V. li. — L'animal aux tèles frivoles, etc
Les allusions au « bellua multorum es capitiim» d'Horace sont fréquentes auXVI" siècle:
Dy moy (car tu sçais tout) comme doy-je
[complaire.
A ce monstre testu divers en jugement.
(Ronsard, I, 147, bibl. elz.)
Ce monstre testu, Ce peuple qui ressemble à la beste de Lerne.
(Du Bellay, Les regrets, 109, Liseux.)
Les abus qui se commettent ordinairement en ce monde, opiniastrement aj^prouvées par ce monstre testu.
(De la Porte, epistre en tête des dialogues de Tahureau.)
Cette grande beste populaire...., croiant tout soudain aux plus volages et legieres paroles.
(Tahureau, Dialogues, 63, Conscience.')
Tu es, peuple, tu es la plus grande des bestes; Une muable empuse, un monstre a plusieurs
[testes.
(Vauq. de La Fresnaye, Œnr., 1. 140, Travers.)
DK LA l'ONTAINK 125
LK RAT ET l/lll'ITl{K (VIII, 9).
La locution (( se faire savant jnsques aux dents » (V. 20) a été aussi employée avant La Fontaine par Du Lorens :
Mon père pour cela m'envoyait à l'escole D'un curé qui n'estoit au roolle des pedans, Etc'estluiqui m'a fait scavantjusques aux dens
{Premières Satires, 109, Jouaust.) Et par Scarron:
Vous en qui la sagesse abonde, Vous enfin savant jusqif/aiix dents.
( Vlrfj. Travesti, IIL p. 108, édit. A'ictor Fournel.)
l'ours et l"amateur des jardins (VIII, 10).