‹ Les fables complètesChapitre 66 sur 110 · LA HOHTAGNB ET LE NUAGE · texte numérisé non relu

LA HOHTAGNB ET LE NUAGE

■ Va-t'en , maudit brouillard dont la sombre épaisseur. D'un voile bnmide et froid m'embrassant tout entière,

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ÎM LIVRE VI.

Du soleil iécondaat me ravit la chaleur;

Je transis sous ton ombi'e, et tu me fais horreur.

Ta-t'eD, rends-moi le àel et sa vive lumière. ■

Au nuage en ces mots la montagne parlait;

Et le Doage répondait :

< Ingrate, tu te plains et m'oses faire injure, Quand moi seul de tes bois j'entretiens la fraîcheur,

Et cette riante verdure, Qui charme et réjouit les yeux ds voyageur.

Sans les eaux qu'en Ion ^cin versent mes flancs huroides, Ce soleil dont mon ombre adouât les rayons, Eût brûlé dès loR|,'temps (es bois et tes gazons; Et tu n'offrirais plus que des rochers arides. ■>

Faisons du bien quand nous pouvons; Mais ne comptons jamais sur la reconnabsance. L'ingrat, pour ^e^quiver, trouve mille raisons. Et trop heureux encor qu'il n'en tire vengeance.

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