LES ECOLIERS ET LE CHAR A BANCS
Des écoliers, qu'à sa maison des champs Arait menés leur maître en un jour de vacance, Av«ent prescpie épuisé tons les jeux de l'enfance,
Lorsque mes jeunes imprudents, Fort vifs, fort étourdis comme on l'est à cet Age,
Sous nn hangar du voisinage,
Avisèrent un char à bancs.
Sur les bancs de veloars sept ou hmt s'installèrent;
Trois des plus forts au brancard s'attelèrent; Et tiré par devant, par derrière poussé,
Le char à bancs, dans la plaine lancé, A chaque tour de roue augmentant de vitesse.
Roula d'abord sans accidents
Anx joyeux applaudissements
De cette bruyanie jeunesse.
Mais le terrain par degrés incliné
N'offrit bientôt qu'une rapide peut»
Ob, malgré leurs efforts et contre leur attente.
FABLE Vin.
Le char à bancs (ni entraîné.
Jja joie à cet aspect se change en épouvante.
• Ne poussez pas, • criaient ceux de devant; • Ne tirez pas si fort, » criaient ceux de derrière ; Et ceux qui le montaient leur.criaient en pleurant Qu'ils allaient s'engloutir an fond d'une rivière.
Ils disaient vrai, mais il était trop tard.
C'est avant de lancer le char
Qn'il eût fallu le reconnaître.
Il est certaine pente ob l 'homme n'est plus maître
De réprimer un imprudent essor; Et qni livre au hasard et sa vie et son sort Doit s'estimer heureux s'il ne meurt qu'à Bicëtre.
GXRGlNTUi.
J'ai vu Gargantua, vous ne le croirez pas, Mais je l'ai vu vivant et c'est chose certaine, 11 s'en venait à moi par une immense plaine, Armé d'un grand sapin que brandissait son br Et faisant sans la moindre gène Du kilomètre en quatre pas.
Sa cheville en passant m'ayant frôlé la tête. Je poussai de tels crb qu'il s'arrêta soudain,
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