LES SINGBS DU CONGO
Las de vivre en républicains, Les singes du Congo, sur les bords du Zaïre,
Se rassemblèrent pour élire Un roi qui désormais réglerait les destins.
Des candidats nombreux prétendaient à l'empire. C'était un des pays oh le moindre goujat Se croit fait ponr régir l'état.
Tout se passa suivant notre coutume.
Caisse à deux clefs, président, scrutateurs, Cabales et solliciteurs.
Bulletins imprimés, bulletins à la plume, Scrutin secret enfin ; et sur mille électeurs. Un pongo qui, parmi les sages.
Passait pour être des meilleurs.
Obtint les deux tiers des suffrages; Et comme en tout pays les vivat, tes bravos Les cris jojenx troublèrent les échos
Du Zaïre et de ses rivages.
Les opposants grognèrent bien un peu
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Mais ils surent cacher leur j«u, Et, quoique grimaciers, composer leurs visages,
Si bien que dés le lendemain, Ils vinrent tous en masse apporter leurs hommages
Aux pieds de l'henreiix souverain.
Tous le félicitaient, protestaient de learzèle. Le proclamaient des rois le plus parfait modèle,
Le désiré, le bien-aimé.
Tous en un mot l'avaient nommé.
Ancun ne prit pour lui les suffrages contraires;
Et le plus fin des adversaires
Dit en raillant que les lutins
Avaient changé les bolletiDS.
On rit, et tout tiil dit, qn'anraît gagné lenr maître
A démêler les mentenrs des amis?
Mieux vaut prendre les gens pour ce qu'ils veulent Jtrf, Que s'en faire des ennemis.