‹ Les exploits de Digénis AkritasChapitre 61 sur 78 · EN · texte numérisé non relu

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AO, εἰ Un ὁ νεώτερος ηὑρέθη ὁ ᾿Ακρίτης,

ou \ \ / 5e 6 “- Ε ᾿Ξ ταῦτα γὰρ τὰ γνωρίσματα ἐχεῖνον βεσαιοῦσι. LE

ΕΒ) \ \ \ -Ὁ - , / “τ / À Ἢ TO γλυχὺ πρὸ τοῦ TUYELV ὀλέσασα τοῦ κάλλους. ὡς δένδρον νεοφύτευτον ἀκαίρως ξηρανθεῖσα. »

1750. βότρυχας. ᾿--- 1759. εἰμί, — 1714. Après ce vers se trouve

cette mention : ἣ ἀρχὴ τοῦ λόγου λοίπη,

SIXIÈME LIVRE. 147 parée de mes parents pour posséder un être bien-aimé dont me voilà privée ! »

Quand la jouvencelle eut ainsi parlé en gémissant et en s’arrachant ses boucles de cheveux, et en se frappant la poitrine, je fis mon possible pour mettre un terme à ses lamentations ; je lui arrachai, non sans difficulté, les mains de ses tresses, et je la consolai en l’engageant à concevoir de meilleures espérances. Je l’interrogeai ensuite pour savoir depuis combien de jours le séducteur l'avait laissée seule en cet endroit.

« Voilà maintenant dix jours, me dit-elle en soupirant de nouveau, que je suis dans ce désert, sans avoir vu, malheureuse que je suis, d'autre visage que le tien et, hier, celui d’un vieillard qui me dit que son fils était en Arabie. Il avait appris mes aventures, et 1] me raconta que, cinq jours auparavant, à Vlattolivadi, un blond jouvenceau, un adolescent à la taille élancée, monté sur une jument, et conduisant un destrier, avait été poursuivi par Mousour, l'épée à la main, et que ce jouvenceau eût été tué sur l'heure, si le jeune Akritas ne se füt trouvé là.

« Ce jeune homme est certainement mon séducteur, les révélations du vieil Arabe ne me permettent pas d’en douter. Quelle est donc mon infortune et mon malheureux sort! Brusquement séparée d’un tel trésor, je perds, sans les avoir goütées, les douceurs de la beauté, desséchée avant le temps comme un arbre nouvellement planté ! »

Lacune.

BASILE DIGENIS AKRITAS.

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Μόνος αὐτὸς ὁ πλάστης μου, ὁ πάροχος ἀνδρείας, , / \ , 2 \ » 4 ἀνταποδώσει σοι πολλὴν ἀνταμοιξὴν ἐν χόσμῳ. » -" ͵ + A ANS Kai πλεῖστα παρεέχᾶλει μοι͵, φιλοῦσα μου τοὺς TOUS * ΣΤΥ / € ” \ nu ἃ “7 « αὐθέντα μου, ὡς ἤκουσα παρὰ τοῦ ᾿Αραδίτου, μὴ τυγχάνῃς ὁ Διγενής, ὃν γηραιὸς μοὶ εἶπεν, ὃς τὸν ἐμὸν ποθούμενον ἔλυσας τοῦ θανάτου :

7 Ἂν αὐδῇ CN] ? - ς ᾽ Ψ Hat, εἰ ἐκεῖνος ἀληθῶς τυγχάνεις ὁ ᾿Αχρίτης, a. 7 4 ᾽ / ᾿ ὃ \ \ , / 7 ἀνάγγειλόν μοι, αὐθέντη μου, διὰ τὸν ἀγουρίτζην ὃν ἐδουλύθη ὁ Μουσοὺρ ἀδίχως θανατῶσαι. »

« Ἐγὼ εἰμί. ἀντέ ὁ τοὺς ἀτάχτους χτείνων γὼ εἰμί͵ PNGX, ὁ τοὺς ἀτάκτους κα ; HAL παρὰ πάντων ἄτρωτος πεφύλαγμαι ἐν μάχῃ ᾿ » \ 9 \ € \ \ ? 7 / ἐγὼ εἰμὶ ὁ τὸν Moucodp ἐνδίκως θανατώσας τὸν ὁδοστάτην τὸν λῃστήν, τὸν τὰς ὁδοὺς κρατοῦντα, ὡς οὐχ ἐτόλμησε ποτὲ ὁδεῦσαι τίς παράπαν" ἐγὼ εἰμὶ ὁ ἐξ αὐτοῦ θανάτου τε χρατήσοαις ὃν ἀγαπᾷς οὐχ οἶδά πως χαὶ ἐπὶ μνήμης φέρεις, / A ᾽ / .} ΩΣ 3 DU φίλτατον τὸν ἀδέόαιον ἐχεῖνον ἐκχαλοῦσα.

AN ἴθι, καὶ πρὸς τὸν αὐτὸν ἐγὼ σὲ ἀπαγάγω, παρασχευάσω τε αὐτὸν τοῦ γαμετὴν λαθεῖν σε, εἰ σέθας ὅλως ἀρνισθῇς αἰσχρῶν τῶν Αἰθιόπων. » Ἥ δὲ -Ὁ ? 7, OU ᾽ - L ë τοῦτο ἀχούσασοι, χαρᾶς ἐμφορηθεῖσα « χύριέ μου, ἀντέφησε, μέγιστε ἀντιλήπτορ, \ Ὁ EU / / à 5 / χαὶ τοῦ λαμπροῦ βαπτίσματος γέγόνα ἐν μεθέξει, πρὶν συναφθῆναι τῷ ἀνδρί , αὐτοῦ μοὶ προσειπόντος᾽ οὐδὲν γὰρ εἶχε δυνατόν, τῷ πόθῳ δουλωθεῖσα, τὰ παο᾽ αὐτοῦ λεγόμενα μὴ ἀγαγεῖν εἰς ἔργον, δι᾿ [ὃν] γονεῖς καὶ συγγενεῖς οὐδὲν προελογίσθην. » 1715. ἀποδόσω. — 1119. ἀρραδίτον. — 1781. ἔλησας. --- 1182, τυγχά-

vnc.— 1189. ἀγουρίτζιν. — 1794. γαμετεῖν. — 1802. Au lieu de ὅν, il y a seulement l'esprit rude et l’accent dans le ms.

ein μὲ te récompenser. Mon créateur, qui est le seul dispensateur du courage, te donnera en ce monde une riche récompense. »

Et elle me suppliait, en m'embrassant les pieds.

« Selon ce que l’Arabe m'a appris, mon maître, ne serais-tu pas Digénis? N’es-tu point celui que le vieillard m'a dit avoir arraché mon bien-aimé à la mort? Et, si tu es vraiment ce fameux Akritas, donne-moi, seigneur, des nouvelles du jeune homme que Mousour voulait tuer injustement. »

« Je suis, lui répondis-je, le tueur d’irréguliers ; c’est moi qui, dans les combats, sais me garder des blessures. C'est moi qui ai donné une juste mort à Mousour, ce brigand, ce voleur, qui occupait les grands chemins que personne n’osait plus parcourir; c’est moi qui ai arraché au trépas celui que (je ne sais comment) tu chéris encore, que tu portes dans ton souvenir, ton bien-aimé que tu accuses d'inconstance. Mais, va, je te conduirai moi-même à lui et je le déciderai à te prendre pour épouse, si tu renonces aux honteuses croyances des Éthiopiens. »

Transportée de joie à ces mots, la jouvencelle me répondit : « Seigneur, mon tout-puissant protecteur, conformément aux prescriptions antérieures de mon mari et avant de m'unir à lui, j'ai reçu le baptème; car, asservie par l'amour, 1l m'était impossible de ne pas exécuter ce que me disait celui pour lequel je n'avais eu aucun souci de mes

proches et de mes parents. »

BASILE DIGENIS AKRITAS.

Ταῦτα. λοιπὸν ὡς ἤκουσα ἐκ στόματος τῆς κόρης, ͵ , \ PE \

ἐζῇπτέ TE τὸν ἔρωτα TAPAVOLOY TE μίξιν \ Ὁ \ DAT » / \ /

᾿ = € EM τ ͵ \ \ / χαὶ τῆς ὁδοῦ οἰχόμεθα τῆς πρὸς τὴν Χαλχογούρναν.

τοῦ ἔρωτος ὁλοσχερῶς ἐμοὶ προσαυξζυνθέντος, \ / A / \ ° / χαὶ πᾶσας [LOU καταλαύὼν μέλεσι τὰς αἰσθήσεις " » / \ “ / ᾽ -"- e = \ EU ἐν χάλλει TE τοὺς ὀφθαλμούς, ἐν τῇ ἀφῇ τᾶς χεῖρας, ͵ EU 3 \ CE / τὸ στόμα τοῖς φιλήμιασι χαὶ ἀχοη τοῖς λόγοις \ δ 4 δ, \ œ πλὴν ἅπαντα γεγόνασιν ὅσχ καχὰ τοῖς ἔργοις, N 99 ΄ ε “δὲ CN 5» / χαὶ ἐμιάνθη ἢ ὁδὸς ἀπὸ τῆς ἀνομίας, ἐκ συνεργείας τοῦ Σατᾶν, ψυχῆς τὸ ἀμελείας ἐχ συνεργείας τοῦ Σατᾶν, ψυχῆς τε ἀμελείας, ΟῚ à \ Je 5 Ok € T4 \ \ »

εἰ χαὶ πολλὰ ἀνθίστατο ἣ κόρη πρὸς τὸ ἔργον, 2 € ν \ ΟΣ \ χαὶ εἰς θεὸν ὁρχίζουσα HAL εἰς εὐχὰς γονέων" - Fr € ? € f / ἀλλ᾽ οὐ ὁ ἀντικείμενος, ὁ σχότους TE προστάτης, ἐχθρός τε χαὶ πολέμιος τοῦ ἡμετέρου γένους, αὐτὸν γὰρ παρεσ(χ)εύοαισε θεὸν ἐπιλαθέσθαι, = 2 , \ “9 \ ε χαὶ τῆς ἀνταποδόσεως τὴν φοδερὰν ἡμέραν > € à D ἐν ἢ πάντα τὰ χρύφιχ πταίσματα φανεροῦνται

Quand j'entendis cela de la bouche de la jouvencelle, il m'entra dans le cœur comme une flamme, qui y alluma avec l'amour le désir d’un criminel commerce. Je chassai d'abord ces pensées d’incontinence, afin de pouvoir peutêtre éviter le péché, mais 1] est évidemment impossible au feu d’épargner l'herbe.

Tandis donc que je conduisais la jeune fille sur mon cheval, faisant route vers Chalcogourna, je ne savais quoi devenir, j'étais tout entier la proie d’un feu ardent; l’amour ne cessait de croître en moi et se glissait par mes membres dans tous mes sens ; dans mes yeux il pénétrait par la beauté, dans mes mains par le toucher, dans ma bouche par les baisers, dans mes oreilles par les paroles. Enfin, grâce à l'intervention de Satan et à la négligence de mon âme, malgré toute la résistance que m’opposa la jeune fille, en me conjurant au nom de Dieu et par les prières de ses parents, un acte des plus coupables fut consommé et la route fut souillée d’un crime. L’ennemi, le prince des ténèbres, l'adversaire acharné de notre race, me fit oublier Dieu et le terrible jour du jugement, où seront révélés, en présence des anges et de tous les hommes, tous Les péchés

cachés.

Comment Akritas conduisit la jouvencelle à son époux.

Arrivés ensuite à Chalcogourna, nous y trouvâmes le

jeune homme qui avait séduit la jouvencelle. C'était le fils

BASILE DIGEÉNIS AKRITAS.

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