ἰμηρᾶς μεγάλως ἐπτοήθη, ἤρξατο τούτους ἐρωτᾶν * « τίνες καὶ πόθεν NTE ; ποίου γένους ὑπάρχετε ἀπὸ τῆς Pouavias; »

Kat τότ᾽ ὁ πρῶτος ἀδελφὸς οὕτως ἀνταπεχρίθη *

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F0) - 2 , \ τας LOL, ei Ἐκχεὶ ἐτύχομεν, OÙ Un συνέξη τοῦτο,

, e ΕΣ \ € PU , - ε / οὐδὲ ἡ ἀδελφὴ ἡμῶν ἐκ χειρῶν σου ἡρπάγη,

3 ᾿ , \ 2 \ CT ὙᾺ » / ἀλλ᾽ οὐδὲ εἰς τὸν οἶχόν [LOG ELYETE προσεγγίσαι. ITévre ἀδελφοὺς ἐγέννησεν ἢ μήτηρ μᾶς, οὖς βλέπεις"

Ψ 5 5 (4 ἣν 72 € / μίαν EL OLLLEV ἀδελφήν, τὸ γέννημα Ἡλίου,

4, πράξης. — 51. οὗτος. — 55. χιναμάδων. --- 59, EE.

DEUXIÈME LIVRE. 7 mets quelque acte déloyal, tu es un homme mort. Aucun de nous ne veut repartir sans notre sœur, mais nous nous ferons plutôt tuer tous pour elle. » [Et, en prononçant ces

mots, | ils versent du fond du cœur des larmes brülantes.

Comment l’émir dit à ses beaux-frères de quelle race il est.

En entendant cette déclaration, l’émir fut vivement effrayé et se mit à les questionner : « Qui et d’où êtes-vous ? De quelle famille de la Romanie êtes-vous membres ? » L'aîné des frères lui fit alors cette réponse : « Émir, nous sommes originaires d’une contrée de l'Orient et issus de nobles parents. Aaron, notre père, est de la race des Ducas et descend des fameux Cinnames. Le père de notre père était le célèbre Mousélom, et notre mère appartient par sa naissance à la riche famille des Kyrmagastres. Nous avions douze oncles et six cousins. Notre père, exilé pour quelques folies, se rendit aux frontières pour former des bandes; si ces gens-là te rencontraient, tu ne verrais plus ce monde. [Lors de l'enlèvement] nous étions tous à l'étranger; si nous eussions été présents, ce malheur ne füt point arrivé, notre sœur n’eüt point été ravie par tes mains, et Yous n’auriez pas même approché de notre maison. Notre mère a donné naissance aux cinq frères que tu vois; nous avions aussi

une sœur, un rayon de soleil, et nous vivions heureux avec

ES Qt

BASILE DIGENIS AKRITAS.

\ ni \ , (ὃ \ » \ , / καὶ τανῦν σὺ ἀπόδος μας τὴν ἀδελφὴν ἐχείνην ᾿" , EN “ ΓΝ οὐχ οἶδας ὅτι στέλλομεν ἀνθρώπους ἐδιχκούς μας, \ \ / 5 “ = νὰ φέρουν τὰ φουσσάτα μας ἀπὸ τοῦ ταξειδίου,

\ \ / “ 4 ἢ / ΄ νὰ σε χαταγυρευσωμεν οποὺ XAL ὧν τυγχανης ! (F. 3:)

ἐξ ͵΄ ς εν JAN \ / τοῦ Χρυσοχέρπου ὁ υἱὸς εἰμὶ χαὶ τῆς Σπαθίας " τέθνηκε γὰρ μοῦ ὁ πατήρ, νήπιον χαταλείψας, ἐχδίδομιαι παρὰ μιητρὸς εἰς ᾿Αραδίτας θείους,

A \ NR2. / \ τυ 4 οἱ μὲ χαὶ ἀναθρέψαντες εἰς Μωαμὲτ τοῦ πόθου : ᾿Αμορὼν ἤτον ὁ πάππος μου, θεῖός μου ὁ ΚΚαρώης. Kat εὑρόντες εὐτυχοῦντά με εἰς πάντας τοὺς πολέμους, 7 \ \ Lo / CR; \ / ἐζουσιαστὴν μὲ ἐποίησαν εἰς ὅλην τὴν Συρίαν,

\ \ yù D / / διχλεχτοὺς υε ἔδωχαν αγούρους τρισχιλίους " Συριὰν ὅλην ὑπέταξα, ἐποίησα χαὶ τὸ Κοῦφερ,

US 7 » F2 \ ? [4 \ \ ? 7 τοῦ Ἡρακλέος ἐκούρσευσα, τὸ ᾿Αμόριν καὶ τὸ ᾿Ιφέριν " ἐμὲ ποτὲ οὐχ ἐπτόησαν φουσσάτα ἢ θηρία,

à \ - e 5 / " €; \ Ὁ 10 LŒ TOUTO υμᾶς ἐπειρας α να TO βέ αιον μὰ ω.

τοῖς δάκρυσιν οὐ παύεται περὶ ὑμῶν θρηνοῦσα : » , 26 / TN \ 5 Ἵ / ἀπάρτι ἐξαγορεύομαι καὶ τὴν ἀλήθειαν λέγω, ἐὰν μὲ καταξιόνητε νὰ μ᾽ ἔχετε γαυπρόν σας,

ie) , \ / Nu ΘᾺ Ἑ ΄ ν ἀρνησωμαι τὴν TIGTIV μου, νὰ ἔλθω εἰς Popavia

12. φουσάτα. ταξιδίου. — 74. τυγχάνεις. — 15. ἑάσωμεν. — 80. Le ms. donne πατρός au lieu de μητρός. — 81. ἀμετμέ au lieu de Μωαμέτ. — 87. ἠραχλέος. — 88. φουσάτα. — 89. χαλεῖται. — 94, ἔχεται. —

DEUXIÈME LIVRE. 9 elle en ce monde; et maintenant, toi, rends-nous notre sœur. Ne sais-tu pas que nous enverrons nos gens chercher nos troupes qui sont en expédition et ramener d’exil notre père, pour que nous te trouvions n'importe où tu sois? Car, nous te l'affirmons tous, nous ne laisserons pas impunie l’insulte qui nous est faite. »

L'émir répondit : « Excellents jeunes gens, moi, je suis fils de Chrysocherpos et de Spathia. Mon père mourut, me laissant enfant; je fus remis par ma mère à mes oncles, des Arabes qui m'élevèrent dans l'amour de Mahomet. Ambron était mon aïeul, Caroëès mon oncle. Me voyant réussir dans toutes les guerres, 115 me créèrent chef suprême de toute la Syrie et me donnèrent trois mille pallikares d'élite. J'ai entièrement subjugué la Syrie, j'ai fait Koufer, jai pillé Héraclée, Amorium et Iferium. Et, moi que n'effrayèrent jamais ni armées ni bêtes féroces, j'ai été vaincu par cette femme que vous nommez votre sœur. Je ne vous mettais à l'épreuve que pour acquérir la certitude. Ses charmes m'enflamment, ses larmes me consument; elle ne cesse de pleurer et de gémir sur vous. Maintenant je fais des aveux et je dis la vérité : si vous daignez m'agréer pour votre beau-frère, alors, à cause de toutes les beautés que possède la noble fille, je renierai ma foi

et j'irai en Romanie. Ayez l'assurance de ceci, soyez

BASILE DIGENIS AKRITAS.

μάθετε χαὶ τὸ βέζαιον χαὶ τὴν ἀλήθειαν ταύτην, οὐ φίλημα μοὶ δέδωχε, μὰ τὸν λαμπρὸν Προφήτην᾽ μόνον στενάζει δι᾽ ὑμᾶς, ἡμέρας TE καὶ νύχτας.

ἈΠ \ / 23 - A \ CU Etcé)berte εἰς τὴν TÉVTX LOU, X EXEL νὰ τὴν EUQNTE. »

? -- \ ς L/4 \ ͵7ὔ Exeïvor δὲ ὡς ἤχουσαν, μετὰ περιχαρείας \ / ᾽ Ἵ ΜΝ 2 = τὴν τένταν ἀνεσήχωσαν χαὶ ἔνδοθεν εἰσῆλθον, AO εὗρον χλίνην πάντερπνον, γύρωθεν χρυσωμένην, χειμένην οὖσαν εἰς τὴν γῆν. ἔσωθεν δὲ τὴν χόρην / X 721 » ᾽ a τὸ ù 2 ταύτην * τὴν γῆν χατέδρεξαν ἐκ τῶν πολλῶν δαχρύων, 3 \ Le / 20 ᾽ / ’ απὸ χαρὸ tas βρύγματος τῆς ἀπληρώτου λυπής.

‘Qc οὖν εἶδεν τοὺς ἀδελφοὺς ἄφνω ἐλθόντας οὕτως, χαὶ ὡς λειποθυμήσαντας ἐκ τῆς ἀμέτρου λύπης, DEL ΤᾺ τ Ὁ ὦ \ \ 2 / LA ἀνέστη αὖθις ἐξ αὐτῆς καὶ πρὸς ἐκείνους NUE, \ ΄ 3 5 12 (72 / χαὶ τούτους μετ᾽ ἐχπλήξεως ἕχαστον χατεφίλει. Ἢ ἀπροσδόχητος χαρά, ἐλθοῦσα παρ᾽ ἐλπίδα, (Ε΄. 4.) € ΄ / / / 7 \ / ὁμοίως φέρει δάκρυα θλίψεών τε καὶ πόνων.

Ὥς γὰρ αὐτοὺς ἠσπάζετο μετὰ περιγαρεία 5, γος 5. ᾿ς PHARES) δάχρυα περιεθάλλοντο, θρῆνον ποιοῦντες μέγα : ἔλεγον λόγους πενθικοὺς οἱ νέοι πρὸς τὴν κόρην ᾽ « ζῇς, αἰχμάλωτε ἀδελφή, ψυχὴ ἡμῶν φιλτάτη" ἡμεῖς θανοῦσαν σε εἴχομεν καὶ σπαθοχοπημένην, μιὰν σὲ ὑπολαμιάνοντες εἶναί σε τῶν θανόντων : ἀλλὰ τὰ κάλλη ζῶσάν σε ἐτήρησαν ἀδελφήν [μας], ἘΣ \ ͵ »/ \ / \ TA οἶδα γὰρ κάλλος ἄπειρον τὴν λύπην νὰ πραὔνῃ, \ / / 4 \ / LA φείδονται πολέμιοι νεότητος καὶ κάλλους. » 97. μάθεται. --- 100. εὑρεῖται. --- 103. χρυσομένην. --- 108. λυποθυ-

υήσαντας. --- 115, πενθηχούς. — 119 ἀδελφίν (sans μας). -- 120. ἀπηρον.

DEUXIÈME LIVRE. 1 persuadés de cette vérité : elle ne m'a pas donné un baiser, je le jure par le glorieux Prophète; mais, nuit et jour, elle soupire après vous. Entrez dans ma tente et vous l'y

trouverez. »

Comment les frères de la jeune fille la trouvèrent couchée sur un lit doré, et l’embrassèrent.

En entendant ces paroles, ils soulevèrent la tente avec joie et y entrèrent. 115 trouvèrent un magnifique lit doré tout autour. Dans ce lit, posé à terre, était couchée la jeune fille. Ses frères arrosèrent la terre d’abondantes larmes, tant était immense la tristesse qui leur rongeait le cœur. Quand la jeune fille les vit ainsi entrer subitement et comme succomber sous le poids de leur affliction, elle se leva aussitôt, s’avança vers eux et les embrassa tous avec saisissement. Ainsi que la douleur et le chagrin, une joie imprévue et inespérée fait couler les pleurs. Tandis donc que la jouvencelle embrassait ses frères avec allégresse, ceux-c1 fondaient en larmes, poussaient de grands sémissements, et lui adressaient des paroles de deuil : «Tu es donc vivante, sœur captive, âme chérie? Nous t'avions crue morte, moissonnée par le glaive, et nous supposions que tu te trouvais parmi les morts. Mais, ὃ sœur, tu dois la vie à ta beauté, car la grande beauté adoueit les cha-

grins, et les ennemis épargnent la jeunesse et la grâce. »

BASILE DIGENIS AKRITAS.

Περὶ τοῦ πῶς ἐδεδαίωσαν τὸν aunpay οἱ ἀδελφοὶ τῆς κόρης μεθ᾽ ὅρχου λαθεῖν αὐτὸν γαμιόρόν.

Ein’ οὕτως βεῤαιώσαντες τὸν ἀυνηρᾶν μεθ᾽ ὅρκου γαμορὸν νὰ τὸν ἐπάρωσιν, νὰ ἔλθη εἰς Ῥωμανίαν, ἐδώχασιν τὰς σάλπιγγας, ὑπέστρεψαν εὐθέως :

« ὦ θαύματα τὰ βλέπομεν, δύναμιν τῶν ἐρώτων, πῶς αἰχμαλώτους ῥύεται, φουσσάτα παραλύει, πίστιν ἀρνεῖσθαι πείθουσαν, θάνατον un πτοεῖσθαι! » Καὶ ἀκουστὸν ἐγένετο εἰς ἅπαντα τὸν χόσμον, ὅτι χοράσιον εὔμορφον, υὲ τὰ τερπνά τὴς χάλλη, φουσσάτα ἐχατέλυσεν περίφημο Συρίας.

ἀπῆρε τοὺς ἀγούρους του ὁ ἀμτηρᾶς εὐθέως᾽ εἰς Ῥωμανιὰν ὑπέστρεψεν ἅμα μετὰ τῆς χόρης " Lo, ὅτε ἐκατέλαδον τὰ μέρη Ῥωμανίας, ἐλευθεροῖ ὁ ἀμηρᾶς πάντας τοὺς αἰχμαλώτους, ἑχάστῳ δοὺς ἐφόδια πρὸς τὴν ὁδὸν ἀρχοῦνται.

Οἱ δὲ τῆς χόρης ἀδελφοὶ πρὸς τὴν υμητέρα γράφουν τῆς ἀδελφῆς τὴν ἔλευσιν, τοῦ ἀμιηρᾶ τὸν πόθον, δι᾿ οὐ πίστιν ἡρνήσατο χαὶ συγγενεῖς XXL φίλους. « μήτηρ ἡμῶν͵ υνηδέ τινα θλίψιν und " GÂWS ÉYN | ἔχεις γαμιῦρὸν ὃν θέλομεν πάγκαλον καὶ ὡραῖον" τὰς χρείας οὖν ἑτοίμασον ἁπάσας τὰς τοῦ γάμου. » Ἡ δὲ τοῦτο ἀκούσασα Χριστῷ προσηυχαρίστει:" « δόξα, Χριστέ μου, λέγουσα, τὴ σῇ φιλανθρωπίᾳ,

127. φουσάτα, et ainsi toutes les fois que ce mot se rencontre. —

Comment les frères de la jeune fille firent serment de prendre lémir pour beau-frère.

Ensuite ils affirmèrent avec serment à l’'émir qu'ils le prendraient pour beau-frère, s'il venait en Romanie. Ils sonnèrent de la trompette et repartirent aussitôt. Tout le monde était ravi d'admiration, et l’on se disait l'un à l’autre : « De quels prodiges sommes-nous témoins ? Quelle est la puissance de l'amour qui délivre les captifs, arrête des armées en marche, et décide quelqu'un à remier sa croyance et à braver la mort? » Et la renommée publia par le monde entier qu'une charmante jouvencelle avait, gràce à sa ravissante beauté, mis en déroute les fameuses armées de la Syrie.

Lorsqu'ils eurent fait serment à l’émir de le prendre pour beau-frère, 1] réunit aussitôt ses pallikares et partit pour la Romanie avec la jeune fille. Et, quand ils atteignirent le territoire de la Romanie, l’émir mit en liberté tous les prisonniers et donna à chacun d’eux des provisions suffisantes pour la route.

Et les frères de la jeune fille firent connaître par lettre à leur mère l’arrivée de leur sœur, l'amour de l’émir, amour pour lequel il avait renoncé à sa foi, à ses parents et à ses amis : « Notre mère, bannis tout chagrin. Tu as le gendre que nous voulions, un gendre d’une beauté ravissante. Prépare donc tout ce qui est nécessaire pour les noces. »

Celle-ci, à cette nouvelle, remercia le Christ en disant :

« Ὁ Christ, gloire à ton amour pour les hommes, gloire à

BASILE DIGENIS AKRITAS.

N ἢ ” © 0 ; \ ἂν δόζα τῇ δυναστεία σου, ἐλπὶς τῶν ἀνελπίστων᾽ MES ὅσα γὰρ θέλεις δύνασαι, οὐδὲν ἀδυνατεῖ σοι.

“ \ \ \ V4 « 5» V4 ATOS γὰρ τὸν πολέμιον ἥμερον ἄπειρ γάσω

1 Ô / +, ET ΓΗ LX NT NE en np à χαὶ θυγατέραν τὴν ἐμὴν αἰχμαλωσίας ῥύσας.

Ὦ θύγατερ παμπόθητε, φῶς τῶν ἐμῶν ὀμμάτων, πότε σὲ ζῶσαν ὄψομαι, φωνῆς σου δ᾽ αὖ ἀχούσω: gp \ \ à / μ Ψ Paie nt [: ᾽ 17

δοὺ TAG χρείας γάμου σου χαλλίστως εὐτρεπίζω,

3, ve \ τῳ , = ἣν ἔχῃ ἕξιν γνωμιχὴν τῶν εὐγενῶν Ῥωμαίων !

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