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γραφὴν γὰρ προσδεξάμενος pnroùs ἀπὸ Συρίαν,
πᾶσι γὰρ δίχαιον ἐστὶ γονεῖς UN παρακούειν. »
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ὡς πάντα, μὲν καταφρονεῖν αὐτῷ δὲ προσηνέχθαι. Kai βλέποντες τὸ ἀντάλλαγμα τοῦ ἀμιηρᾶ οἱ δοῦλοι εὐθὺς ἀνταποχρίνονται πρὸς αὐτὸν τὰ τοιαῦτα ᾿
Kat, ὅτε ἐκατέλαθον εἰς τὰς δεινὰς χλεισούρας, = \ \ 3, “εὔρον λέοντα φοδερὸν TOY ἔλαφον χρατοῦντα" τέ [1 NA Cu > / “ὦ τ ἘΣ -Ὁ-Ὁ € ? “-- 402 ὡς δὲ τοῦτον ἐσχέψαντο τοῦ ἀμιηρᾶ οἱ ἀγοῦροι, ἅπαντες ἐπτοήθησαν χρυδέντες εἰς τὰ δάση:
n’y ἃ pas de lacune indiquée ici dans le ms. — 458, ἀντάλαγμα. —
Christ, qui juge tout avec justice; ear il est un juge équitable, et, au jour terrible, il traitera chacun justement et selon ses mérites. »
« Si je fais cela, ma bien-aimée, répondit l’émir, et si je méconnais notre mutuel amour et si j'attriste ton cœur, ὃ ma toute belle, que le Christ qui juge la justice me châtie ! J'ai reçu de Syrie une lettre de ma mère et je me suis décidé à partir par crainte de sa malédiction, ear il est juste que tous obéissent à leurs parents. » On tint donc conseil, des serments furent prètés, et tous firent leurs adieux à l’'émir avec une grande joie. Et 1] commença à chanter et dibcect : 1.
Lacune.
[Elle jure] de mépriser tout. et de n’appartenir qu’à lui. Témoins de l'échange, les esclaves de l’émir lui tiennent ce langage : « Maitre, dressons les tentes où tu désires. Tu ne nous verras pas céder à la paresse. » Ils parcoururent
chaque jour trois étapes.
Comment l’émir tua un lion sur sa route.
Lorsqu'ils atteignirent les terribles défilés, ils trouvèrent un lion redoutable qui tenait une biche. A cette vue, les
gens de l’émir furent tous saisis de frayeur et se cachèrent
2 BASILE DIGENIS AKRITAS.
\ \ LA ᾽ ΄΄ω \ \ 7 5 χαὶ λυπηθεὶς ὁ ἀμηρᾶς πρὸς τὸν λέοντα εἶπεν " « πῶς σύ γε κατετόλμησας, δεινότατον θηρίον, χαὶ παρεμπόδισας ὁδὸν ἐρωτικῆς φιλίας; LE δὲ \ » ΟἹ 5.57 \ Je 47o ἐγὼ δὲ τὴν ἀνταμοιθὴν ἀξίαν σοὶ παρέξω. » Kai ῥαδέαν τὸν ἔχρουσεν ἄνω εἰς τὸ μετῶπιν, \ fn DE. 2 - 7 / νεχρὸς εὐθὺς ἐπέμεινεν εἰς γῆν ἐξηπλωμίένος.
Kat παρευθὺς προσέειπε τοὺς ἑαυτοῦ ἀγούρους " « ὀδόντας ἀνασπάσατε ἅπαντας τοῦ θηρίου, ς 3 “Ὁ A - [4 475 ὁμοίως καὶ τοὺς ὄνυχας τοῦ δεξιοῦ ποδός του, ἵνα φορέσωμεν αὐτοὺς τὸν ποθητὸν υἱόν μου, τὸν Διγενὴ Καππάδοκα Βασίλειον τὸν ᾿Αχρίτην, + ὅταν, θεοῦ θελήματι, εἰς Ρωμανιὰν ἐλθῶμεν. » Kat πάλιν ἐπορεύοντο μετὰ σπουδῆς τὸν δρόμον, ΔΒ ΤῸ 4δο ἀλλήλοις προτρεπόμενοι τοῦ βαδίζειν ποοθύμιως : οὐδεὶς NY τούτων ῥάθυμος, οὐδεὶς μετέσχεν ὕπνου, ἔρως ὑπῆρχεν εἰς αὐτοὺς οἷον οὐχ εἶδεν ἄλλος. Ὅτε δὲ ἐπλησίασαν εἰς τοῦ Ῥουχᾶ τὸ κάστρον, er Ὁ" La y τὸ ὁ ἀμιηρᾶς προσέταξεν σχηνὰς ἔξωθεν στῆναι, 485 χαὶ δύο ἐκ τῶν ἀγούρων του ἔπεμψεν εἰς τὸ κάστρον, ὅπως εἴπωσι τῇ μητρὶ τὴν ἐπάνοδον τούτου :
Ἡ μήτηρ δέ, ὡς ἔμαθεν τὴν ἔλευσιν ἐχείνου, τοῦ υἱοῦ τῆς τοῦ dump, τοῦ θαυμαστοῦ τοῦ ξένου, 490 οὐχ ἔστιν ὅστις ἐξειπῇ Ὡς χαρμονῆς ἐπλήσθη, μικροῦ γὰρ HAL ὠρχήσατο ἀπὸ περιχαρείας,
TROISIÈME LIVRE, 43 dans les bois. L’émir, vivement irrité, dit au lion : « Comment, bête très-féroce, as-tu osé barrer le chemin à l’amoureuse affection ? Je vais t’en récompenser comme tu le mérites. » Et, lui assénant un coup de massue sur le front, 1] l’étendit raide mort à terre. Et l’émir dit à ses gens : « Arrachez à l’animal toutes ses dents et les ongles de sa patte droite, afin que nous les portions à mon fils chéri, le Cappadocien Basile Digénis Akritas, quand, avec la volonté de Dieu, nous retournerons en Romanie. » Et ils s’empressèrent de se remettre en route, s’exhortant entre eux à marcher résolûment. Personne n’était paresseux, personne ne prenait de sommeil. Π] y avait en eux une affection telle que jamais on n’en vit de semblable. Quand ils furent près du château d'Édesse, l’émir donna ordre de dresser les tentes hors des murs et envoya dans la forteresse deux de ses gens annoncer son retour à sa mère. Ils s’y rendirent
en toute hâte et exécutèrent les ordres de l’émir.
Comment l’émir arriva au château d’Edesse, et comment sa mère et ses gens allèrent à sa rencontre.
À la nouvelle de l’arrivée de l’émir son fils, le célèbre étranger, sa mère éprouva une allégresse inexprimable ;
peu s’en fallut qu'elle ne dansât de joie. Tous les pa-
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ὡσαύτως χαὶ OÙ συγγενεῖς HAL οἱ γνήσιοι πάντες ἐξήλθοσαν μετὰ χαρᾶς εἰς ἀπάντησιν τούτου " °f\/ \ » 1 \ \ ΩΣ / εὐθέως γὰρ ἐπέζευσαν χαὶ τὸν ἐπροσεχύνουν, φέροντες δάκρυα χαὶ χαρὰν ὅθεν οὐ προσεδόχουν ᾿ χαὶ πρὸς βραχὺ θρηνήσαντες χαρὰν εἶχον μεγάλην, χαὶ χατησπάζοντο αὐτὸν ἐχ πόθου ὥσπερ ξένον : ? "4 \ LA EU , » \ La (4 εἰς μέρος μὲν OÙ συγγενεῖς, εἰς ἄλλο δὲ ἣ UNTNP, περιπλεχόμενοι αὐτόν, συγχαίροντες ἀχλήλοις, χαὶ χωρισμὸν ὃν ἔλιπεν οὐδόλως μνημονεύουν " ὅμως δὲ πάντες μετ᾽ αὐτοῦ Ὥλθον εἰς τὰ οἰκεῖα, χαὶ τίς δύναται ἐξειπεῖν χαὶ σαφηνίσαι πάντα ἐκεῖνα τὰ γινόμενα. ἐν ἐκείνῳ τῷ οἴκῳ ; 20? IN / "7 ὃ / > “τὖ οὐδ΄ εἰ χαρδίαν ἔχοιτο σιδηρέαν ἐχεῖνος, no "» / / \ δέ ν 3, οὐδ᾽ εἴπερ δέχα στόματα χαὶ δέκα γλώσσας ἔχει, χαὶ τὴν φωνήν του στερεάν, καὶ χάλκεον τὸ NTOP, τὰ φαητά, τοὺς πότους τε χαὶ τοὺς χοροὺς ἐχείνους, κιθάρας τε HA φόρμιγγας, σύριγγας καὶ τυμπάνους ; ἀφοῦ δὲ πάντες ἔφαγον χαὶ ἔπιον χαρέντες, χαὶ πάντων ἐχορέσθησαν τῶν ἡδέων ἐχείνων, ἤρξατο τότε ἐρωτᾶν τὸν ἀμηρᾶν ἣ μήτηρ᾽ «Ὦ 5 / τω -“ ΕῚ τ, “ / « υἱέ μου ὦ παμφίλτατε, φῶς τῶν ἐμῶν ὀμμάτων; à / ss 5 , 5 2 EC L.
χαὶ παραμύθιον ψυχῆς τῆς ἐμῆς ἐν τῷ γήρει, (F-15854 \ 5 / ᾽ / (2 UNE) \ / TO ἀγαλλίαμα ἐμόν, Ἢ ἐμὴ θυμηδία, 7 “" 9 / / ? “ / τί τοσοῦτον ἐδράδυνας, τέχνον, εἰς Ῥωμανίαν ; ’E \ f \ CRT ΄ - δ᾽ . θόλ γὼ γάρ, μὴ ὁρῶσά σε, φῶς οὐχ εἶχον καθόλου, 3/ 2 \ (4 L/4 - LU \ ΄ οὔτε βλέπειν τὸν ἥλιον, οὔτε ζῆν εἰς τὸν κόσμιον. / C7 PE Fe 3/ \ f Π|Ὰλιν, υἱέ μου, λέγω σοι, πῶς ἔχεις μετὰ χορὴς
TROISIÈME LIVRE. #5 rents et les proches de l'émir, au comble de la joie, vinrent également au-devant de lui; ils mirent pied à terre et le saluèrent en versant des larmes de joie, contrairement à leurs prévisions. Leurs gémissements de quelques jours firent place à une immense allégresse, et ils l’'embrassèrent affectueusement comme un étranger. D'un côté ses parents, de l’autre sa mère l’enlacaient de leurs étreintes, se félicitaient mutuellement, et ne se souvenaient plus du temps qu'il était resté absent et séparé d'eux. Cependant tous l’accompagnèrent dans son palais. Et quel serait l'homme capable de dire et d'exposer tout ce qui se passa dans cette demeure? Eût-il un cœur de fer, eût-1l dix bouches, eùüt-il dix langues, une voix puissante, une poitrine de bronze, il ne pourrait énumérer tous les mets et sorbets, et les danses au son des cithares, des lyres, des flûtes et des tambours. Quand tous se furent livrés au plaisir du boire et du manger, quand ils furent repus de ces choses savoureuses, la mère de l’émir se mit à le questionner :« Mon fils bien-aimé, lumière de mes yeux, consolation de mon âme dans ma vieillesse, ὃ mon allégresse et ma joie, pourquoi, mon enfant, es-tu si longtemps resté en Romanie ? Privée de te voir, je n'avais plus de lumière, 1] m'était impossible de regarder le soleil et de vivre en ce monde. En quels termes es-tu, je te prie, mon fils, avec cette jeune fille que
tu aimes, cette ravissante jouvencelle, pour laquelle tu as
Kat τί τοῦτο πεποίηκας, τέκνον ; οὐκ ἐφοσήθης
Ψ \ Ὁ (EX 4 2 / LV pen σοὺ OL Apabec στερησουσιν ἐχ πάντων:
"Evo, γλυχέα uATéo μου. ὁ ἀμηρᾶς ἀντέφη οτος ΓΕΘ ΟΣ SAR ΦῊ; τῆς γραφῆς σου ὡς ἤχουσα χαὶ φοδηθεὶς κατάραν, παρευθὺς βουλὴν ἔλαδον, βουλὴν μετὰ τῆς κόρης, εἴπερ θελήσει νὰ ἔλθωμεν ἐνθάδε μετ᾽ ἐκείνης. Ἐκεῖνοι δέ, οὐκ οἶδα πῶς, οἱ γυναικάδελφοί μου
-μ \ \ , / 2 ΠΝ / \ 5 πῶς τὴν βουλὴν ἐμάθασιν, οὐχ οἶδα τίς τὴν εἶπεν, 37 se \ , - ᾽ / ra ΡΤ ἴσως εἰ ὁ θεὸς αὐτοῖς ἐπέδειξε χατ ὄναρ, διότι, ἐγὼ ἠξεύρω το, ἢ κόρη δὲν τὸ εἶπεν,
5 A / \ \ 3, \ / αλλὰ πᾶντα μᾶς τὰ χρυπτὰ ἔνδον τῆς τὰ φυλάττει" αὐτίκα. τε μετὰ θυμοῦ καὶ μετ᾽ ὀργῆς μεγάλης, ἀπειλικῶς μ᾽ ἠλέγξαντες, ἀγριωδῶς ἰδόντες, χαὶ εἴπασί μοι τὴν βουλήν, ἣν ἐγὼ κρυφῶς εἶχον * αὶ / 3/ 2 f 3/. De, EN Clé RTS koi, εἴπερ λόγον ἔλεγον ἐγὼ ἐχέίνοις τότε,
σπαθία Ἢ κοντάρια λθον ἂν πρὸς μ᾽ ÉDOXOUV ’
TROISIÈME LIVRE. ΠῚ renié ta foi, abandonné ta patrie, tes femmes, tes enfants, tous tes parents et tous tes amis, celle pour laquelle tu as tout oublié, méprisé le pouvoir et dédaigné les richesses ? Tous te donnaient leurs suffrages pour être roi, toute la Syrie te tenait pour un brave, et c’est toi-même, mon fils, qui as mis des entraves à ta prospérité, car, à cause d’une Grecque, tu as tout perdu. Pourquoi as-tu agi de la sorte, mon enfant? Ne crains-tu pas que les Arabes ne te dé-
pouillent de tout? »
Comment l’émir raconte ses aventures à sa mère.
« Ma douce mère, répondit l'émir, après avoir pris connaissance de ta lettre, et redoutant ta malédiction, je résolus aussitôt, de concert avec la jeune fille, de venir iei avec elle, si elle y consentait. Mais ses frères apprirent, je ne sais comment, ma résolution; j'ignore qui la leur révéla, peut-être est-ce Dieu qui la leur fit connaître en songe, mais ce n'est pas, je le sais, la jeune fille qui les en informa, car elle garde au fond de son cœur tous nos secrets. Aussitôt, pleins de courroux et outrés de colère, ils m'accablèrent de reproches et de menäces ; puis, me lançcant des regards farouches, ils me parlèrent dé la résolu-
tion que je tenais cachée. Et si je leur eusse aloïs répondu
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BASILE DIGENIS AKRITAS.
μόνον αἰσχύνης ἔμπλεως γενόμενος χαὶ φόδου, βλέπων καὶ τοὺς ἐλέγχους μου ἱστάμιην Un φωνήσας. Ἡ χόρη δ᾽ ὡς τὸ ἤχουσε ᾿ς τοὺς ἀδελφοὺς ἐξῆλθε, χαὶ λέγει ταῦτα πρὸς αὐτούς" « ὦ ἀδελφοίμιου φίλοι, (F.16.) \ / ! € -Ὁ- \ / » EU τὸν μήπω βλάψαντα ὑμᾶς UN μάτην ἐνοχλεῖτε " ἰδοὺ γὰρ πάντες βλέπουσι ὡς δι; ἐμὲ τὰ πάντα, πίστιν, πατρίδ᾽, ἠρνήσατο καὶ συγγενεῖς καὶ φίλους" νῦν δὲ φοδούμιενος μητρὸς τῆς ἑαυτοῦ κατάραν, εἰς τὴν Συρίαν ἄπεισι ταχέως ἐπιστρέψαι. »
r -»" ὃ ε / / \ SX 7 Ταῦτα δ᾽ ἣ κόρη λέγουσα καὶ δάκρυα ἐκίνει " e Ὁ) CAN / \ 12 € Ἐετῦ Ὁ 7 οἱ Ô ἀδελφοί, un φέοοντες ὁρᾶν θρηνοῦσαν ταύτην, ἅπαντες πρὸς μὲ ἤλθοσαν ὁμοῦ μετὰ τῆς κόρης, συγχώρησίν τ᾽ ἐλάδομεν τῶν πρώην λαληθέντων.
Καὶ τότ᾽ ἐγὼ συγχωρηθείς, καὶ τῆς χειρὸς κρατήσας \ / \ , / 3 / 5 7) τῊν κορὴν ΤῊν EVVEVIXNY, ἡσπάσθημιεν ἀλλήλοις, \ J ΕΣ τ \ 20 / \ 2) “ὃ ΣΈ 1) 2 χαὶ μετ᾽ αὐτὴν τοὺς ἀδελφούς, χαὶ τῆς ὁδοῦ ἠρξάμην. » Τούτους τοὺς λόγους ἀμηρᾶς πρὸς πάντας ἐξηγεῖτο ἐχείνους τοὺς χαθεύδοντας ἐν τῇ λαμπρᾷ τραπέζῃ : ὅτε δ᾽ ἐχάρη ἅπαντας τοὺς συγγενεῖς χαὶ φίλους, 5 \ \ j / 7 Ÿ \ 4 / εἶπε πρὸς TNV μητέρα του TOUGÔE τοὺς λόγους παάλιν᾽ « ἐγώ, γλυχέα μῆτέρ μου, εἰς πολλὰς χώρας Ὥλθον, \ \ / 3 9 / \ \\ ᾽ s Fe χαὶ πολλὰ χάστρ εἐπέρασα, χαὶ γραφας οὐχ ὀλίγας SN (VE) / 2 5 / n / x εἰδὸν TE χαὶ ἐπέρασοα ἐν τῷ παρόντι βίῳ χαὶ ἅπαντα ψευδά εἰσι χαὶ ἀξια γελώτων, μόνον δὲ τὰ τῶν χριστιανῶν ἀγαπῶ ἐκ ψυχῆς μου, ε χαὶ ὁ παράδεισος αὐτὸς εἰς Ῥωμανίαν ἔνι :
TROISIÈME LIVRE. 19 une seule parole, 115 m'auraient, je crois, transpercé de leurs épées ou de leurs lances. Mais moi, accablé de honte et saisi de crainte, en présence de leurs accusations, je me tenais debout, silencieux. Quand la jouvencelle eut appris ces faits, elle alla trouver ses frères et leur dit ceci : « O mes frères chéris, ne tracassez pas inutilement un homme qui ne vous a pas causé la moindre peine, car, chacun le sait, 1l ἃ pour moi tout abandonné : foi, patrie, parents, amis. Et si, redoutant la malédiction de sa mère, 1] part pour la Syrie, il reviendra bientôt. » En parlant ainsi, la jeune fille répandait des larmes, et ses frères, ne pouvant supporter de la voir se désoler, vinrent tous vers moi avec la jouvencelle, et l’on se pardonna ce qui avait été dit précédemment. Ainsi absous, et tenant par la main la noble fille, nous nous embrassämes mutuellement; après elle,
j embrassai ses frères, et puis je me mis en route. »
Telles sont les explications que donna l’émir à tous les convives de ce splendide festin. Quand 1] eut régalé tous ses parents et ses amis, 1l parla de nouveau à sa mère en ces termes : « Ma douce mère, je suis allé dans beaucoup de pays, je suis passé par beaucoup de villes, j'ai vu et lu de nombreux écrits en cette présente vie, et tout est ridicule et mensonger, mais jaime de toute mon âme les pratiques religieuses des chrétiens, et ce paradis est en Romanie. Les chrétiens possèdent la véritable croyance ; et, si quelqu'un
veut marcher dans la voie droite, qu'il me suive et allons
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BASILE DIGENIS AKRITAS.
ἀχολουθείτω σὺν ἐμοὶ va ἔλθωμεν εἰς ταύτην !
" δὲ ᾽ ’ “ ’ ’ / εἴ τις δὲ où θελήσειεν ἰδεῖν ἐχείνην πάντως, ᾿ / \ EU “ > 1% " \ , μενέτω σὺν τοῖς ἅπασι ἐνθάδε εἰς τὸ σχότος "
ΕΞ à \ “ω S' ar. à » , É : νὰ σέρας γὰρ τῶν Σαραχηνῶν ἐν ἀκριδειᾷ γινώσχω,
δ νς δὲ ὑδό εν ε κῶν δ᾽ ἡ ἡνίκα δὲ ηὐδόχησεν υἱὸς ὁ τοῦ ὑψίστου € 7 ᾽ (4 LU ἑκουσίως γε δι᾿ ἐμὲ πτωχείαν ὑπομεῖναι,
«ὟΝ “ AN el S ΞΕ » / χἀμὲ τοῦ ψεύδους ἥρπασε δεινῆς τε τῆς ἀπάτης,
΄“ ns ? Ὁ»
\ er Ὁ οἱ πρόξενοι ἐγένοντο πυρὸς τοῦ αἰωνίου :
ς \ - 9 Fa = | οἱ γὰρ τοιαῦτα σέξοντες εἰς χόλασιν τυγχάνουν, (“. χαὶ εἰς ἀεὶ χαὶ πάντοτε μεγάλως τιμωροῦνται.
\ ΠῚ vw 9 f
\ ? \ Ψ / EN nm € / χαὶ εἰς τὸν ἕνα κύριον, υἱὸν θεοῦ ὑψίστου, τὸν γεννηθέντα ἐκ πατρὸς πρὸ πάντων τῶν αἰώνων, φῶς ἐχ φωτὸς ὑπάρχοντα, ἀληθῶς θεὸν μέγαν,
ἢ = \ / DIN ὃ rire A 5 , δι᾿ οὗ τὰ πάντα ἐγένετο du” ἡμᾶς τοὺς ἀνθρώπους ᾿
\ VA 3 A ,» -Ὁ VA χαὶ γεννηθέντα ἐκ μητρὸς Μαρίας τῆς παρθένου,