‹ Les fables complètesChapitre 11 sur 110 · DE CHARLES- Q VINT · texte numérisé non relu

DE CHARLES- Q VINT

Lassé du trône et de la cour, Jeté par ses eimuis au fond d'un monastère.

Dans ce calme et pieux séjour, Charles-Quint s'ennuyait de n'avoir rien à faire. Il prit pour passe-temps la lime et le ciseau. Celait moins lourd qu'un sceptre ; et de ses mains savantes

Il façonna quatre horloges sonnantes.

Qu'il rangea devant lui sur le même trumeau.

Mais leurs aiguilles discordantes Ne furent pour ses jeux qn'un supplice nouveau. En vain à les régler s'exerçait son génie;

Il les accordait le madn.

Le soir chacune allait suivant sa fantaiiùe.

U y perdit son temps et son latin.

i L'Idée ptcmièce de celte fable e»l due i M. le due de Béni. Il fit cette triite r^eiioi. su moment où H3 piqueuji re|ious5aienl à coup» Je

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Il en prit de l'humeur, et aa maio ud pea rude En éclats à ses pieds fit choir l'un des cadrans. Pardounez-Iui ce péché d'habitude :

Il avait régné quarante ans. Celui-ci fut très-court. Il rit de sa folie, * Hoi (]nî n'ai pn, dil-il, accorder de ma vie

Catholiques et protestants.

Mes ministres, mes lieutenants,

Mon Espagne et ma Germanie,

Entre les œuvres de mes mains.

Insensé, je voudrais établir l'hannonle, Quand Dieu, dont la puissance est, dit-on, infinie, N'a pu mettre d'accord quatre cerveaux humains! > (^laries-Qnint, à ces mots, reprenant son bréviaire.

Se rassit et fit sa prière.

L'art a, depub ce temps, grandement cherainé. Les Breguets ont dbcipliné Leurs créatures mécaniques; Mais des horloges politiques Le Breguet encor n'est pas né.

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