‹ Les extrêmes: légendeChapitre 37 sur 38 · ÉPILOGUE · texte numérisé non relu

ÉPILOGUE

Et vous les oiseaux du ciel , qui chantez si gentiment en faisant vos nids sous les grands bois , pourquoi vous presser? La table n'est pas louée, comme disent les bonnes gens.

Rossignolet, pauvre petit, ne sais-tu pas qu'après le temps des amours tu ne chanteras plus ? Et que deviendrons -nous quand nous n'entendrons plus le chant du rossignol au clair de lune ? Les fêtes du printemps seront donc finies?

Pas si fort, petit enfant qui essayes tes premiers pas et qui t'avances d'une démarche vacillante et mal assurée , comme si tu obéissais encore au balancement de ton berceau; n'abandonne pas trop tôt la main qui te soutient; tu vas tomber, tu tombes et tu pleures.

Pas si fort, jeune homme au cœur pur qui entres si passionnément dans la vie ; modère ton ardeur, ne te livre pas tout entier, n'éteins pas par un mouvement trop violent le flambeau que Dieu a mis dans ta main et qui éclaire ton âme ; ne cueille pas toutes ces fleurs, ne t'enivre pas de tous ces parfums; tu vas tomber, tu tombes et tu pleures!

Pas si fort, vous qui voulez à tout prix la fortune et le succès ; vous qui vous élancez avec tant de furie à la poursuite d'un but qui vous fuit toujours et que quelques-uns seulement pourront

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