‹ Les explosifs modernes: Traité théorique et pratique à l'usage desChapitre 13 sur 51 · LONGUEUR · texte numérisé non relu

LONGUEUR

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Capsules councs . . ""^P*"' * ' * moyen. . . .

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Capsules longues. .) triple ....

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Capsules spécialement fortes

et au-dessus

Toutes ces capsules sont tirées au moyen de mèches quelconques. Nous indiquerons plus loin le mode d'emploi des amorces spéciales et détonateurs pour les sautages de mines simultanées par l'électricité .

Dans tous les cas, le choix de la capsule a une grande importance

et l'on peut dire, d'une manière générale, qtf il y a toujours économie de temps et d'argent à se servir de capsules fortement chargées. De plus, étant donnés deux explosifs de môme qualité, celui qui est enflammé avec la plus forte capsule donne généralement un plus grand effet.

Les capsules et les détonateurs sont livrés aux mineurs dans des petites boîtes en fer-blanc qui en contiennent 100, et celles-ci sont expédiées par caisses de 25,000 et de 50,000.

On prescrit, en Angleterre et en Allemagne, un emballage spécial pour le transport. Les capsules et leurs interstices, ainsi que les espaces compris entre eux et les parois de l'emballage, doivent être remplis de sciure de bois ou matière analogue. Les extrémités des détonateurs doivent porter sur dç la ouate ou toute autre matière douce et élastique. L'emballage intérieur doit être placé dans une autre caisse avec un espace entre les deux, de 75 millimètres au moins, laissé vide ou rempli avec de la sciure de bois, de la paille ou autre substance analogue.

Chargements sous Veav. — Si Ton doit faire sauter une roche sous TeaUjOn perce des trous de mine à l'aide de perforateurs, manœuvres de la surface, puis on place les charges renfermées dans des cartouches de tôle mince munies d'amorces et de conducteure électriques-

Quand on fait usage de charges compactes, comme pour le déblaiement d'un chenal, le sautage d'un navire échoué, etc., on se sert de récipients en tôle à section circulaire ou rectangulaire et d'une capacité suffisante pour contenir la quantité totale d'explosif nécessaire. On peut encore se servir de sacs épais, en toile goudronnée, surtout si l'explosif est une nitrogélatine qui craint 'moins que les dynamites ordinaires l'action de l'humidité.

En général chaque opération sous-marine nécessite des dispositions spéciales, et c'est à l'ingénieur qu'il appartient de choisir celles qui conviennent le mieux dans des circonstances données. Nous donnerons plus loin quelques exemples de sautages sous l'eau, et l'indication générale des mesures pouvant servir de guide.

Dynamites gelées. — Quoique gelée, la dynamite conserve la même

puissance explosive, mais elle est moins sensible au choc et exige par conséquent l'emploi de très-fortes capsules. Elle est peut-être aussi plus dangereuse à manier; aussi préfère-t-on la dégeler avant de la charger dans les trous de mine. Il faut rejeter absolument le mode ordinaire de dégel au bain-marie. Quelle que soit la perfection de l'appareil employé, l'opération est toujours dangereuse ; elle a déjà causé de nombreux accidents qu'il est d'ailleurs facile de comprendre : ils sont dus, en effet, aune élévation de température presque toujours suffisante pour produire l'exsudation de la nitroglycérine. Il suffit bien, comme on l'a dit, de 15 à 20^ de chaleur pour amener le dégel d'une dynamite prise sous une taible épaisseur ; mais dans les circonstances ordinaires et en faisant usage des appareils usuels à dégeler, on est obligé de chauffer pendant très-longtemps pour faire pénétrer la chaleur jusqu'au centre des cartouches. Or les parties externes, qui s'échauffent les premières, se dégèlent presque immédiatement; puis,le contact avec les parois du bain-marie se prolongeant, ces parties déjà dégelées s'échauffent peu à peu et finissent par laisser exsuder la nitroglycérine.

Si l'on ne doit employer que de faibles quantités de dynamite ordinaire, le mieux est de recommander aux mineurs de tenir les cartouches dans leurs poches pendant quelque temps : la chaleur du corps suffit pour les dégeler.

Si l'emploi doit s'en faire par grandes quantités, nous recommandons de renfermer l'approvisionnement journalier dans une chambre quelconque, souterraine ou non, chauffée avec un calorifère, à vapeur ou à air chaud, qu'il est toujours facile d'installer à peu de frais dans les chantiers.

La nitrogélatine et autres explosifs analogues sont, à ce point de vue, moins dangereux que la dynamite ordinaire, car ils peuvent être chauffés impunément jusqu'à 60 et môme 70^ sans crainte d'exsudation de la nitroglycérine. On peut donc les dégeler dans les appareils usuels au bain-marie, ou même en les plongeant pendant quelques minutes dans l'eau chaude .

Les ratés et leurs causes. — Les ratés, aussi bien que les effets in-

complets, sont occasionnés par l'une quelconque des causes suivantes :

P La capsule est trop faible ou ne pénètre pas suffisamment dans la cartouche-amorce ;

2^ Le bout de la mèche ne touche pas le fulminate dans la capsule J

3** La cartouche-amorce ne repose pas sur la charge ;

4^ La mèche est en contact avec la matière explosive ;

ô** La mèche est de mauvaise qualité et s'éteint ou brûle avec une extrême lenteur;

6** Les cartouches de charge rempUssent mal le trou de mine ;

7*» Le bourrage est insuffisant ou mal fait.

Quand, au lieu de faire explosion, l'explosif brûle simplement dans le trou démine, les gaz qui s'en dégagent sont extrêmement malsains et fatigants à respirer.

L'utilisation d'un coup raté demande beaucoup de précautions ; en aucun cas on ne doit permettre aux mineurs d'effectuer le débourrage: cette opération étant des plus périlleuses. Quand on connaît exactement la longueur du bourrage, on peut l'enlever sur quelques centimètres de profondeur et placer une cartouche-amorce dans le vide ainsi dégagé. L'explosion de cette cartouche pourra, dans certains cas, provoquer la détonation de la charge restée intacte au fond du trou.

On peut encore perforer un autre trou de mine dans le voisinage du coup raté; l'explosion provoquée par le nouveau chargement produit la détonation de l'autre . Toutefois il faut toujours préparer ce second coup au-dessus du premier, afin que l'outil de perforation ne soit pas exposé à rencontrer quelque suintement de nitroglycérine provenant de la charge ratée.

Quand on charge un trou.de mine pratiqué dans un terrain humide, il faut presser avec un soin particulier les cartouches les imes sur les autres, de façon que l'eau ne puisse s'interposer et former des couches de séparation qui empêcheraient l'effet de la cartouche-amorce de se communiquer à toute la charge. Cette particularité a déjà causé de nombreux accidents, car la cartouche-amorce, en détonant, produit un bruit assez fort pour laisser croire que toute la charge a fait

explosion, tandis qu'en réalité il est resté une ou plusieurs cartouches intactes au fond du trou. Dans ces circonstances, la perforation d'un trou de mine voisin peut devenir très-dangereuse.

Quand une explosion n'a produit qu'une partie de l'effet attendu^ il faut s'assurer avec beaucoup de soin et de prudence qu'il n'est pas resté d'explosif au fond du trou, et, dans ce but, nettoyer celui-ci avec une baguette en bois. Cette précaution est à recommander spécialement quand on fait usage de dynamite n^ 1.

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