‹ Les exploits de Digénis AkritasChapitre 39 sur 78 · FA · texte numérisé non relu

FA

Titre. ὡμιλεϊ. — 246. συντυχένει. — 249. φανεῖ. --- 250. Après BéGatoy

et dans l’interligne on lit νά. Le scribe avait sans doute voulu écrire : τὸ βέόδαιον νὰ μάθω. — 265. βούλει καὶ σύ.

TROISIÈME LIVRE. 25 douleur plus vive efface une moindre douleur. Et il se te-

nait debout, réfléchissant à ce qu'il ferait.

Comment l’émir entra dans la chambre de la jeune fille, et s’entretint avec elle.

Et, rugissant comme un lion, 1] entre dans la chambre de la jouvencelle, la consulte et lui parle ainsi : « Jeune fille, je veux te confier un secret. J'ai dans le cœur une insupportable tristesse, mais je crains, ma toute charmante, de te paraître désagréable. Je puis maintenant apprendre sûrement, jouvencelle, si tu as pour moi un pur amour; voici l’occasion d’éprouver ton amitié. » Ces pa-

roles blessèrent le cœur de la jeune fille; elle poussa un

profond soupir et prononça ces mots : « () mon très-doux

époux, lumière de mes yeux, quand t’ai-je entendu me dire des choses désagréables ? Quelle circonstance me pourrait séparer de ton amour ? S'il me faut mourir pour toi, je ne m'y refuserai pas. »

« Il ne s’agit pas de la mort, ma bien-aimée, répondit l'émir. Il n’est pas question de ce que tu as pensé, à Dieu ne plaise, ὃ mon âme. Mais ma mère m'a expédié une lettre de Syrie ; 1ls sont en danger, et je veux partir. Elle m'a envoyé de jeunes guerriers avec des chevaux de choix pour me prendre et aller la retrouver. Si tu veux bien, à ma maîtresse, venir avec moi dans le charmant pays de

Syrie, nous verrons ma mère et puis nous reviendrons ici

BASILE DIGENIS AKRITAS.

χαὶ πάλιν νὰ ὑποστρέψωμεν μετὰ χαρᾶς ἐνταῦθα : u - / > NA \ 5 “ où χωρισθῆναι θέλω σου οὐδὲ χἂν μίαν ὥραν. »

Ταῦτα ἣ κόρη ὡς ἤκουσεν βαρέα ἀναστενάζει, ΐ ! “νὴ ν d ΄ Fr € - ᾽ / χαὶ δάκρυα ἐστάλαξεν, ὁ νοῦς τὴς ἐχαώθη :

\ D »Ψ Cu » -Ὁ χαὶ παρευθὺς ἠθέλησεν λέξαι τοῖς ἀδελφοῖς τῆς \ / 2 - τω , - »

T'ON τᾷ 4 Kai πάλιν περικόπτεται, διὰ ταραχὰς χαὶ μάχας, \ \ \ ou UN φανερώσῃ τὰ χρυπτὰ μυστήρια χαλοῦ τῆς" μᾶλλον χαὶ ὑπεσχέθηκεν ἀπελθεῖν μετ᾽ ἐχείνου, \ S: δ ΄ EU χαὶ εἰπεν οὕτως πρὸς αὐτόν * « μετὰ χαρᾶς, αὐθέντα, Ψ Ἔ ΄ 3 e/ ΄, € L ὅπου κελεύεις ἔρχομαι, ὅπου θέλεις ὑπάγω. »

Αὐτὸς δ᾽ ὅλως οὐχ ἤθελεν προσχαρτερεῖν ἐχεῖσε, 3 , / » - \ ἀλλὰ ταχὺ ἐθούλετο ἐλθεῖν πρὸς τὴν μητέρα, 2) -Ὁ / NE δ ὦ N \ / ἰδεῖν τέχνα τὰ ἴδια, ἰδεῖν καὶ τὰς μητέρας ETATS \ / \ N A \ 3 7 αὐτῶν τὰς λίαν ποθητὰς. ἰδεῖν χαὶ τοὺς οἰκείους ς QU Ὁ 2 / φίλους ὁμοῦ καὶ συγγενεῖς, οἰκείους χαὶ πατρίδα. χαί, μετὰ τὸ ἰδεῖν αὐτοὺς καὶ ὁμιλῆσαι τούτοις, πάλιν ἐθούλετο ἐλθεῖν, μετὰ καὶ τῶν οἰκείων, \ τ A! 4 πρὸς τὴν ἰδίαν σύζυγον, τὴν βασιλέως χόρην, 3 / ᾽ \ € τὴν ἄγαιν χαριτόθρυτον ἐχείνην τὴν ὡραίαν.

N La Ὁ» € Θεὸς δὲ, τὸ παράδοζον θαυμχτουργῶν ὡς χτίστης,

avec joie. Je ne veux point me séparer de Loi, pas même une heure. »

A ces mots, la jeune fille soupire profondément, ses larmes coulent, son esprit se bouleverse, et elle veut aussitôt dire à ses frères que l’émir a l'intention de partir. Mais, redoutant des altercations et des querelles, elle évite de révéler les secrets desseins de son bien-aimé. Bien plus, elle lui promet de partir avec lui et lui parle ainsi: « Ὁ mon maître, c'est avec joie que j'irai où tu l’ordonnes, que j'irai où tu désires. » L’émir ne voulait pas attendre, mais aller promptement trouver sa mère, revoir ses enfants et leurs mères chéries, ses parents, ses amis, ses proches etson pays; et, après les avoir vus, après leur avoir parlé, ilse proposait de revenir avec sa famille vers son épouse, la royale jouvencelle, cette jeune fille ravissante et pétrie de grâces. Tels étaient les projets que l’émir formait dans sa pensée, mais 1] n'eût voulu pour rien au monde que l’on connût clairement la lettre de sa mère et l’intention qu'il avait de parür. Mais Dieu est, comme créateur, un artisan de mer-

veilles, et 1] dissipe en songe les desseins cachés.

HO ἀετὸς χρυσόπτερος, περιστερὰν διώκων

ARE δὲ 2 A , \ \ 6 καγὼ ὁὲ ἐξεπηδησα συντόμως νὰ τὸν λάοω,

TETE TA \ 7 / \ \ δύ HO ἁπλώσας τὰς χεῖράς μου λαμοάνω χαὶ τοὺς δύο : χαὶ ἐκ σπουδῆς μ Lou τῆς πολλῆς ἔξυπνος ἐγενόμην. » Kat τότ᾽ ὁ πρῶτος cape αὐτὸς ὁ Κωνσταντῖνος, οὕτως ἀνταπεκρίθηχε, τὸν ὄνειρον δηλόνων ᾿"

C7 “Ὁ Ε) DRE e/ 3/

Ν >] \ “ 37 CN € αὶ χαὶ ἀετὸν ὃν ἔόλεπες δοχεῖ ὁ γαμθρός μας ἔνι, χαὶ περιστερὰν Ὧν ἔδλεπες ἐστὶν ἣ ἀδελφή νας" χαὶ θεωρεῖτε, βέλτιστοι, μὴ τὴν χὰ ΧΟΠΟΙΉσΉ ᾿" ἀλλ᾽ ἂς καδαλλικεύσωμεν, καὶ ἂς περιγυρισθῶμεν ἔνθα εἶδες τὸν ὄνειρον μετὰ τῶν ἱεράχων. D

Οἱ πέντε καθαλλίκευσαν, ᾿ς τὴν Λρυκοπεθρφῇ ἄλθον, τοὺς ᾿Αραθίτας εὕρησαν, PAR τῶν ὀνείρων, ὅμως τοιδε πρὸς αὐτοὺς Ve τοὺς ἐλάλουν *

10 , # , U4 2 5 τί ὧδε ἐπεζεύσατε, οὐχ ἤλθετε εἰς οἶχον ; » °F; -“ δέ NUE PONS 0%

χεῖνοι δέ, UN ἔχοντες τί ἀνταποχριθῆναι,

294. σχοτείας. --- 298. χιόνα, paroxyton dans le ms. Nous reculons

l'accent à cause du rhythme. χαὶ σέθη. — 304. δηλώνων. —312. ἀρραθἴτας εὕρωσαν.

Comment pendant son sommeil le petit frère de la jeune fille vit en songe ce qui se passait.

Le plus jeune frère de la jouvencelle vit donc toute cette affaire en songe. Il se lève dans l'obscurité et dit à ses frères : « J’ai eu une vision cette nuit. Des éperviers me sont apparus sur Leucopétra; j'ai vu aussi un aigle aux ailes d’or poursuivre une colombe blanche comme la neige et entrer dans la chambre où dort notre beau-frère avec notre sœur. Et moi, je me suis aussitôt élancé pour le prendre; j'ai étendu mes mains, je les ai saisis tous deux, et, dans ma grande précipitation, je me suis réveillé. » Alors Constantin, l’ainé des frères, expliqua le songe de cette façon : « Les éperviers que tu as vus sont des hommes ravisseurs ; l’aigle que tu as vu est, ce me semble, notre beau-frère, et la colombe que tu as vue est notre sœur. Veillez, mes bons amis, à ce qu'il ne la maltraite pas. Montons à cheval et allons faire un tour là où tu as vu en songe les éperviers. »

Ils montèrent tous cinq à cheval et se rendirent à Leucopétra. Conformément au songe, 115 y trouvèrent les Arabes et leur dirent en raillant : « Soyez les bienvenus, seigneurs, éperviers de notre beau-frère. Pourquoi êtesvous descendus ici au lieu de venir à la maison? » Ceux-ci,

ne sachant quoi répondre, leur avouent bon gré mal gré la

30 BASILE DIGENIS AKRITAS.

ἄχοντες, μὴ βουλόμενοι, τὴν ἀλήθειαν λέγουν" (p660c γὰρ ἀπροσδόχητος ἀλήθειαν ἐχφαίνει, ὁ δὲ γὲ προσδοχώμενος γεννᾷ ἀπολογίαν.) 4, NS , Σ

Oùs παρευθὺς λαξόμενοι εἰς τὸν ἀμιηρᾶν Ἤλθον. ἮΝ 75 » 7 ε \ Ν >

? \ u TA / \ > “εἰρωνιχὰ ἐφθέγξαντο τοιάδε πρὸς ἐχεῖνον.

« ἀμηρᾶ, τοιαύτας σὺ τὰς γνώμας ὑπεσχέθης, 325 βουλόμενος ἐσύστερον ἡμᾶς χωρίσαι ταύτης τῆς ἀδελφῆς τῆς ποθητῆς, τῆς πανωραιοτάτης; 2 \ Ἢ) Ne > / LU Ἰδοὺ φαρία σοὶ ἔστειλαν ἐπίλεκτα, δρομαῖα, ἀγένεια παλληκάρια ἀπὸ τῶν ᾿Δραδίτων :

χαὶ εἰ τοιαῦτα βούλοιο χαὶ μελετᾷς ποιῆσαι 330 ὥστε χρυφίως φεύξασθαι ἀπὸ τῆς Ρωμανίας, \ , r 3/ \ τ 72 7 τῊν ἀδελφήν μας ŒONGOV, τὸν παῖδά σου χατάθου’ ἡμεῖς αὐτὸν ἐχθρέψομεν, θεὸς ἔχδικος ἔστω ! ς ΤΌΣ] Σὺ δὲ, φίλε ἡμῶν yauboé, χαὶ πρῶτε τῆς Συρίας, eva λαρὼν ἃ ἔφερες, πορεύου ἔνθα βούλει. »

240 ἔχων TE λύπην ἄπειρον τὸν χωρισμὸν τῆς χόρης.

TROISIÈME LIVRE. 31 vérité. Une frayeur soudaine produit la franchise, tandis qu'une crainte prévue enfante les excuses.

« Hier, dirent-ils, nous nous sommes attardés, et nous avons fait halte 10]. »

Les cinq frères les prirent avec eux et allèrent trouver l'émir ; ils l’injurièrent, comme c’était leur droit, et lui adressèrent ces propos ironiques.

Comment les frères de la jouvencelle insulterent leur beau-frère, à cause de ses mystérieux desseins.

« Ὁ émir, sont-ce là les promesses que tu nous as faites? Tu veux donc nous séparer à l'avenir de notre ravissante et bien-aimée sœur? On t'a envoyé des chevaux de choix, de rapides coursiers et de jeunes guerriers arabes. Si tu te proposes de quitter secrètement la Romanie, si telle est ta résolution, délaisse notre sœur, abandonne ton enfant, nous l’élèverons, et que Dieu soit notre vengeur ! Quant à toi, cher beau-frère, le premier de la Syrie, reprends ce que tu as apporté et va-t'en où tu voudras. »

L'émir, entendant ces paroles accusatrices, n’eut pas le courage de prononcer un mot, d’articuler une réponse ; mais, couvert de confusion, en proie à la crainte et à la tristesse, dévoré d'inquiétude, comme un étranger, muet, terrifié, 1l se tenait debout, considérant comme le plus

grand des malheurs d’être séparé de la jeune fille.

BASILE DIGENIS AKRITAS.

Abby δὲ τὴν ὁμόζυγον ἐμοαίνει εἰς τὸ χουδοῦχλιν. ὑπέλαξε δὲ δι’ αὐτῆς ἡ πρᾶξις γνωρισθῆναι᾽ ΕῚ \ ἌΣ, \ e/ x , PER. 4 οὐ γὰρ ἐγίνωσχε λοιπὸν ὅτι θεὸς χατ᾽ ὄναρ , ! τ , a. \ 7 Ξ Ὁ ἐδήλωσε τοῖς ἀδελφοῖς τὴν χρυπτομένην πρᾶξιν" χαὶ λέγει " « πῶς ἐποίησας τοῦτο ; » μετὰ δαχρύων, « τοιαῦτα πράττουσιν οὐκοῦν οἱ εὐγενεῖς, φιλτάτη ; , OU 7 \ \ 5 Ψ ’ οὐ πᾶσαν γάρ μου τὴν βουλὴν σοὶ ἀνεθέμην μόνῃ ; οὐχ ὑπεσχέθης μοι ἐλθεῖν μετὰ περιχαρείας ; Un σὲ ἡνάγχοισα ἐγώ, un σὲ ἐδιασάμιην 3 μᾶλλον δὲ παρεκάλεσα ἔχειν σε συνοδίαν,

\ \ EN #4 \ A € / χαὶ μετὰ σοῦ συγχαίρεσθαι, καὶ πάλιν ὑποστρέψαι :

Σὺ δέ, un ἔχουσαι θεοῦ φόδον πρὸ ὀφθαλμῶν σου,

\ \ / ᾽ ? ᾽ ms 2 / / σὺ δὲ θανάτῳ ἀντ᾽ αὐτῶν ἐπροεξένησάς μοι.

Βλέπε χαλῶς un rapab hs τοὺς ἐν τῷ μέσῳ ὅρχους,

\ » 17 = A 3/ ς / TOY ἐρῶτα pen ἀρνισθῇς ον ἐχομεν οι δύο ᾿

Titre. pret. --- 348. περιχαρίας. — 353. ἀνήγχειλας. φονεῦσε. --- 900. ἐγεγόνης. --- 361. πίστην. --- 362. ἐπροέξνισάς (sic). --- 364. οἵ au lieu de ὅν.

Comment l'émir s’entretint avec la jouvencelle de l’insulte qu'il avait recue.

L'émir prend son épouse et entre dans sa chambre, convaincu que c'était elle qui avait tout révélé, car il ignorait que Dieu avait dévoilé en songe à ses frères cette mystérieuse affaire. ΠῚ lui dit avec larmes : « Comment as-tu fait cela? Est-ce donc ainsi, ma bien-aimée, qu'agissent les gens bien nés? Ne t'ai-je pas confié tout mon projet, à toi seule? Ne m'as-tu pas promis de m'accompagner avec joie? T'y ai-je contrainte ? Aï-je usé de violence ? Ne t’ai-je pas au contraire suppliée de me suivre, afin de te faire partager mes joies et de revenir ensuite avec toi? Mais toi, n'ayant pas la crainte de Dieu devant les yeux, tu as tout appris à tes frères, et ils veulent me tuer. Ne te rappelles-tu pas ce qui s’est passé dans le principe entre nous? As-tu oublié tous mes bienfaits ? Je t'ai tenue captive et tu es devenue ma maîtresse. Je t'ai prise esclave à ta famille et je suis devenu en quelque sorte ton esclave. Ta volonté a été faite, tes désirs accomplis ; j'ai, tu le sais, été ton prisonnier. Pour ton amour, je suis venu en Romanie, pour toi j'ai renoncé à mes parents et à ma croyance, et pour tout cela, toi, tu as causé ma mort. Prends bien garde de ne pas violer nos serments, de ne pas renier l'amour que nous avons l’un pour l’autre; si tu m'exaspères, si tu affliges

BASILE DIGENIS AKRITAS.

εἰ δὲ παραπικράνεις με καὶ τὴν ψυχήν μου θλίψεις, πάντως νὰ σύρω τὸ σπαθὶν νὰ σφαγῶ, ἢ νὰ σφάξω! (ἄνδρας γὰρ χτείνει ὁ πόλεμος, τοὺς δὲ δειλοὺς h νόσος), χαὶ σὲ τὰ εὐγενικόπουλα πάντοτε λοιδοροῦσιν, € \ 1e » ὃ A / / ὡς μη φυλάζασαιν ŒVO POS μυστήριο, φιλτάτη ᾿" ὃν εἶχες γὰρ ἀνασασμὸν χαὶ παρηγόρημά σου, > N/ / € / ͵ ἀδίκως θανατώσουσιν οἱ ἀδελφοί σου, χόρη.

Ὡς τὸν Σαμψὼν ἡ Δαλιδὰ παρέδωχε σφαγῆναι, (F. 11.) οὕτω χαὶ σὺ τὸν φίλτατον χαὶ περιπόθητόν σου ! » Tadra εἰπὼν ὁ dun ρᾶς τῇ χόρῃ μετὰ πόνου.

Πᾶς γὰρ ὁ πταίων ἕτοιμον ἀπολογίαν ἔχει, € δὲ \ / \ \ 2 “ \ 9 ὁ δὲ UN πταίων τὴν σιγὴν ἔχει τοῦ Un λαλῆσαι.

Μόλις δὲ τὸ κοράσιον εἰς ἑκυτὴν ἐλθοῦσα 3/ - \ 5 \ \ 3 / ÉQNGE ταῦτα πρὸς αὐτὸν μετὰ πολλῶν δακρύων $ « οὐκ ἔστι τοῦτο, αὐθέντα μου, βουλήν σου φανερῶσαι : εἰ γὰρ αὐτὸ πεποίηκα πυρίκαυστος γενοίμην, παράδειγμα ἐν τοῖς λοιποῖς πᾶσι τοῖς ἐν τῷ χόσμιῳ, ὡς τοῦ ἀνδρὸς μυστήρια χατάδυηλα ποιοῦσα. »

/ \ τὴ 5 CU 3 / \ / Βλέπουσα γὰρ τὸν ἀμιηρᾶν αὐξάνοντα τὴν λύπην, παράφρονα γενόμενον ἐκ τῶν πολλῶν δακρύων,

TROISIÈME LIVRE. ν᾿ τὰ mon âme, je üirerai mon épée pour me donner la mort ou pour la donner ! Car la guerre tue les hommes de cœur, et la maladie, les Tâches. Quant à toi, ὃ ma bien-aimée, les sens de bien t'insulteront éternellement pour n'avoir pas gardé les secrets de ton époux. Celui qui était ton souffle, ta consolation, jeune fille, tes frères vont le faire mourir injustement. Comme Dalila livra Samson à ses bourreaux, ainsi tu livres ton chéri, ton bien-aimé. »

L'émir parla ainsi avec tristesse à la jeune fille, dans la pensée qu’elle avait révélé ses projets, car l'amour outragé engendre les paroles injurieuses. La jouvencelle, entendant ces reproches, resta muette, debout, et merveilleusement calme pendant de longues heures ; car le coupable ἃ toujours une excuse toute prête, et l'innocent ne sait que

garder le silence.

Comment la jeune fille intervient par ses prières entre ses frères et son époux.

À peine revenue à elle, la jouvencelle lui répondit, en versant d'abondantes larmes : « Je n’ai pas, ὃ mon maître, révélé tes desseins. Si je l'ai fait, puissé-je être brûlée et servit ainsi d'exemple à tout le reste du monde, pour avoir divulgué les secrets de mon mari ! »

Voyant croître la douleur de l’'émir, le voyant affolé

BASILE DIGENIS AKRITAS.

(τὸ γὰρ πολὺ τῆς θλίψεως γεννᾷ παραφροσύνην), ἐντεῦθεν καὶ παράλογα τινὰ κατατολμᾶται, μήπως KO γὰρ τὴν ἑαυτὴν τῷ ξίφει ἀναλώσῃ, ἐξῆλθε πρὸς τοὺς ἀδελφοὺς βοῶσα, τρυχωμιεένη ᾿" « ὦ ἀδελφοὶ γλυχύτατοι, τί μάτην ἐνοχ λεῖτε τὸν μήπω ἀδικήσαντα, ; ἰδοὺ γὰρ ἀποθνήσχει !

Διὰ τὸν θεόν, χαλοὶ ἀδελφοί, un ἀποθάνη ἀδίχως ὃς δι ἐμὲ ἠρνήσατο γένος χαὶ τὴν πατρίδα,

᾽ \ \ ἘΠ 3. 1,3 vw f » ͵ οὐ γὰρ ποτὲ οὖν κατ᾽ ἐμοῦ κακόν τι ἐδουλήθη : ἀρτίως δὲ φοδούμενος μητρὸς αὑτοῦ κατάραν εἰς τὴν Συριὰν ἀπέρχεται συντόμως ἐπιστρέψαι 5 .- / \ ! “δ \ \ 1 ἐξεῖπε γάρ με τὴν βουλήν, ἔδειξε χαὶ τὸ γράμμα. Kat πῶς ὑμεῖς πτοούμενοι τὴν μητρικὴν κατάραν, μόνοι χατετολμήσατε ἐλθεῖν εἰς μυριάδας, χαὶ πόλεμον συνάψαντες μέγιστον εἰς χλεισούρας, un φοσηθέντες θάνατον παρὰ μητρὸς κατάραν ;

« σὲ πάντες ἔχομεν ψυχὴν χαὶ bound iv μόνην, χαὶ τοῦτο ἀχρίδειαιν ἔχομεν ἵνα χαχὸν μὴ πάθης" ᾽ \ \ / \ DEMAIN 2 A 2 / ἐπεὶ δὲ βούλει καὶ αὐτὴ ὁδεύειν σὺν ἐχείνῳ,

TROISIÈME LIVRE. 37 par les pleurs (car un chagrin excessif produit la démence), et craignant que, dans un accès de délire, il ne la tuât avec son épée, la jouvencelle, jetant des cris, épuisée, alla trouver ses frères, [et leur dit] :

« Ὁ mes très-doux frères, pourquoi tourmenter inutilement celui qui n’est pas coupable ? Car sa mort est certaine ; il va se tuer dans une attaque de folie. Au nom de Dieu, mes bons frères, qu'il ne meure pas injustement, celui qui ἃ renoncé pour moi à sa famille et à sa patrie, car il ne m'a jamais voulu de mal. Mais maintenant, redoutant la malédiction de sa mère, il se rend en Syrie et 1] reviendra dans un bref délai ; 1] m'a fait connaître ses projets et m'a aussi montré la lettre. Et, vous autres, ne craignez-vous pas comme lui la malédiction maternelle? Vous avez osé affronter seuls des myriades d’ennemis, engager dans les défilés une guerre acharnée, et vous n'avez pas eu peur de la mort, mais des anathèmes de notre mère. Et, lui aussi,

c'est par crainte de pareils anathèmes qu'il veut partir. »

Et, en parlant ainsi à ses frères, la jouvencelle versait des larmes brülantes et s’arrachait les cheveux. Mais eux, ne pouvant supporter de voir leur sœur chérie se lamenter, ils lui adressent ces paroles de consolation : « Toi seule, tu es notre vie et notre joie à tous, et notre plus cher désir est d'écarter de toi toute chose fâcheuse. Puisque tu veux partir avec lui, qu'il jure devant Dieu de revenir et nous prie-

rons ardemment pour que votre voyage soit heureux. »

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