‹ Les Expressions Figurées d'Origine Cynégétique en FrançaisChapitre 3 sur 18 · END · texte numérisé non relu

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mille, — Gris d'étourneau, se dit, par allusion à la couleur du plumage de l’étourneau, de certain poil de cheval. — Faire la querre en renard — ruser avec son ennemi, — Se retirer à pas de renard, c.-à.-d. lestement et sans bruit. — Regarder en loup, c.-à.-d, méchamment, de travers, — Marcher à pas de loup, c.-à.-d, sans faire de bruit, — L'homme de guerre doit avoir assaut de lévrier, Fuite de loup et défense de sanglier. M. ROLLAND donne, d’après FLEURY DE BELLINGEN, l’explication suivante de ce proverbe: 1° Les lévriers attaquent tout ce qu’on leur montre, 29 Les loups dans leur fuite ménagent leur force et leur respiration avec une rare prudence, 3° Acculé dans une impasse, il faut faire comme les sangliers qui, dans une semblable position, se servent de leurs défenses. — Prendre le lièvre au collet — prendre une affaire du bon côté, donner la solution d'une question, — C'est là que gît le lièvre, c.-à.-d. voilà le fin, le secret d’une affaire; voilà le nœud de la difficulté. — En petite eau souvent on trouve grand bièvre [castor]. — Prendre martre pour renard — se méprendre, se tromper. — Ændormir le mulot — amuser quelqu'un pour le tromper. M. RoLLAND explique ainsi l’origine de cette locution: «Cette expression vient de ce que les oiseaux de proie très friands de mulots exécutent autour d'eux pour les fasciner et les prendre des cercles concentriques

de plus en plus rapprochés», — I! n'est chasse que de vieux chiens, — il n'est châsse que de vieux saints. — Mettre des lévriers à courir après les lièvres d'autrui! — A menteur, menteur et demi. — Vif comme un émouchet. — Joyeux comme un émerillon. — Il estoit gens de corpz, apers qu'esmerillon.? — Devant

trestoz ses conpaingnons Plus affilez qu'esmerillons Vait joster a Polidamas.® — Lors li veist on desrengier Et aqueudre ses anemis Comme li faus fait les pertris.* — Aussi fuient Rollant

1 Proverbe breton.

? Bauduin de Sebourc IL, 441, p. p. Bocoa 1841.

5 Roman de Troie, 23815, p. p. Joux 1870—71.

* Guillaume de Palerne, 2324, p. p. H. MromerantT (Soc. d. anc.

textes, Paris 1876).

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