‹ Les explosifs modernes: Traité théorique et pratique à l'usage desChapitre 3 sur 51 · POIDS CORRBSPONDANTS EN MILLIGRAMMES DE · texte numérisé non relu

POIDS CORRBSPONDANTS EN MILLIGRAMMES DE

DIOXYDB

o'azotb

en c. cubes

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ACIDB BY- POAZOTIQUB

ACIDB MITRIQSB

aiTRATB DB POTASSB

KITRATB OB BOUDI

l.TOl

Afin de pouvoir compenser, dans la lecture, la couche liquide par une colonne de mercure, on regarde, après l'essai, si le mercure monte ou 'descend quand on ouvre le robinet.

S'il descend, c'est que la pression était trop forte, on a, dans ce cas, observé un volume trop faible ; si, au contraire, le volume de mercure s'élève, d'un millimètre par exemple, le niveau qu'aurait dû atteindre la colonne de gaz est d'un millimètre au-dessous du niveau observé. Il est facile de faire les corrections.

Celluloses.

La cellulose est la matière qui forme la paroi des jeunes cellules végétales ; on la trouve aussi à l'état de mélange dans les fibres ligneuses. La moelle de sureau, le coton, le lin, le chanvre, le papier non collé, constituent de la cellulose presque pure.

Pour séparer les matières étrangères, on fait bouillir avec une solution de potasse caustique, on lave, puis on épuise successivement par le chlore, l'acide acétique, l'alcool, l'éthej, l'eau, et on fait sécher à 100^ Le produit insoluble qui reste après ces traitements est considéré comme de la cellulose pure. Celle-ci est blanche, solide, diaphane, insoluble dans l'eau froide, l'alcool, Téther et les huiles, d'une densité de 1, 525 et d'une agrégation variable selon sa provenance.

La cellulose sous ses diverses formes, coton, papier, paille, pâte de bois, etc., se combine avec l'acide nitrique à divers degrés de concentration, avec ou sans addition d'acide sulfurique monohydraté, en donnant des produits très-divers qui ont été particulièrement étudiés par M. Vieille (0.

Le maximum de nitrification répond sensiblement à la formule d'une cellulose endécanitrique.

C^8His(AzO^H)*^0^8 c'est le fulmicoton ou coton-poudre,

Avec l'acide azotique répondant à la formule Az 0^ H H- x H 0, et à

la température de 11% on obtient une cellulose décanitrique, c'est-àdire moins riche en acide. C'est encore du coton-poudre.

Puis, à mesure que l'acide est plus étendu, on obtient les différents produits :

Cellulose ennéanilrique.

— octonitrique .

— heptanitrique .

hexanitrique .

— pentanitrique .

— tétranitrique .

C« fl22 (Az 0« H)« 032 C« |l2i (Az 0« H)8 02* Ow H2« ^Az 06 H/ 02^ 0*8 H28 (Az 0« H)« 028

0*8 ||30 (Az 0« IJ)» 030 0*8 1132 (AzOO il/*03S

(1) M. Berthelot donne une étude pailicalière du fulmicoton el des ceiluioses nitrées dans son ouvrage: Sur ia force dea^ matières explosives. T. 11^ p. ^iH,

Les coton-poudres sont insolubles dans l'éther acétique, et presque insolubles dans un mélange d'alcool et d'éther ; les celluloses ennéanitrique, octonitrique et heptanitrique sont solubles dans Téther acétique et dans un mélange d'alcool et d'éther ; les autres sont insolubles.

La cellulose pure ne se colore pas sous l'influence de l'iode, mais eUe prend la coloration bleue l'orsqu'on lui a fait d'abord subir un commencement de désagrégation au moyen de l'acide sulfurique concentré. Ce réactif permet de s'assurer qu'une nitrocellulose ne contient plus de cellulose libre .

On emploie plusieurs celluloses nitrées dans la fabrication des explosifs; elles ont la propriété de retenir la nitroglycérine, et empêchent ainsi ce corps dangereux de suinter hors des cartouches dans lesquelles on enferme les explosifs. ,

D'ailleurs, les nitrocelluloses, qui sont elles-mêmes des explosifs, ajoutent considérablement à la force de la nitroglycérine à laquelle elles sont associées.

Leur maniement est assez dangereux, aussi doit-on les conserver avec 30 ou 35 7o de leur poids en eau ; et, au moment de ^'en servir, on les fait dessécher tout en leur laissant encore de 5 à 8 Vo d'eau.

En indiquant la préparation du fulmicoton, nous ferons connaître également quelques procédés ayant pour but d'obtenir, rapidement et économiquement, les celluloses solubles qui servent à la fabrication de certains explosifs.

Toutefois, il faut remarquer que l'action des fulmicotons sur la nitroglycérine diffère sensiblement de ceUe que produisent les celluloses solubles. Celles-ci agissent, en effet, comme de véritables absorbants ; elles se combinent, pour ainsi dire, avec la nitroglycérine, tandis que les fulmicotons ne forment qu'un simple mélange. Les premières fournissent des produits plastiques : les nitrogélatines ; quant au fulmicoton, il donne de l'élasticité, mais non de la plasticité : telle est la dynamite-gomme.

Carbonate de soude.

Equivalent chimique 53

Chaleur spécifique 0,27

Le carbonate de soude, connu aussi sous les noms de soude et sel de soude, est très-soluble dans leau et insoluble dans Talcool.

Quand on le chauffe, il fond dans son eau de cristallisation ; si on l'abandonne à l'air, il s'effleurit.

On l'emploie dans les fabriques de dynamite pour laver la nitroglycérine et la débarrasser de toutes traces d'acides.

On le fait entrer aussi, quelquefois, dans la composition des explosifs; il a alors un double objet. D'abord il contribue à donner delà sécurité pendant la fabrication, car il neutralise les acides, et en outre il empêche la décomposition spontanée de la nitroglycérine, déCvOmposition qui pourrait se produire quand l'huile explosive a été mal lavée et a gardé quelque petite quantité d'acides. En second lieu, le carbonate de soude, qui se décompose lorsque se produit l'explosion, dégage de l'acide carbonique et augmente de cette manière la force de l'explosif.

Paraffine, ozokérite, stéarine, naphtaline, etc.

Tous ces corps gras, qui sont solides à la température ordinaire, peuvent atténuer sensiblementrhygroscopicité des nitrates employés dans la fabrication des explosifs. Leur effet est purement physique ; ils recouvrent, comme d'un vernis, les grains de nitrate pulvérisé, et les protègent ainsi contre l'humidité atmosphérique ou accidentelle. En outre, ils contribuent à diminuer l'exsudation de la nitroglycérine.

Deztrine.

L'amidon, chauffé entre 160** et 200^, se convertit en dextrine, corps soluble dans l'eau.

Si dans une solution de dextrine on ajoute de l'alcool, la dextrine se précipite en masses floconneuses.

La dextrine est un corps isomérique avec Tamidon, dont il dérive par l'effet d'une simple transposition moléculaire ; leur formule chimique est la même, 0**11*^0*^ ; c'est aussi la formule de la cellulose et des gommes.

La dextrine acquiert, en séchant, une grande dureté.

Elle s'emploie avantageusement dans la fabrication des dynamites à sciure de bois. Elle diminue la capacité absorbante de la sciure qu'elle recouvre comme d'un vernis, et contribue ainsi à donner de la plasticité aux matières explosives.

Elle est encore d'une grande utilité quand l'explosif contient du nitrate de soude ou d'ammoniaque, car elle diminue l'hygroscopicité et assure la bonne conservation du mélange. Mais son emploi est trèsdélicat ; la pratique enseigne qu'il est bon de ne pas dépasser le dosage de 1 à 2 Vo ^^ dextrine, sinon l'on court le risque de faire perdre à la composition une partie de sa force explosive.

Camphre, benzine, acétine, etc.

Les explosifs contenant une forte dose de nitroglycérine ne peuvent pas être employés aux usages militaires à cause de leur grande sensibilité au choc des balles. On a cherché à les rendre insensibles par l'addition de certains corps qui, sans rien enlever de leur force leur permet de résister à la percussion des projectiles. C'est ainsi que le camphre, introduit dans la gélatine explosive, dans la proportion de3 à 5 Vo» l'insensibilise notablement.

On peut encore employer, pour le même objet, la benzine, l'acétine, la binitrobenzine, la triacétine, la nitro naphtaline, l'acide picrique,etc.

L'influence du camphre paraît provenir d'un effet purement mécanique. On sait, en effet, que ce corpâ est très volatil et se vaporise assez rapidement à la température ordinaire. Les vapeurs qu'il émet ont une densité considérable, 3,317; en outre,elles se dégagent comme de véritables tourbillons, à tel point que si l'on jette sur l'eau des

fragments de camphre, ceux-ci s'agitent vivement et prennent un mouvement giratoire. L'expérience suivante est bien connue : si Ton place verticalement dans l'eau un petit bâton de camphre assez long pour qu'une partie puisse rester en dehors du liquide, le camphre imprime à l'eau, par son évaporation, un mouvement de va-et-vient; et le cylindre, au boutd* très-peu de temps, finit par être coupé à la surface de Teau. Dans ces conditions, on comprend que les vapeurs de camphre, qui se dégagent de l'explosif, soient susceptibles d'opposer une certaine résistance, et par suite de leur densité considérable et par l'effet de leur pression d'échappement; elles agissent à la façon d'un coussin élastiqueetamortissentenquelquesortelechocdesballes.

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