‹ Les fables complètesChapitre 20 sur 110 · LE PAON ET LE ROSSIGNOL · texte numérisé non relu

LE PAON ET LE ROSSIGNOL

• DoDoe-toi des talents, cultive ton esprit, Disait une mère à sa fille ; La beauté paj^se, et, qaand on y survit, Cest par l'esprit encor, par les talents qu'on brille. ■ Hais la fille, à jamais comptant snr sa beauté. Méprisait tout autre avanta^'e.

Dans les eaux du lac argenté.

Dont ses pieds fonlaient le rivage.

Elle admirait avec fierté SoD indolente et belle image.

Un paon suivait ses pas. C'était un favori.

Dont la vanité complaisante Aimait à déployer sous sa maîn caressante L'or et l'azur d'un cou mollement arrondi Et le riche éventail d'une queue éclatante.

■ Oui, disait-elle, oui, mon oiseau chéri.

Rien n'est beau comme toi, ton port et ton plumage.

Quel hAie ailé de ce bocage Oserait se montrer quand tu parais ici 7 >

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