‹ Les fables complètesChapitre 63 sur 110 · LÀ JUSTICE DE LÀ FEHMIÉIUB · texte numérisé non relu

LÀ JUSTICE DE LÀ FEHMIÉIUB

Un jeune coq, dont le plumage Jle comptait qu'un printemps et le tiers d'un été, Hais qui rêvait déjà dans sa précocité D'un chef de basse-cour le joyeux apanage, En ennemi public tout à conp transformé.

De tout le sérail emplumé, Du coq r^nant surtout devint la hèle noire.

Meurtri de coups de bec, réduit à se cacher.

Le malheureux ne savait où percher,

Ne pouvait ni manger ni boire, La cause, je l'ignore ; et je ne prclends pas

Expliquer les andpathies.

Les injustices, tes folies

De tous les peuples d'ici-bas.

Je dis le fait ; et quand dans son domaine,

Lasse enfin de voir batailler.

La fermière Tonlnt juger en souveraine

Celte émente de poulailler, Je ne tous dirai p^ que sa juste vengeance Châtia des mutins la brutale insolence :

Ils étaieot en majorité.

Pas nit seul coup de fouet, pas le moindre reproche; Hais pour rétablir l'ordre et la trauquillilé.

L'innocent Tut mis à la broche.

L'équilé, te bon droit sont de beaux titres; mais, Si dame opinion vous est rude et sévère , ' Ne jurez pas de n'éprouver jamais la justice de la fermière.

FABLE XUL

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