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LES ÉTOILES ET LES FUSEES

Da milieu d'une foule à grands frais amusée.

Vers on ciel dont la unit assombrissait l'azur,

Une pétillante fnsée S'élançait hardiment, et, dans l'espace obscur, Par un sillon de feu sa queue étincelante

Marquait sa ronte triomphante.

Le peuple applaudissait; et dans son fol oi^eil Elle fondait sur ce brillant accueil

Les plus brillantes destinées, S'écriant : ■ Place, place, étoiles surannées I A moi le firmament! vos honneurs sont passés.

Ils n'ont duré que trop d'années.

Cacliex-vous, astres éclipsés. •

Elle éclate à ces mots en vives étincelles.

Et jette dans les airs, tout à coup éclairés Par l'ardenle lueur de ses feux, colorés.

Un groupe d'étoiles nouvelles.

Aux transports d'un peuple enchanté.

Redouble sa folle jactance j Hais l'œil sur tant d'éclat s'est à peine arrêté. Qu'il s'éclipse et s'éteint; le peuple bit silence,

L'air reprend son obscurité;

£t ma fusée évanouie

N'est qu'une baguette noircie, Qui, loin d'atteindre au ttrntament.

S'en vient snr le pavé retomber lourdement Aux pieds de la fuule ébabie.

La gloire suit parfois la vogue et le fracas; Mais son tenople est jonché de bajjuettes brisées; Et l'Olympe est en vain assailli de fusées :

Les étoiles n'en tombent pas.

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