PRES
A marée basse, le navire élait resté à découvert dans la souille de la vase... vers neuf heures, le mousse s'aperçut qu'au lieu de le soulever de la souille, la mer montante gagnail jusqu'au niveau du pont, qui allait bientôt étre submergé."
clapier, ensemble de trous où les lapins se retirent dans une garenne; réduit où l'on élève des lapins:
Prends-moi dans ce clapier trois lapins de garenne, Et chez mon procureur porte-les ce matin.”
Fig.
Par le seigneur lui-même, père des belles filles et mari de Babeau, celle terre fut nommée un clapier DERDIRSN
Remarque. En termes de chirurgie, clapier, Sans doute par une métaphore tirée des mœurs du lapin, signifie «sinus ou foyer qui se forme plus ou moins profondément dans des abcès étendus, sur le trajet des fistules».
garenne, lieu de réserve pour la chasse, la pêche, et, spécialement, lieu entouré de murs, de fossés ou de treillages, et peuplé de lapins:
On ne peut tenir rivière en garenne.s’il n'y à titre ou prescription suffisante.“
Le lapin de garenne semble savoir qu'il n’est pas logé et \ se loge; les lapins de clapiers dont on peuple les garennes, se gîtent comme le lièvre; mais, au bout de quelques générations, is commencent à se faire des terriers.°
Î Nouvelliste de Rouen, dans Journal des Débats, 9 avril 1859.
RACINE, Plaideurs, Act. 1, se. 6.
* P.-L. Courier, Gazette du village (Œuvr., éd. 1829, t. I, p. 334).
Cuut. du Nivernois, ch. 16, art. 1 (ap. LITTRÉ).
Bonner, Contempl, de la nat,
Celui-là est de garenne (par allusion aux lapins de garenne), se dit d’un conte ou d'un trait d'esprit dont on raille.
Cf. fabacs en garenne — tabacs en entrepôts.
rabouillere,' terrier que les femelles des lapins creusent à l'écart pour y faire leurs petits:
L’'aigle fondant cruelle et fiere Au sortir de la rabouliere Avoit troussé des lapereaux.°
Fig.
Il n'y à raboulliere en tout mon corps, ou cestuy vin ne furette la soif.”
Cf. Et apres avoir veu licencier une rabouillere de medecins, car ù y en uvoit sept ou huict de plusieurs princes. “
viandeli]s, en termes de vénerie, pâture:
Cy devise comment on puet traire aux bestes rousses et noyres a la revenue de leur viandeis ow mengues.*
Fig. |
Ceste damoiselle voyant que... quelque chose qu’elle fit, son mary ne devenoit pour cela gentil compagnon, delibera de pourchasser son viandis ailleurs."
plume.
Fig. dans des expressions telles que:
Il y a laissé des plumes, de ses plumes (en parlant d'une personne qui a essuyé des pertes en faisant un marché quelconque). |
1 Cf. angl. rabbit.
2 Baïr, Mimes, l. III, f® 16 r°, éd. 1597.
3 Raz., Garg., V, éd. 1b42.
4 CarLoix, Mém., VI, 50, ap. GODEFROY.
5 GasT. PHeBus, Chasse, B. N. 616, 1° 12° (ap. GOoDEFROY, Complém., s. v.).
5 Hist. pit. du prince Krastus, {° 47 r°, éd. 1587.
pre
Avoir des plumes de quelqu'un, lui gagner de l'argent au jeu.
Arracher à quelqu'un une plume de l'aile, une belle plume de l'aile, etc., lui ôter quelque chose de considérable, en tirer quelque profit de manière ou d’autre.
La plus belle plume de l'aile, se dit de ce que quelqu'un possède de plus avantageux.