‹ Les fables complètesChapitre 96 sur 110 · LE JOCKO ST LS BABMIIN · texte numérisé non relu

LE JOCKO ST LS BABMIIN

On jo«^o voyageait au pays de Beninj Et pour se nourrir en chemin,

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340 UVBE IX.

Emportait un sac de n Un Babouin l'aborde, et d'un air patelÏB, L'appelle soa ami, loi Tait mille courbettes. Crédule et coaGant, le jocko s'attendrit,

Se laisse prendre au verbiage De qui vante si bien son cceur et son esprit. Lui rend grâce des vœux qu'il fait pour son voyage,

L'invite à son premier repas.

Puis au second, puis au troisième.

L'amour du babouin croissait à chaque pas.

Il jurait au jocko d'être un autre lui-même.

De le suivre jusqu'au trépas.

Mais le sac épuisé, c'est un antre langage.

Mon Babouin se rappelle à l'instant Qu'une affaire pressée, un devoir important

L'appelle dans le voisioage. 11 embrasse à ces mots son ami, son très-cher, Promet de revenir au lever de l'aurore,

Et disparaît comme un éclair.

Mais le jocko l'attend encore.

Fermez la porte à ces éconiiâenrs, A ces amis qui vous tombent des nues.

Méfiez-vous de leurs discours Batteurs,

De leurs figures ingénaes.

Ces bons amis vous resteront.

Tant que nuisettes dureront.

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