V. 30. — Et fait si bien qu'il déracine
Celui de qui la tête au ciel était voisine,
Et dont les pieds touchoientà l'empire des morts.
« Autant que ce grand arbre s'était poussé en haut,
autant semblait-il aAoirjeté en bas do fortes et profondes racines ». ( Hossuet,.Ve>v;^6'?(r l' an (h il ion, 211 , édit. Rebelliaud.)
Ce nipprocheiueiit vaut mieux ({iio toutes les citations do Voltaire données par les éditeurs.
Je plie et ne fOinpa ijos.
Qui ne voudra rompre, qu'il ployé.
(Baïf, Minies^ 44, édit. Blanchemain.)
CONSEIL TENU PARLES RA.TS (l[, 2).
Les soricez tyndrent jadis^ lur parliaiuent [e sei pleindrjiit chest-oii a autre] de iiion] sire Badde, le blanke chat qe ont destruitlor lynage eseafiforcea de eux destruire. « Qe frouis nous » fit un « de sire Badde qe vyrit sur nous privement quant nous sumez a nostre solaz e nous fet les angles quere pur poour de sa venue » ? Fet un : « Nous mettrons un campernole entour son col, [q'il nus puise par ceo garnir, e nus par taunt li honeroums], e par ceo seroms de sa venue garniz. — Com ceo est bien dit « ! fet chescun a autre. Lors tenoms [nus] a tant ; mes purveyoms [dunks meintenant] qi fra ceste chose qe est purvewe » [Chescon de eux s'est escondu]. Touz diseient que le conseil est seyn, mes nul ne voleit mettre la meyn. E Badde s'en ala com avant, e destruit petit e graïuit.
(Nicole Bozon. Contes /tioralisés, 144, A. T.)
Ce sujet a été traité par Eustache Deschamps :
Je treuve qu'entre les souris Ot un merveilleux parlement Contre les chas leurs ennemis, A veoir manière comment Elles vesquissent seurement Sanz demourer en tel débat ; L'une dist lors en arguant :
Qui pendra la sonnette au chat ?
1)1-: LA FONTAINK "IW
Oil/ oonsaulz l'ut coiicliis ol priiis ; Lors se partent eominiineiTieiit.
Une souris du plat pais Les encontre et va demandant Qu'oui a fait : lors vont rospondant Que leur ennemi seront mat :
Sonnette aront ou coul pendant.
Qui pendra la sonnette ou chat ?
« C'est le plus fort, » dit un rat gris. Elle demande saigement Par qui sera cilz fais fournis.
Lors s'en va cliascune excusant :
11 n'y ot point d'exécutant, S'en va leur besongne de plat ; Bien fut dit, mais, au demourant Qui pandra la sonnette au chat ?
(Œuv., 1, 151, A. T.)
Dans une autre ballade qui a pour titre : « Le conseil ne suffit pas, il faut C exécution », le même poète fait encore allusion à cette fable :
Car au conseil, mais qu'ilz soient oys, Scevent monstrer tout ce qui serait bon, Mais il convient, comme dist la souris, Vir qui pandra la cloquette au mynon.
C'est trop bien dit, pour quoy ne le fait-on ?
{Œav., V, 389, A. T.)