‹ Les extrêmes: légendeChapitre 16 sur 38 · UNE MAISON DE CAMPAGNE · texte numérisé non relu

UNE MAISON DE CAMPAGNE

vu. II trouvait donc, à cette source, de quoi satisfaire la curiosité qui l'avait attiré dans la grande ville.

Autrefois les chroniqueurs étaient les annalistes de leur temps. Ceux d'ajourd'hui racontent volontiers ce qui n'est pas arrivé; comme les hirondelles rasent le sol afin de recueillir des nouvelles pour leurs petits, les chroniqueurs se mettent en quête de nouvelles vraies ou fausses; ils rasent les boulevards afin de recueillir des nouvelles pour ce qu'on appelait autrefois irrévérencieusement des gobe-mouches, et qu'ils nomment plus poliment leurs abonnés.

Quand le chroniqueur prend la plume, c'est qu'il a fait sa récolte, il a presque fini son ouvrage. Sa vie est contemplative, c'est un miroir où se reflète l'esprit menteur de son temps. Il ne plaît qu'à cette condition.

Pierre Roland travaillait encore, lorsqu'il suivait des yeux avec Pornic la fumée de quelques bons cigares qu'ils brûlaient ensemble en holocauste, en devisant sous les ombrages du feuilletonniste. C'est le calumet de paix qui réchauffe les amitiés nouvelles; ils furent bientôt intimes.

Poraic racontait naïvement à Pierre Roland ses pérégrinations avec Hermaan.

Le chroniqueur trouvait que les insensés dont Bon nouvel ami lui décrivait les travers, étaient tout juste semblables anx gens raisonnables de sa connaissance. Il se proposait donc, à la prt> mière occasion d'approfondir oe mystère. |

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