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Voy. la Berne tmufeafe, dirigée par IL Louis fiôger

avaient brûlé les vignes d'Argenteuil ; c'est un remède qui vaut bien Peau de goudron proposée par notre pauvre malade.

— Celui-ci n'est pas non plus bien dangereux?

— Sans doute, je pourrais, mon cher ami, vous mettre en rapport avec des mécontents plus déplorables, car c'est dans les mécontents que se recrute ma triste clientèle; mais en vérité, je n'aurai pas le courage de vous présenter à celui qui ne peut voir la soutane d'un pauvre curé de campagne sans crier à l'envahissement du clergé, et qui proteste contre la vie claustrale des religieuses, comme si leur servitude n'était pas volontaire. Celui-ci voudrait-il seulement m'entendre, si je lui disais que leur vie est plus heureuse que celle de tant de pauvres égarées, et que leur sacrifice est la providence des pauvres?

— Croyez-vous donc que ces aberrations puissent exercer quelque mauvaise influence sur mon esprit?

— Je ne dis pas cela; mais pourquoi vous affliger de ces tristes spectacles? Je soigne un phi-

l'homme au GOUDRON. 73

losophe qui ne veut plus que l'humanité souffrante soit consolée par le Christ consolateur; un chimiste qui trouve au fond de son creuset l'origine du monde et supprime le Dieu créateur; un autre a fait mieux : il a imprimé cette définition, qui est son dernier mot : Dieu c'est le mal!

— Sont-ils donc dans votre maison de santé ?

demanda Pornic.

— Non, vraiment ; je soigne ces malades à domicile ; mais je me borne à constater leur état, à suivre la marche de leur maladie, sans espérer même les soulager; la voix de la raison pourrait seule les guérir; mais vous l'avez entendu, la moindre objection n'est pas admise.

— Votre mission se borne donc à regarder s'il est temps de les faire enfermer?

— Hélas! répondit le docteur avec confusion, c'est un peu cela. » '

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ff Ma chère mère,

■ Mon oncle Hermann et son ami sont absenta presque toute la journée. Quand j'ai surveillé la maison et fini la tâche de couture que j'ai entreprise pour nies pauvres voisins, comme tu m'en donnais l'exemple, car tu étais habile à tout faire ; quand j'ai fini, je me repose en conversant avec toi.

* J'entends ta voix qui me parle et qui me de-

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« Ma chère mère ?

« Mon oncle Hermann e t son ami sont absenta presque toute la journée. Quand j'ai surveille la maison et fini la tache de couture que j'ai entreprise pour mes pauvres voisins, comme Lu m'en donnais Tesemple, car tu étais habile à tout faire ; quand j'ai fini ? je me repose en conversant avec toi.

a J'entends ta voix qui me parle et qui me de-

mande comment j'ai pu prendre la résolution de paraître dans une assemblée. Moi qui ai vécu si recueillie depuis que tu m'as laissée sur la terre, comment ai-je osé chanter et prendre un rôle dans une comédie?

« C'est parce que celui que tu as envoyé l'a voulu. Mon oncle Hermann a dit que son ami serait très-fâché si je refusais, et alors j'ai obéi.

c Tu penses bien, ma mère, comme je tremblais ! Les personnes avec lesquelles je devais jouer une comédie dans cette maison de santé avaient toutes l'esprit malade. C'était un essai que mon oncle voulait faire pour les distraire et les soulager et, je ne sais pourquoi, il m'avait bien défendu de le dire à son ami; mais moi j'avais peur de devenir un peu folle comme les autres.

« Il y avait bien quelques spectateurs invité*; mais pour moi, il me semblait que je n'avais pas d'autre juge que celui qui, dans ma pensée, était venu en ton nom.

« Le rôle de servante qu'on m'a donné est bien celui qui me convenait; car je suis faite pour obéir. Si l'ami de mon oncle Hermann me

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