LES DEUX SAULES
Ud saule se plaignait que t'iDJasle nature
D'une main trop avare eût réglé sa stature.
Il s'indignait contre les peupliers.
Acacias et marronniers, Qui, lonchant de plas près à la voûte céleste, Insallaient, disait-i), à sa taille modeste, Dn soleil fécondant lai volaient la chaleur,
Et l'écrasaieot de leur hauteur.
Fatigué de ses doléances.
Un saule pleurenr, son voisin.
Lui répondit : k Mon cher cousin,
Je ne puis plaindre tes souffrances; Car je suis plus petit, et, bien loin d'en gémir,
Je snis prêt k m'en applaudir.
Sais-tu pourquoi je sais me plaire Dans te modeste rang qaî t'a mis en énioip
C'est qne mon front est penché vers la terre.
Et regarde an-dessous de moi; Tandis que vers tes lieux ofi gronde le tonnerre
Tes rameam sont toujours tendus,
El ne regardent qu'au-dessus.
L'aspect de qui te passe arme ta jalousie.
Tu n'y vois que d'heurenx rivaux
Dont la grandeur te blesse et t'humilie.
Je ne vois que des arbrisseaux; Je me mesure à leurs rameaux,
Et jouis de mon sort sans connaître l'envie.
Fais comme moi, si tu le peux, Ami; le secret d'être heureux Est dans cette philosophie. >
FABLE VU