‹ Les exploits de Digénis AkritasChapitre 53 sur 78 · KO, 7 MINT ἘΣ · texte numérisé non relu

KO, 7 MINT ἘΣ

ἔτι δὲ βλέψον τὴν φριχτῊν ἐμὴν ἀνδραγαθίαν, \ 4 \ 3 ͵ \ \ \ Eu καὶ πλέον [LE Œ'YATAGOV τὸν σὲ πολλὰ ποθοῦντα. » 7 \ - 7 € D Kai δὴ μικρὸν παραδραμὼν ἈΑχρίτης ὁ γενναῖος, εὐθὺς τὴν χόρην ἔλαθεν ἐχ τῆς χειρὸς ἐχεῖνος. “κ 1295 χαὶ ἀνεχάθισεν αὐτὴν εἰς πέτραν ῥιζιμαίαν \ / » 7 / πὰς [2 LAL TAUTNY ÉTA PNY YELÀEV λέγων τοιοῦτον λογον ᾿ ? Ὁ 4 em / \ βῚ VA VA 3/ « αὐτοῦ κάθου, φῶς μου γλυχύ, χαὶ βλέπε, τίνα ἔχεις. » » ε , \ / ΄ Kai πάλιν ἢ εὐγενιχῊ πρὸς τὸν ἀγουρον λέγει "

( τοὺς ἀδελφούς [LOU πρόσεχε μηδὲν τοὺς ἀδιχήσης. )

1236. περπατεῖ. χαίρει, — 1238. ἐξυπολγθη. --- 1299, εὔγαλεν. ἐχάθησεν. — 1241, βαλλών. — 1247. ἐθάρει. — 1249. ἐτραγώδη. Après ce ᾿ vers on lit: λοίπη à ἀρχὴ του λούγου (sic). --- 1251, ἀνδραγαθείαν. —

CINQUIÈME LIVRE. 105 sa vie, exempt de soucis, heureux en ce monde, et toujours redouté par les peuples de l'univers ! »

Et alors le jeune homme se déchausse promptement, 1] ôte ses bottes et s’assied pour souper. Son repas terminé, il va dans sa chambre, met des brodequins, prend sa lyre qu'il agence à son gré, car 1] était fort habile à jouer des instruments de musique, et, avec des boyaux de brebis tordus, 1l fit des cordes. Ensuite 1l s'équipa de nouveau et se rendit à l'écurie. IT s'élanca sur son merveilleux moreau, celui avec lequel 1] était certain de vaincre, n'importe où il allât. Il prit son épée, 1] prit aussi sa lyre ; 1] frappait sur cet instrument (1), et chantait comme un rossignol...

Lacune.

« Je Lai prise et me suis enfui de ton pays. Considère quelle terrible et éclatante action j'ai accomplie, et aimemoi davantage, moi qui te chéris tant. »

Et le vaillant Akritas s’écarta un peu de la route, prit la jouvencelle par la main, la fit asseoir sur une pierre énorme, et lui tint ce langage : « Assieds-toi ici, ma douce lumière, et regarde quel époux tu possèdes. » Et la jeune fille lui dit : « Aïe soin de ne pas faire de mal à mes

frères. »

(1) Nous verrons plus loin, vers 2004, qu'il se servait pour cela d'une plume d'oiseau, en guise d’archet.

BASILE DIGENIS AKRITAS.

Περὶ τοῦ πῶς ὁ Βασίλειος πολεμῶν διεσχόρπισε (Fol. 36.) τοῦ στρατηγοῦ τοὺς ἄνδρας.

᾽ Li ε 0 , ; ᾽ Εὐθὺς οὖν ἱππηλάλησε καὶ πρὸς αὐτοὺς ἐχτρέχει * «“ 1 7 " 2 ἐδ ΄ ΄ ἕνα προφθάσας ἐξ αὐτῶν δέδωχέ τον σπαθέα, \ ΄ \ 2 ἘΞ: 2 € χαὶ μέσον τὸν ἐχώρισεν σὺν τῷ ἰδίῳ ἵππῳ :

\ 3, ᾽ ͵ , / τοὺς δ᾽ ἄλλους χατεπάτησεν, χπράχτους ἀπεργᾶσας. ΝΣ ΄ ς τ e / Kat ὁ νέος ὡμοίαζεν ὥσπέρ χαλὸν γεράκιν.

e/ \ , ὃ 4\ / \ \ Ἂ / x ὅταν τὴν πέροιχα 10 D, χύπτει χαὶ τὴν λαμθάνει οὕτως ἐσχόρπιζεν αὐτοὺς ἐχεῖνος πολεμίζων" των ΔΝ ἧς CA € ΕΣ 7 τρεῖς ἐξ αὑτῶν ἐγνώρισεν χ᾽ σαν οἱ ἀδελφοί τῆς; δ \ / , οἵτινες χαὶ προσώρμιησαν μόνοι ἀνὸ ραγαθῆσαι,

υ , X \ f τοὺς ἵππους ἐπηλάλησαν, ἤρχοντο πρὸς τὴν XOPNY. ΡΝ ΤΣ ᾽Δ; 7 (: θ νΣ / » , à CLR 2 ν τότ᾽ ὁ ᾿Αχρίτης φοδηθεὶς μήπως αὐτὴν ἁρπάσουν,͵

Kat πάλιν ἐδουλήθησαν ὥστε αὐτὴν ἐπάρειν ᾿ \ ᾽ - € γοργὸν ἐπῆρε τὸ ῥαύδὶν χαὶ προσυπήντησέν τους. € δέ , - δέδ \ -"΄7 " ΄ ῥὁαῦ αν αὐτοῖς ὀέδωχεν μετὰ μικρᾶς ἰσχύος, χαὶ τούτους χατεχρήμνισε; μιηδὲν αὐτοὺς πληγώσας. / € \ € \ 3 \ 4 Tore οὐ marne ἢ στρατηγὸς ἔφθασε μετὰ μόχθου,

ε Tù ε ͵ j τῷ Kat ὡς εἰδὲν ὁ Διγενὴς τὸν πενθερόν του Δοῦχα

ΕΣ \ > ΄ > ἀπὸ μακρὰ ἐρχόμενον, ἐπροσυπηντησέν TOY,

δῆ. — 1201. ἐχώρησεν χεῖσαν. — 1271. ὀπισθαπόδισεν. --- 1212. ἐπάριν. — 1274, ῥαδδαίαν. --- 1275. χατεχρήμνησε. — Titre. στατηγόν. —

Comment Basile combattit et défit les hommes du général.

Il excite aussitôt son cheval et court sur eux ; il en atteint un, lui donne un coup d'épée, et le fend en deux, lui et son cheval: 1] foule les autres aux pieds et les réduit à l’inaction. Comme un bon épervier qui, quand 1] aperçoit une perdrix, fond sur elle et la saisit, ainsi le jeune guerrier dispersait ses ennemis. Il reconnut que trois d’entre eux étaient les frères de la jeune fille, venus seuls pour faire des prouesses ; 115 avaient excité leurs chevaux et s'étaient avancés jJusqu'auprès de leur sœur. Akritas, craignant qu'ils ne la lui enlevassent, marcha vers eux et les fit battre en retraite. Mais comme 115 essayaient de nouveau de s'emparer de la jouvencelle, Akritas saisit sa massue, s’'élança sur eux, leur en asséna un coup avec peu de force et les désarconna, sans toutefois les blesser. Alors le général leur père, pleurant et se lamentant, arriva, non

sans peine, pour voir sa fille.

Comment Basile, les mains jointes, présenta ses hommages au général.

Lorsque Digénis vit venir de loim Ducas son beau-

père, il alla au-devant de lui, et, joignant les mains, s'em-

108 BASILE DIGÉNIS AKRITAS.

1280 χαὶ τὰς γεῖρας δήσας ταχὺ ἐπροσεχύνησέ τον, \ - / / \ - » 7 χαὶ ταῦτα λέγει σύντομα μετὰ πολλῆς ἀγάπης" « εὔχου με, κύρι στρατηγέ, μετὰ τῆς θυγατρός σου, συγχώρησον, αὐθέντα μου, μηδὲν μὲ καταμέμφῃ " οἱ ἄγουροί σου χωρικοὶ τοῦ ᾿χρούειν καὶ λαμθάνειν, 1285 μικρὸν αὐτοὺς ἐπαίδευσα, τοῦ μὴ λαθεῖν ἐκείνους. Kai πλέον pndèv λυπηθῇς, καλὸν γαμιρὸν ἐπῆρες, Ι εἰς χόσμον ἂν ἐγύρευες, κάλλιον οὐχ εὑρίσχεις᾽ , \ SAND PR 0 τω , ἢ , 3 Ν “ » / Ÿ οὐ γὰρ εἰμὶ ἐξ ἀγενῶν, οὐδ᾽ ἀπὸ τῶν ἀνάνδρων, / s\ A 1e ΕΣ / / χαΐί͵ ἂν ποτὲ προστάξης με εἴς τινάς σου δουλείας, / / \ τ \ DAS 1290 τότε βεδαιωθείγς ἂν οἷον yaubodv ἐπῆρες. » Kat παρευθὺς ὁ στρατηγός, χεῖρας εἰς ὕψος ἄρας χαὶ ὄμματα πρὸς ἀνατολάς, τῷ θεῷ ηὐχαρίστει « δόξα σοι, λέγων, ὁ θεός, ὁ τὸ συμφέρον πάντων οἰκονομῶν τὸ καθ᾽ ἡμᾶς σοφίᾳ τῇ ἀρίστῃ, 1205 εὐχαριστῶ σε, κύριε καὶ ποιητὰ τῶν ὅλων, εἰς τὴν φιλανθρωπίαν σου τὴν πρὸς ἐμὲ δειχθεῖσαν, (ΡΞ) ὡς γὰρ αὐτὸς ηθέλησας τοιοῦτον ἐγεγόνει, χαὶ ἐδωρήσω μοι γαμόρόν, ἀνδρειωμένον νέον. » Κ᾽, ἐπιστραφεὶς πρὸς τὸν γαμίόρόν, λέγει αὐτῷ τοιάδε" 1300 « ἄρον, παγχάλλιστε γαμθρέ, ἣν ἔλαθες ἐκ πόθου, οὐκ ἂν μόνος ἐτόλμησας τοιοῦτον ὃ ιαπράξαι : χαὶ δεῦρο ὑποστρέψωμεν εἰς τὸν ἐμὸν γὰρ οἶχον, \ \ 1, \ / 5 - Ψ χαὶ un λογίζου πονηρὸν τί παρ᾽ ἐμοῦ γενέσθαι, ct >] 3. τα “ ! N sé 1305 ἀλλ᾽ ἵνα συμιφωνήσωμεν, ποιήσωμεν τοὺς γάμους, λάθῃς δὲ χαὶ τὴν προῖχά σου ἐκ ταύτης τῆς ἡμέρας" χιντηνάρια εἴκοσι νομίσματα παλαῖα, βεστιάρια τιμνητὰ πενταχοσίας λίτρας,

CINQUIÈME LIVRE. 109 pressa de le saluer, puis il lui adressa ces paroles pleines d'affection :

« Général, mon seigneur et mon maître, bénis-nous, ta fille et moi; pardonne-moi et ne me fais pas de reproches. Tes gens ne savent pas ce que c’est que de combattre, je leur ai donné une petite leçon quils n'oublieront pas. Console-toi, tu as pris un bon gendre, tu en chercherais un meilleur dans l'univers que tu ne le trouverais pas. Je ne suis pas un homme de naissance vulgaire, je ne suis pas non plus un lâche, et, si jamais tu avais à me charger de quelques affaires, tu t’assurerais alors quel homme est le gendre que tu possèdes. »

Et le général, levant les mains en haut et dirigeant ses regards vers lorient, rendit grâces à Dieu en ces termes : « Gloire à toi, mon Dieu, à toi qui gouvernes avec une souveraine sagesse les intérêts de chacun de nous. Je te remercie, Seigneur, créateur de toutes choses, de nous avoir donné une preuve de ta miséricorde, car tout s’est accompli conformément à ta volonté, et j'ai pour présent un jeune et valeureux gendre. » Puis, se tournant vers ce dernier, 1l lui dit ceci : « Mon charmant gendre, emmène celle que tu as prise par amour, car, si tu n'avais pas pour elle une affection sans bornes, tu n’aurais pas osé accomplr seul une action pareille. Retournons dans ma demeure, et ne crains rien de mal de ma part, mais faisons nos conventions et célébrons les noces. Dès ce jour, tu recevras comme dot vingt quintaux de pièces anciennes, des vête-

ments d'une valeur de cinq cents livres, des domaines, qui

BASILE DIGENIS AKRITAS.

Kat ταῦτα μὲν ἐπέλαχον τῇ θυγατρί μου μόνῃ, δώσομεν καὶ προτίμησιν τῶν ἄλλων μου παιδίων, ΠΠείσθητί μοι, καλὲ γαμορέ, χαὶ ἐλθὲ πορευθῶμεν ταχέως πρὸς τὸν οἶχόν μου παραμυθίας χάρι, ἴδῃ σε χ᾽ ἣ στρατήγισσα μετὰ μεγάλου πόθου, εὐχαριστήσει χαὶ θεόν, χαὶ χαίρει εἰς τὸν κόσμον, χαὶ χόρην γὰρ ἀφήρπασας χαὶ προῖχα οὐ λαμθάνεις, χαὶ θαυμαστὸν οὐδέν ἐστιν, ἀλλὰ αἰσχύνην ἔχεις. » Εἶτα χαὶ ὁ νεώτερος τῷ στρατηγῷ ἀντέφη ᾿ « ἐγώ, αὐθέντη πενθερέ, ἐπιθυμίαν εἶχον τὴν θυγατέρα σου λαθεῖν διὰ τὸ ταύτης χάλλος, οὐχὶ δὲ πλούτου ἕνεκεν, οὔτε τινῶν χρημάτων, χοὶ ταῦτα. μὲν χαρίζομαι τοῖς γυναικάδελφοίς pou Ὡς τὰ χάλλη ἀρχοῦσί με ἀντὶ πολλὰ προικίων- (Ε 33.) θεὸς γὰρ πλούτου πάροχος καὶ πενίας ὡσαύτως, ταπεινοῖ γὰρ χαὶ ἀνυψοῖ, κατάγει χαὶ ἀνάγει ᾿ μόνον ἂν θέλης, πενθερέ, ποιήσωμεν τοὺς γάμους, ἔλθετε εἰς τὸν οἶκόν μου μετὰ τῶν συγγενῶν σου, ἵνα μᾶς εὐλογήσητε, χαὶ πάλιν νὰ στραφοῦμεν

CINQUIÈME LIVRE. 11 seront pour ma fille d'un rapport immense, avec tous les animaux qui s'y trouvent, et quatre cents primautés; je te donnerai encore quatre-vingts palefreniers, quatorze cuisiniers, autant de boulangers, cent cinquante autres serviteurs, et soixante-dix jolies servantes; des reliquaires d’un grand prix, qui lui viennent de sa mère, et une couronne d'or massif enrichie de pierres précieuses. Tout cela est échu en partage à ma fille seule, et je lui accorderai encore une faveur de plus qu'à mes autres enfants. Obéismoi, mon bon gendre ; viens, allons promptement dans ma maison, pour nous divertir. Mon épouse sera bien aise de te voir, elle rendra grâces à Dieu et sera heureuse en ce monde. Je ne veux pas que tous tes camarades disent que tu as enlevé une fille, mais que tu ne reçois rien en dot; ce ne serait pas une gloire pour toi, mais bien plutôt un déshonneur. »

Le jeune homme dit ensuite au général : « Seigneur beau-père, j'avais le désir de prendre ta fille pour sa beauté, et non à cause de sa fortune et de quelque argent. Je fais cadeau de tout cela à mes beaux-frères. La beauté de leur sœur me tient lieu de beaucoup de dots. Dieu est le dispensateur de la fortune et de la pauvreté ; il élève et abaisse, 1] exalte et humilie ; mais, si telle est ta volonté, beau-père, faisons les noces. Viens avec Les

parents dans ma maison pour nous bénir, et puis nous re-

BASILE DIGENIS AKRITAS.

τ \ ἴδ οι τὴ \ ΠῚ NES εις TOY LOLOY OLXOY μου HAL εἰς τὰ LÔUX μου. »

Xe XX OX x

\ ὃ Ne - CRE “ , ἘΞ « Kat δι᾿ ἡμᾶς ἐπέρχονται, ἵνα ἀπαντηθῶμεν. » IN 1 ct " 5 !

Kai πάλιν ἢ πανεύγενος. ὡς ἤχουσεν, ἐχάρη, \ " ΄ 4 χαὶ TOY d'youpov βλέπουσα τοιούτως παρεχάλει " « αἰσχύνομαι, αὐθέντα μου, ὅτι μόνη τυγχάνω,

EN] - 4 ΟῚ “-“ ? \ cs πῶς τοῦ πατρός μ᾽ οὐχ ἤκουσας στραφῆναι εἰς τὸν οἶκον χαὶ ὁ πατὴρ pou ἄρτι NY μετὰ τῶν ἀδελφῶν μου,

20 Ὁ à ἘΞ / χαὶ πάσῃ μου τῇ γενεᾷ χαὶ λαῷ τῷ ἀπείρῳ ᾿ Où \ ΝΣ {τί ; \ \ Jo À / ΣΙ εἰχον χαὶ τὰς βαΐτζας μου χαὶ τὴν ἐξοπλισίν μου, Ξ \ /

Kat πάλιν ὁ νεώτερος ἀνταπεχρίθη λέγων ᾿

HAL τούτου ἕνεκεν οὐδεὶς ἔχει τι μέμψασθαί σε.» [κ᾿ » 3 “ e ss

ln συρτὰ παρέσυρναν ἀπὸ τῆς ἁρπαγῆς τῆς, ἤσαν ἐχεῖνα πάντερπνα τὰ σελλοχάλινά των, € 3, € \ ἅτινα ἔλαξεν αὐτὸς ὁ Διγενὴς ᾿Αχρίτης,

9 3/ “-- / ὁπότε ἐπολέμησε τοὺς ἄνδρας τοῦ TATPOS τῆς:

1338. εἰδῇ. ᾿χαίρει, — 1341. Après ce vers vient le mot λοίπη. 1349. ἐξόπλησιν. — 1350. ἐρχόμεθα. — 1352. λυπεῖσαι. — 1355. ἕξι 1356. σελοχάλινα.

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