‹ Les fables complètesChapitre 92 sur 110 · LE DESESPOIR ET LE BONBBVR · texte numérisé non relu

LE DESESPOIR ET LE BONBBVR

Désespéré d'une perte cruelle.

Et d'une douleur éternelle.

Craignant de porter le fardeau,

Un homme fut tenté de se jeter à l'eau.

Sauvé par un passant, et mécontent de t'ètre,

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Rameoé malgré lui daos son triste logis,

Il se jette par la fenêtre.

La tringle d'un auvent accroche ses habits;

Et le voisin qui le dégage

Le fait jurer d'être plus sage.

Hais, par sa douleur emporlé.

Il suspend au plafond une double ficelle; Y fait un ntead conlaut, et da haut d'une échelle

Se lance dans l'éternité.

Un clou mal attaché lui sauve encor ta vie, El quand le malheureux retombe sur ses pieds.

Il apprend d'une voix amie

Que sa fortune est rétablie.

Tous ses chagrins sont oubliés; Comme de destinée il change de folie.

Il ne songe plus qu'à jouir, A se rassasier de joie et de plaisir. Et lorsque tout prospère au gré de son envie,

Qu'à ses yeuit tout se peint en bean.

Une attaque d'apoplexie Finit son rêve et le met an tombeau.

Ainsi de nos souhaits la mort se rit sans cesse , Et nons donne en ceci detuc leçons de sagesse.

' Ce sont deux faiblesses de cœur Que de s'abandonner en ses jours de. détresse, Et s'enivrer de son bonheur.

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LÀ LINOTTE, Ll FAUVETTK KT Lil I

Une linotte se plaignait

D'nne faavetie, sa voisine, la fauvette à son tour Ini faisait grise mine.

Tont le quartier s'en affligeait.

Hais de lenr différend la cause était frivole; A les remettre en paix chacun eât pris plaisir ; Et pensait à bon droit que pour y réussir

Il suffisait d'une parole.

Par une sotte pie, et son caquet maudit,

Leur espérance fut détruite.

La linotte eut d'abord sa première visite.

Elle la flatta, la plaignit, Htmtra les sentiments de la pins tendre amie.

Donna tort à son ennemie.

Entretint son humenr, provoqua son dépit.

En tira des plaintes amères.

Ses mots blessants, que sans plus s'arrêter.

Chez la fauvette elle alla répéter

Avec d'indignes commentaires. •

Enfin de rapport en rapport, Tont fut si bieo aigri par sa langue indiscrète.

Que la linotte et la fauvette

Se firent une guerre à mon.

D,niz=rtNGoOylt'

Héfions-Doos de ces médiantes pies, Qui vont de voisin en voisin Ramasser, colporter -caquets et calonmies, Qni se laissent moarir ancun propos malin, A ceox mêmes qu'il blesse aiment à les redire; Et brouilleraient le genre tinmain Pour le seul plaisir de médire.

LBS DSUX CBIUPS.

Deux champs étaient voisins; l'un, depeur des moineanx,

N'avait reça ni labour ni semence.

L'antre, bien cultivé, se résignait d'avance

A nourrir ces pauvres oiseaux, Et de sa charité reçut la récompense.

Il fut couvert d'une riche moisson; Et la part des moineaux largement prélevée, La semence future amplement réservée.

Emplit les greniers du colon ; Tandis que son voisin, délaissé sans culture

Aux caprices de la nature

Par un céleste ch&tîmenl

Fut dévoré par le chiendent.

Ce chfttiniMit fut long. Cette herbe parasiit: Par trois ans de labour fut à peine détruite.

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3tk UVRE IX.

Les moineaux auraient moins coûté.

Eiercez donc ta charité, Diea frappe tôt ou tard de sa juste vjengeance

Qui peut Le faire et s'en dispense.

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