L ARA ET LE CHAT
Un ara qui, pour son plumage, Ponr son air noble et fier, n'avait point de rival. Était d'un vieux garçon le plus cher commensal. Il était vraiment beau; mais ses cris de sanvage
Faisaient un vacarme infernal
Que maudissait le voisinage.
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Ce D'ctait rien encor. Son bec dur et crochu
Déchirait, mettait tout «n pièces :
Heables, linge, papiers, tout était conrondu.
ITimporle, au lieu d'être battu,
Il recevait mille caresses.
Son maître remplaçait ce qu'il avait perdu ;
Et, n'y voyaut que gentillesses,
A tout propos, à tout venant,
Parlait de son oiseau charmant.
Un vieux cbat, qui jadis, en un temps plus pro|Hce.
Avait eu ses jours de faveur.
Et que, pour cet oiseau criard et ravageur, Avait de son patron délaissé le caprice,
S'imagina que, pour le ramener, H n'avait qu'à le-roiner.
Le voilà donc qui se met à l'ouvrage.
Et qui, sur un fauteuil que l'ara bieii-aimé
Avait déjà rudement entamé.
Des griffes et des dents commence son ravage.
Mais de grands coups de fouet et des cris de fureur
Lui font voir sa fatale erreui- ; Et les mots de pendard, de voleur, d'hypocrite.
Qui l'accompagnent dans sa fuite,
Lei rudes coups qu'il a reçus.
Disent à sa douleur extrême
Qu'on souffre tout ce qu'on aime,
Et rien de ce qu'on n'aime plus.
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