LÀ JUSTICE DE LÀ FEHMIÉIUB
Un jeune coq, dont le plumage Jle comptait qu'un printemps et le tiers d'un été, Hais qui rêvait déjà dans sa précocité D'un chef de basse-cour le joyeux apanage, En ennemi public tout à conp transformé.
De tout le sérail emplumé, Du coq r^nant surtout devint la hèle noire.
Meurtri de coups de bec, réduit à se cacher.
Le malheureux ne savait où percher,
Ne pouvait ni manger ni boire, La cause, je l'ignore ; et je ne prclends pas
Expliquer les andpathies.
Les injustices, tes folies
De tous les peuples d'ici-bas.
Je dis le fait ; et quand dans son domaine,
Lasse enfin de voir batailler.
La fermière Tonlnt juger en souveraine
Celte émente de poulailler, Je ne tous dirai p^ que sa juste vengeance Châtia des mutins la brutale insolence :
Ils étaieot en majorité.
Pas nit seul coup de fouet, pas le moindre reproche; Hais pour rétablir l'ordre et la trauquillilé.
L'innocent Tut mis à la broche.
L'équilé, te bon droit sont de beaux titres; mais, Si dame opinion vous est rude et sévère , ' Ne jurez pas de n'éprouver jamais la justice de la fermière.
FABLE XUL