‹ Les extrêmes: légendeChapitre 27 sur 38 · LA CHARITÉ · texte numérisé non relu

LA CHARITÉ

mettre en honneur un proverbe encore peu connu : « Charité bien ordonnée commence par les autres. »

Après bien des recherches , Pornic découvrit enfin dans le voisinage de Pierre Durand une habitation et un vaste emplacement favorable à ses desseins ; il commença donc les négociations et il prenait plaisir à ménager cette surprise à ses amis.

vous pas perdu de vue pendant sa longue carrière industrielle. Ceux qui liront le Compte rendu aux clients de $a maison et tes Yœu% du maire d'Uerblaij , deux trèscurieuses brochures imprimées chez Mme Vve Bouchard- Huzard en iBfia, comprendront comment cet ancien ouyrter, devenu chef d'une maison importante, a mérité le prii Montyon et les autres distinctions qui lui ont èlè décernées- Iï y a du Franklin dans cette admirable persévérance pour le bien. Pendant qu'on tient encore la plume, c'est un devoir et un bonheur de proclamer de toi s extrêmes.

U VAHrVM SB I/BMCEKS.

' II y a des natures choisies qui portent en elles un charme et pour ainsi dire un parfum. Ceux qui approchaient d'Héva ressentaient cette influence. Pierre Roland l'étudiait en artiste quand il lui était donné de l'entrevoir ; s'il avait à peindre une candide jeune fille, il se plaisait à analyser cette douce physionomie. Ses mouvements, sa démarche, sa voix, son regard, le calme de ses traits éclairés par de rares sourires, tout en elle était une harmonie.

Le docteur l'observait en silence, et se rendait compte des changements survenus dans son ensemble depuis l'arrivée de son ami. Il était assez connaisseur pour constater une amélioration dans l'état de sa nièce; mais il avait aussi charge d'âme. Il se demandait si le cœur de l'enfant ne serait pas blessé par un sentiment trop vif ou brisé par une désillusion. Il avait bien la ressource de confiner Héva dans sa maison de santé ; en effet sa nièce, qui avait d'abord témoigné de l'aversion pour ce séjour, demandait maintenant à s'y réfugier. Le docteur méditait sur ce revirement inattendu ; il en devinait presque la cause ; il supposait qu'Héva voulait iuir pour ne pas combattre ; mais il aimait les expériences. Il était sans inquiétude sur la réserve et la discrétion de Pornic ; il retenait donc Héva en se moquant douoement de ses caprices de petite fille qui voulait et ne voulait pas, et qui occupait toujours d'elle !

Héva savait-elle ce qu'elle voulait la pauvre enfant? elle vivait au jour le jour, toute troublée par un incident qui sera expliqué par la lettre qu'on va lire.

Page 1